10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:30

Papa, cela fait dix-huit ans, que tu nous as laissées, aussi, j'ai envie de m'asseoir là, à tes pieds, pour te raconter:

 

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Souviens toi, je me blottissais en tes bras, ma tête contre ton coeur et bien souvent tu me racontais, La France:

 


-celle de mes grands-pères, dans les tranchées de 14-18 et les têtes d' obus transformées en encrier;

-celle de ton enfance et de tes cerfs-volants;

-celle de la guerre de 39-45 où tu fus fait prisonnier et envoyé à Dresde et ses environs; 

-celle de ta résistance en devenant interprète, ayant ainsi accès aux précieux renseignements; car derrière ton grand sourire et tes yeux rieurs se cachait un redoutable observateur, l'ennemi lui, te prenait pour un grand naïf! tu en ris encore, j'en suis certaine.

De la guerre, tu ne m'as jamais conté les horreurs, préservant mes oreilles de petite fille, mais tu m'as appris à m'oublier pour ce pays, tu m'as communiqué ton amour pour sa liberté de pensée, d'être, de vivre.

-celle de la guerre d'Algérie durant laquelle je suis née et qui te valut le surnom de "chibani" car tu étais le plus vieux de l'escadron.

-celle de De Gaulle et ton admiration, ton respect, pour ce général qui conduisit le peuple à la victoire, disais tu .

Je ne t'ai vu pleurer ouvertement devant moi, que le jour où tu appris sa mort, même ma main dans la tienne ne te consolait pas.

Lorsque tu n'étais pas en déplacement, tu venais me border, instant magique, trop rare cependant, pour la petite fille que j'étais; Au creux de l'oreille, tu me murmurais ceci:

" Minège, songe toujours aux priorités de ta vie, mon coeur; tout d'abord, il y a ton Pays, notre patrie, puis viennent ta Région, ta Ville, ton Quartier,  ta Rue, ton Escalier, ton Voisin, ta Famille proche et s'il te reste encore du temps pour te sauver toi, alors fonce mon amour, le devoir n'attend pas, La France a besoin de tes bras, bisous, fais de beaux rêves, mon ange".

Aujourd'hui, papa, notre patrie souffre, s'épuise, se disloque, s'étiole; elle est méconnaissable :

- mes bras ne suffisent pas à la relever,

- ma voix n'a pas trouvé l' écho nécessaire à la faire se réveiller,

- mes yeux cherchent en vain la reconnaissance de ses couleurs,

- mon coeur bat à tout rompre, la patrie est en danger......

 

 


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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 13:19

Quinze jours se sont écoulés depuis le premier passage de cet ouragan en mon échoppe.

 

Étonnamment depuis la mise en ligne des vidéos le calme régnait en la boutique et je pouvais enfin faire mon travail.

Mais c'était sans compter sur l'acharnement de certaines communautés.

Je les vois arriver avec leurs gros sabots et leur racisme!

ils ont inventé un nouveau slogan:

" elle n'ouvre pas la porte aux gens de couleur car elle est  raciste".

 

Tout ceci me fait songer aux mouches en été..elles ne servent à rien, vous tournent autour, vous harcelant sans cesse! 

Si cela, ce n'est pas la face cachée du "mur des cons" , cela y ressemble, non!

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 12:50

Cela dure depuis trois jours .......

Cela prend des proportions indiscutables........

Cela se définit comme du harcèlement physique et moral......

Cela se passe sur mon lieu de travail........

Cela se nomme aussi de l'incitation à la haine .........

Premier jour:

- Sept heures du matin, j'allais ouvrir l'échoppe, un homme se présente, devant la porte, frotte son entrejambe sur la vitre, les deux mains vissées dans ses poches; je ne lui ouvre pas; il part en vociférant des menaces!

