11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:53

 

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A l'ombre des noisetiers, à l'heure où le soleil se cache derrière "les grands baux", nous aimions nous retrouver toi et moi; nous regardions mémé remonter des prés, la fourche sur l'épaule, le chapeau de paille aux larges bords, vissé sur la tête, la sueur envahissant son visage et ses yeux bleus malicieux te remerciant d'avance pour l'eau fraîche que tu venais de tirer du puits, rien que pour elle. 

 

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Pour ce petit bout de femme, toi le militaire au grand coeur, tu faisais tout, afin de l'aider durant tes permissions.

L'oncle Marcel arrivait d'un autre côté avec le troupeau de limousines pour l'heure de la traite, maman sortait de la maison, le tablier autour du cou, elle avait fait bouillir la marmite pour le repas du soir.

 

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C'était le moment de détente de toute la famille, l'instant du rire et du partage. Parfois des voisins nous rejoignaient; on parlait moissons, champignons, vendanges, du grain à donner aux poules et des oeufs à ramasser, des anciens disparus, de la grande guerre et de la seconde, des derniers nés de la commune, des mariages annoncés et des bonnes blagues faites au nouveau curé.

 

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La vie était dure, laborieuse, pour chacun d'entre vous; pourtant la petite fille que j'étais, a, de ces instants, un souvenir lumineux et heureux.

Il y a sous ces noisetiers, vos forces de vie, enracinées au plus profond de mon coeur.

Papa tu es parti les rejoindre il y a dix sept ans, je suis seule désormais avec maman sous leurs branchages.

Nous nous asseyons toujours à la même place, côte à côte; nous sommes souvent silencieuses à l'autel des souvenirs.

J'ai fait une promesse à cet arbre, celui d'y revenir jusqu' à la fin de ma vie. Des écureuils y vivent, signe de quiétude, de tranquillité; les noisettes font leur régal, le notre aussi quand ils daignent nous en laisser.

 

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J'attendais comme un signe de toi, de vous tous là haut, il m'est venu par une lettre m'annonçant une messe, pour moi, mais aussi pour tous les bourgetins vivant des heures tristes de notre histoire.

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Jamais, je n'ai osé demander une messe à quiconque, ne me sentant pas assez digne pour ce faire, aussi j'espère que ces prières monteront vers vous. Elles viendront de la communauté Saint Martin.


"Messe à la Communauté Saint Martin
Christa Milléquant
Chère Madame,

J'espère que vous aviez bien reçu mon courrier au sujet de la messe que je souhaitais faire dire pour vous et les habitants du Bourget auprès de la Communauté Saint Martin à Candé sur Beuvron.
Je viens d'avoir un retour de leur part et cette messe sera célébrée le 13 juin prochain, mercredi donc.

Je vous assure à nouveau de mon total soutien et vous souhaite un bon début de semaine.

Bien cordialement "

Je remercie vivement Christa pour cette démarche, espérant la retrouver un jour sous un noisetier ainsi que la communauté .

 

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http://www.communautesaintmartin.org/

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 17:27

main basse sur la villeDepuis quelques mois, souffle sur la ville un vent de perversité doublé d'une poussée d' exclusivité, de possession, de privilège. Un monopole s'est mis en place avec la bénédiction des autorités, des hauts fonctionnaires et des élus.

 

Un déséquilibre voulu,choisi, imposé aux Bourgetins qui en aucun cas ne peut être nié. Il est de mon devoir de le dénoncer clairement puisqu'il touche les commerces .

Courant Mars, sur l'un des murs de la cité a surgi ce magnifique panneau:

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Il annonçait, comme vous pouvez le lire, un changement d'affectation, soit la transformation d'un appartement en local commercial; jusque là tout va bien; mais en poursuivant, l'on découvre que la dite boutique sera "une librairie"......

Quoi de plus merveilleux, qu'une telle annonce pour la population bourgetine. Les langues allèrent bon train, chacun se réjouissait d'avoir enfin une autre librairie en la commune. Certains jours de marché, l'on ne causa même que de cela en place publique. Des gentils s'inquiètèrent pour moi et vinrent me prévenir de cette concurrence annoncée.

Surpris par ma désinvolture sur la question, je leur répondis que sans doute cela ne pouvait être qu'une librairie coranique puisqu'il y a en France des lois protégeant les librairies-presse comme les tabacs, les pharmacies et que rien ne pouvait se créer sans mon accord. Toujours pas convaincus de la chose, ils allèrent poser la question au dit propriétaire des lieux, qui, le pauvre ne comprenait pas pourquoi, La Mairie lui avait fourni le panneau ainsi écrit......

Déduisez en ce que vous voulez, mais comme perversité on atteint des sommets là encore.

Une manipulation des esprits sans doute constructive aux yeux de certains, mais lamentable, nuisible dans le factuel, juste le reflet de cette haine palpable au détour de bien des regards, car en fait, voici ce qu'est devenu ce local:

 

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 Une pizzeria, une de plus, la deuxième, s'ouvrant en quelques semaines sur la nationale deux.

Au total, la commune peut s'enorgueillir de douze pizzerias, rien de moins.....

 

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Pour celle-ci, c'est une histoire qui ressemble fort à de grandes manoeuvres au grand jour.

Le créateur est le boulanger voisin, propriétaire également, de deux autres boulangeries sur la ville dont cette dernière mise en faillite, puis rachetée par un membre de sa famille où d'énormes investissements eurent lieu.

 

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Une véritable chaîne déguisée, démontrant une soif avide de tout racheter, de tout dominer pour ne vendre que des produits, qui entre nous, ne relèvent pas de l'excellence dont il se targue. En creusant un peu, l'on découvre que cette société possède de nombreuses boulangeries sur tout le territoire français, la famille doit être fort grande et la vente du pain un trésor de rentabilité.

La municipalité fut d'ailleurs conviée en grande pompe à l'inauguration, enfin pour ce qui est de sa majorité car pour les élus de l'opposition le carton ne leur parvint même pas.

Dans ces boutiques, le halal est de mise, puisque le monopole dont je parle est, vous l'avez deviné, musulman.

Impossible d'y échapper, y compris pour la viande, car dans un périmètre de cent mètres carrés nous avons désormais trois boucheries du même type, voici la petite dernière, à deux pas de l'échoppe:

 

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Sur le marché, il nous restait encore deux bouchers de tradition française, l'un d'eux vend son étal "la boucherie Roussel" en passe de devenir également un lieu où le porc sera exclu.

Des projets sont en cours:

- comme la création d'une association musulmane de commerçants .....

- comme la mise en place d'une mosquée plus grande dans la halle Worthington,  possédant une grande cheminée pouvant faire office de