- Dix-huit heures, une jeune femme semble vouloir choisir une carte d'anniversaire; au bout de quelques secondes, elle renverse une partie du présentoir...juste pour le fun; elle sort rapidement de la boutique, passe un coup de fil, puis me fait le geste qui tue:


Deuxième jour:


Un habitué du cafè l'Aviatic et aussi l'un de mes clients de ce fait, grand joueur devant l'éternel, se met à demander de l'argent en l'échoppe aux clients présents. La première a subir l'assaut est une jeune fille qui panique un peu, ne s'attendant pas à voir une main se glisser à deux centimètres de son porte monnaie ouvert. Je m'interpose de façon à ce que mes clients ne soient pas importunés; il en va de ma responsabilité. La parole "du Bonnet Rouge" se lâche, tel un cri de guerre, un cri de ralliement "elle est raciste".

 

 

 

Troisième jour:


Le "Bonnet Rouge" revient à la charge, il veut son journal, il tente de forcer le passage, sauf que désormais je ne le veux plus dans la boutique. Cette dernière, devant à mes yeux, rester un lieu convivial, ouvert à la culture, aux échanges et non à la mendicité et à la violence.

 



Je fais donc barrage et là, telle une nuée de moineaux, ils déboulent, les autres, ceux qui se sont déjà faits exclure de la librairie, pour non respect des règles du bien vivre ensemble; ils se regroupent pour médire, voire plus, chaque jour, au café L'Aviatic. Un lieu où visiblement entretenir la haine à mon encontre est un passe-temps comme un autre car il faut bien occuper les journées, non!

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


Persécuter la femme blanche, folle et raciste de surcroît, cela fait de vous un homme, c'est évident!


Toujours est-il que ce petit manège bloque l'activité de mon commerce durant de longues minutes, faisant fuir les autres clients. 

Sans doute la nouvelle stratégie adoptée par ces vautours pour me faire déguerpir au plus vite. Il leur est permis de rêver et d'espérer, comme il m'est permis de m'exprimer librement sur la réalité de mon vécu.

Un futur candidat aux municipales a cru même bon de me conseiller " de retirer ma lettre ouverte à Marine Le Pen, celle-ci pouvant me conduire à trop risquer ma peau" Quelle aide suprême...mais mon cher Monsieur, cela fait neuf ans que je la risque, sans que visiblement, cela ne vous émeuve le moins du monde officiellement. Il est vrai que moi, je ne cherche pas de voix pour me faire élire, je n'annonce pas ma candidature sur "Beur FM", je désire juste exercer mon métier en paix dans ma ville.

J'ai été fort surprise de n'être protégée que par une jeune femme de la police municipale, très dévouée d'ailleurs, malgré l'attroupement; le reste de la patrouille devait sans doute changer les piles de leurs montres à moins que les effectifs ne soient restreints en ce jour de marché. 

Tout est donc possible en ma commune, sauf une chose pour moi :

                         "Vivre et Travailler en Paix au Bourget"




 

 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 17:52

Un après- midi de 1er mai, désemparée, j'ai lancé un SOS, celui d'une fille du peuple en détresse via une lettre ouverte: 

 

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Depuis, elle est sur le site "Boulevard Voltaire":

 

 

 

 

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http://www.bvoltaire.fr/marieneigesardin/chere-marine-ne-moublie-pas,21228

Merci à toute l'équipe pour ce soutien et cette présence à mes côtés.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:44

Je dédicace presque toujours mon livre par cette phrase:

              "Pour que demain soit un jour heureux et lumineux".

Secrètement, j'ai souvent rêvé que mon témoignage vienne caresser les souffrances de chaque victime, par n'importe quel moyen où qu'elle soit.

               A la croisée des chemins, une rencontre:

Francine Bergé de la Comédie Française; elle va devenir la voix de cet espoir, au coeur d'une France que je chérie tant et tant.

J'espère que mon voeu va aboutir, car nous entrons dans une ère où nos combats spirituels, politiques et sociaux doivent investir la culture; ils commencent déjà à le faire un peu et c'est le signe de la pénétration de la lumière.

 


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Quel merveilleux signe des cieux que celui de me retrouver aux cotés de "L'Etranger de Camus" ......

Ceux ayant lu mon livre le comprendront, les autres, il vous reste à le découvrir!

                                            Merci la vie.

  http://festivaltheatre-figeac.com/spectacles/48/francine-berge-lit-le-destin-dune-femme/

http://www.tourisme-lot.com/fr/0/12/1/FMAMIP046V50AQDU/sit/detail

 

http://festivaltheatre-figeac.com/spectacles/

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:22

 

 

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Alfred Vierling » en françaisin het Nederlands » Leven en Werken in een Parijse Buitenwijk; La Vie et La Vocation dans la Banlieue de Paris.

Leven en Werken in een Parijse Buitenwijk; La Vie et La Vocation dans la Banlieue de Paris.

Leven en werken in een Parijse buitenwijk
banlieue
27 keer overvallen in de hel die ‘banlieue’ heet

overgenomen van http://nieuws.thepostonline.nl/2013/04/16/leven-en-werken-in-een-parijse-buitenwijk/

door Sjors Remmerswaal: 16-04-2013 13:01 uur
La traduction française par Alfred Vierling apres le texte néerlandais.

Ongeveer een maand geleden waren we Parijs en enkele van de omliggende buitenwijken tijdens een korte vakantie. We brachten ook een bezoek aan een buitenwijk van Parijs met de naam Le Bourget, waar mevrouw Marie-Neige Sardin woont en leeft. Zij baat daar een boekhandel uit en doet dit al vanaf 1978. Hoewel het toch meer lijkt op wat wij kennen als een uitgebreide sigarenwinkel met een aantal tijdschriften en kranten liggen er ook klassieke Franse boeken van bekende schrijvers als Rousseau, Voltaire en Balzac.

Ze promoot Franse schrijvers en verkoopt daar literatuur uit het land zelf en ziet dit naast de klassieke functie van de sigarenboer, een ontmoetingsplek van de buurt, ook als een manier om een stukje cultuur en kennis te verspreiden. Maar het gaat niet zo goed met haar boekhandel, want ze is in de afgelopen zeven jaar maarliefst 26 keer overvallen. Over die ervaringen heeft zij een boek geschreven: Celle qui dit non (‘Zij die nee zei’).

Radicale verandering

De buitenwijk ten noorden van Parijs, op ongeveer 10 kilometer afstand van Montmarte, waar de schrijfster is opgegroeid, is de afgelopen jaren nogal veranderd. Zelf vat zij dit in haar boek als volgt samen:

“Het is geen lichte verandering die zich hier heeft afgespeeld, maar een radicale wijziging. De straten, eens bestaande uit kleine toegankelijke huisjes, die mijn ouders deden dromen, zijn vandaag nauwelijks veilig, en zelfs gevaarlijk. Mensen zoals ik, die hebben geweigerd loyaal te zijn aan de jongerenbendes die de wetten voorschrijven en totaal ongestraft blijven, leven volledig afgesloten en bewegen zo min mogelijk. De notabelen echter hebben de stad inmiddels verlaten. Men kan ze wat dat betreft begrijpen.”

U begrijpt dat de veroorzakers van deze problemen, de vervelende jongeren zijn. Ze staan ook wel bekend als hangjongeren of probleemjongeren. In Parijs en vooral in de buitenwijken (de bekende ‘banlieues’) zijn daar tallozen van.
‘Gevoelige’ gebieden

In rapportages van de Chinese, Japanse en Russische televisie, die onbekend zijn met politieke correctheid, spreekt men over invloed van de islam en de grote aanwezigheid van Afrikanen. Maar de Nederlandse media, in de zeldzame rapportages die ze maken, noemen het slechts “jongeren die het moeilijk hebben.”

Vandaar ook dat de werkelijke situatie in de Franse wijken nauwelijks bij ons bekend is. Inmiddels zijn er in Frankrijk al honderden ‘gevoelige’ gebieden: delen van Frankrijk die de politie heeft overgelaten aan de bendes.

Zakkenrollers in het Louvre

Zo zijn dus Frankrijk, en Parijs, snel aan het veranderen. De media laten echter nog altijd vooral het positieve zien. Zo kennen we vooral de verhalen over geslaagde migranten, de gezellige culturele trekpleisters die in reisbladen worden beschreven en “de leuke multiculturele buurtjes” die in de dagbladen naar voren komen.

Maar zelfs het bekende kunstpaleis het Louvre, dat midden in het centrum van Parijs ligt, heeft inmiddels met overlast te kampen en moest zelfs enkele dagen sluiten.
Groepsverkrachtingen

Het verhaal van de schrijfster is echter veel ernstiger. De zesentwintig overvallen zijn niet zomaar kleine gebeurtenissen, maar bestaan uit zware fysieke mishandelingen, bespuwingen, het slopen van haar zaak en zelfs een groepsverkrachting. Alsof dat allemaal niet ernstig genoeg is, komen daar nog de reacties van de plaatselijke autoriteiten bij. Althans: er komen nauwelijsk reacties want de autoriteiten doen maar weinig. Die autoriteiten trekken liever haar verhalen in twijfel of geven aan dat ze “maar beter uit de wijk kan vertrekken”.

De daders worden zelden gestraft en kunnen dus overal mee wegkomen. Er is altijd wel weer wat: camera’s die plots niets gefilmd blijken te hebben, getuigen die zich uit angst terugtrekken en een overheid die de bewoners aan hun lot overlaat.
Extreem geweld

Ook brieven naar hogere personen in het staatsapparaat zoals de Minister-president lijken niet te helpen. Slechts nadat ze de hulp van enkele persorganen heeft ingeroepen krijgt haar verhaal enige aandacht. Met als gevolg dat de controle en bewaking van de lokale politie iets wordt opgevoerd.

In haar boek beschrijft ze enkele overvallen en de extreme gewelddadigheid daarvan is veelzeggend. Groepen jongeren die binnenvallen, een aanwezige klant met zijn twee kinderen en de eigenaresse met traangas bespuiten, haar vervolgens nog een paar klappen verkopen, om uiteindelijk de kas en wat waardevolle spullen mee te nemen. Of die keer dat in de straat waar ze loopt een scooter voorbijkomt en ze “een lasso om haar nek krijgt” waarmee ze haar enkele meters door de straat sleuren.
Feiten gebagatelliseerd

Zeer ernstige verhalen dus. Het is echter opvallend hoe opzichtig ze telkens wordt verraden door een intellectuele bovenlaag die enkel met het eigen belang bezig is. Ze klagen over de populisten die verkeerde opvattingen hebben en vinden dat de immigranten slecht behandeld worden. Daarbij laten ze voortdurend weten hoe blij ze worden van zoveel gezellig nieuwe culturen en nieuwe mensen in het land, maar zelf verkiezen ze om in de bijna geheel blanke en goed beveiligde binnenstad van Parijs te wonen. En onderwijl steken ze geen vinger uit en slaan ze zelfs verwijtende taal uit naar hun medeburgers die elke dag met dergelijke intimidatie moet zien te leven.

Het meerdeel van de Franse pers schrijft in bedekte termen over de buitenwijken van de grote steden. De aard van de feiten wordt gebagatelliseerd en de afkomst van de personen wordt altijd verzwegen.
‘Dood in mijn winkel’

Het is moeilijk in te zien hoe dit verhaal van de moedige boekhandelaar in Le Bourget zal aflopen, maar zelf schrijft ze in haar boek dat ze denkt “op een dag dood in haar winkel te worden aangetroffen”.

Ze schrijft zich nergens meer veilig te voelen, “noch bij mij thuis, noch in de boekhandel, noch op de straat”.

@SjorsRemmerswaal.

banlieue-

La Vie et La Vocation dans une ville de banlieue parisienne

Il y a environ un mois , j’ai visité avec quelques copains Paris et quelques-unes des banlieues au cours d’un bref séjour. Nous avons passé une visite de solidarité dans une de ces communes de banlieue Parisienne, notamment Le Bourget où Marie-Neige Sardin mène sa vie en exploitant une librairie. Il s’agît plutôt d’ un petit commerce de proximité où l’ on vend un certain nombre de magazines et de journaux mais aussi de la littérature classique en format poche avec des écrivains célèbres comme Rousseau, Voltaire et Balzac.

Elle promeut la vente des écrivains français et la littérature de son pays et conçoit sa petite librairie comme un endroit de rencontre du quartier; servant également à la diffusion de la culture et des connaissances. Mais son sort et sa librairie ne vont pas bien ayant été victime de 26 cambriolages dans les sept dernières années, elle a écrit un livre sur son expérience ‘Celle qui dit non.’ « (1)

Cette banlieue au nord de Paris, à environ 10 km de Montmartre, où elle a grandi a beaucoup changé et elle résume cet altération ainsi:

Ce n’est pas un léger changement qui s’est produit ici, mais un changement radical. Les rues, une fois constitués de petites maisons accessibles, dont mes parents ne pouvaient qu’ en rêver sont aujourd’hui pratiquement trop dangereuses pour y parcourir. Ceux qui, comme moi, ont refusé d’être fidèle aux gangs de jeunes qui y prescrivent les lois et ça en impunité totale, vivent en s’ enfermant, en ne sortissant qu’ au moins que possible. Les notables ont quitté la ville. On les comprend. (1)

On vous fait croire que ces problèmes sont causés par des jeunes qui s’ ennuient et qui traînassent ,obnubilés par leurs propres problèmes. A Paris, et surtout dans les banlieues notoires, leur nombre est incalculable. Dans les rapports télévisés chinois, japonais et russes (2)
qui ignorent le politiquement correct, on parle sans ambages de l’influence de l’Islam et de la forte présence des Africains, mais les média néerlandais dans leurs rares rapports s’ obstinent à faire référence aux jeunes défavorisés. D’où l’ ignorance totale de la situation dans les quartiers notoires en France. Mi-temps , en France, il existe déjà de centaines de zones «sensibles», abandonnées par la police aux mains de bandes. (4)

Ainsi la France et Paris sont-elles en train de s’altérer. On exalte les histoires de succès de certains immigrants; on fait valoir les attractions animées des quartiers multiculturels dont la convivialité et l’ ambition sont relevées par les magazines. Pourtant le palais du Louvre, le musée d’art le plus renommé situé au centre de la ville lui aussi est confronté aux problèmes et se voit obligé de fermer la porte pendant quelques jours (3)

Mais l’histoire de cette femme est beaucoup plus grave. Les 26 cambriolages ne font pas seulement de petits chocs, mais se composent de graves sévices physiques, projection d’acide sur le corps ; la démolition de sa librairie et en comble de misère, elle devient victime d’un viol collectif. Comme si tout cela n’était pas déjà assez mauvais, s’y ajoutent les commentaires des autorités locales, qui ensuite se solidifient en presqu’ immobilisme ou pire qui mettent en doute ses histoires et qui plus est lui suggèrent qu’ il vaille mieux partir pour de bon.

En outre, les auteurs ne sont jamais punis et l’ échappent belle. Les caméras qui tout d’un coup ri’ ont rien enregistré, les témoins qui se retirent par crainte et un gouvernement qui l’ abandonne à son sort. S’y ajoutent les lettres à des personnes hautement placées dans l’appareil d’Etat, comme le premier-ministre restant sans résultat que ne puisse lui attribuer que l’attention à son sujet prêtée par quelques journaux suite de ses invocations acharnées; dont s’ ensuite enfin le contrôle et la surveillance de la police locale légèrement augmentée.

Elle décrit dans son livre plusieurs braquages, dont la grossièreté en dit long. Les jeunes l’ envahissent et la pulvérisent avec du gaz lacrymogène elle-même mais aussi un homme avec deux enfants tous présent par hasard; puis lui lancent quelques coups de poing et volent ensuite l’argent et quelques objets de valeur. Ou une autre fois dans la rue un scooter l’ attrape et lui passe un lasso autour de son cou; elle sera la, traînée quelques mètres tout au long de la rue.

Très sérieux donc tout ça , cependant, il est beaucoup plus frappant de constater qu’ elle est trahie par une élite intellectuelle qui s’ occupe exclusivement de son propre intérêt. Ils se plaignent du populisme propageant des idées fausses et s’ obstinent à s’ imaginer que ce sont plutôt les immigrés qui seraient les mal traités. Il soulèvent les gémissements joyeux à la pensée de tant de belles nouvelles cultures et de nouvelles personnes dans le pays, mais eux-mêmes préfèrent élire domicile dans les quartiers entièrement blancs et bien protégés de Paris sans pour autant s’ abstenir de montrer du doigt ou même lancer des reproches vers les Européens quotidiennement exposés à de telles intimidations.

La quasi-totalité de la presse française (et néerlandaise) pratique un camouflage verbal dans l’accomplissement des commentaires sur la périphérie des grandes villes. La nature des faits est minimisée; les origines des personnes cachées. Il est difficile de voir comment cette histoire de la courageuse libraire du Bourget aboutira, elle écrit craindre elle-même d’etre trouvée un jour morte dans sa boutique. Ce crie de cœur révèle qu’elle ne se sent jamais en sécurité ni chez elle ni dans la librairie ni dans la rue.” (1)

Sjors Remmerswaal

Sources:
(1) Livre: Celle qui présente non – Marie-Neige Sardin, Editions L’oeuvre Octobre 2011
(2) http://www.buzzmoica.fr/video/quand-la-tele-russe-parle-de-paris–36180
(3)
(4) http://sig.ville.gouv.fr/Atlas/ZUS/
Expression Libre: http://m.neige.free.fr et http://le-bourget.over-blog.com/

http://www.alfredvierling.com/?p=2979

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:01

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Sans doute ont-ils dans l'idée de me pourrir la vie jusqu'à plus soif!

Sans doute nourrissent-ils l'espoir non dissimulé de me voir abandonner l'échoppe au plus vite!

Sans doute se croient-ils, à juste titre, intouchables!

Sans doute fomentent-ils au coin des bars, attisant les haines à mon encontre!

Sans doute enveniment-ils chaque jour un peu plus ma situation de dernière libraire française, véhiculant une culture qu'ils exècrent au plus haut degrés!

Sans doute sont-ils certains de leur bon droit, que dis-je de leur devoir à me faire descendre du trottoir et baisser les yeux!

Sans doute se croient-ils tout permis pour me détruire physiquement, moralement!

Sans doute considèrent-ils que je n'ai plus ma place, en mon commerce implanté sur la commune depuis soixante-dix-ans et tenu par la famille Sardin depuis trente-cinq ans!

Sans doute est-ce, pour toutes ces raisons, qu' en ce mardi matin, un peu avant huit heures, je me suis retrouvée au rang d'une chienne que l'on bat à coup de journal, de gifles pour la faire se soumettre et baisser les yeux.

Une déflagration d' insultes, de menaces qui ébranle fortement la victime que je suis; une peur panique qui m'envahit encore et encore, toujours plus profondément, me tétanisant le cerveau bloqué en mode survie.

Les heures suivantes, je n'existe plus, mon coeur hurle à la mort, appelant à l'aide dans un silence assourdissant; en ce brouillard total je me sens telle une louve à la recherche de sa meute. 

 

 


 


                       

 C'était un client ordinaire, pour un jour normal!


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:24

Les bourgetins et moi même sommes excédés par un tel débarquement tous les ans à Pâques:

 

 


 

 

 

 

Propagande .........A venir:


- Le salon de la sharia!

- La boutique du caillou lapidaire où des formations du lancer sont disponibles sur place!

- Concours de Miss Slave 2014!

- Cours d'immigration 101; le thème cette année:

" Comment emburkatiser une gonzesse après l'avoir manipulée émotivement".

- Appel à détruire toutes les pyramides et pour commencer celle du Louvre!

- Gratuité pour tous ceux qui ont le cul sur le pétrole, les mains pleines de sang.

- Crèche coranique ouverte car en France et plus particulièrement Al bourget, il est désormais formidable d'être fondamentaliste!

- Concours de lapidation d'infidèles coptes spécialement importés d'Egypte( premier prix: un voyage à la mecque, tous frais payés)!

- Pour vous messieurs, une aubaine avec la possibilité de faire le choix de vos futures épouses parmi les fillettes arrivant des camps syriens!


 

 

 

 

 

BON SALON!!! 


 

"Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais."

Céline (Voyage au bout de la nuit)

                                                       

 

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:24

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Il est des jours où partir loin de tout serait sans doute une activité saine pour ma survie et mon "bien vivre seule".

Sauf que voilà, je fais ce que je veux, chez Moi, dans ma Ville et dans mon Pays; nul ne m'imposera jamais sa loi et encore moins sa religion.


Il est donc fort mal venu de venir me faire des menaces, des pressions, de l'intimidation en l'échoppe pour que je disculpe un agresseur dont le procés civil aura lieu dans quelques semaines.

 

Il est tout aussi inutile de prendre la boutique comme point de livraisons pour vos colis dans le but de me faire une embrouille et tenter de gagner de l'argent sur mon dos ensuite en allant porter plainte pour des propos racistes .



 

La moutarde m'étant plus que montée au nez, vous assumerez vos propos sans moi car je n'hésiterai jamais à les rendre publics désormais; ils montrent au peuple cette face cachée du "bien vivre ensemble" où vous jouez à "fais moi peur".

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 17:47

Tout doucement, envie de changer l'atmosphère, l'attitude.

Tout simplement, arrêter les minutes supplémentaires qui font de ma vie un enfer.

Je l'espérais encore mais plus vraiment.

Tout doucement sortir de leur haine et de leurs griffes.

Tout simplement, changer de peau oublier toutes les blessures.

Fermer les yeux, se sentir de nouveau autrement.

Tout doucement, les aiguilles tournent mais ce ne sont pas celles du temps qui passe.

Presque en silence quand on débute en scène, c'est pas vraiment  la solitude, mais la certitude d'un sentiment indépendant de son attitude.

Fermer pour cause de visite, dans mon coeur, dans ma tête changer tout vraiment si enfin il m'entend.

Sur la pointe du coeur, tourner la page, choisir un autre livre d'images.

Tout simplement, planter mes yeux dans les siens, retenir mes larmes pour qu'il ne perçoive pas mon désarroi et ma joie d' être juste, lui et moi en l'échoppe, afin que demain soit pour moi aussi, un jour heureux et lumineux.

Neuf ans que j'attendais cet instant, afin de lui dire comme j'aime mon métier, ma ville, et comme j'ai besoin de son aide pour survivre encore un peu.

 

 

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Monsieur Le Préfet, merci pour ces minutes d'échange sans protocole; je me sens désormais, un peu moins seule face à ce destin jalonné certes de trente-trois agressions en neuf ans, mais aussi de vraies rencontres humaines qui indéniablement m'aident à rester en place afin que la culture demeure en ma ville.

Je remercie également mon ami corse Dan pour sa persévérance à alerter les autorités et à les mettre devant leurs responsabilités.

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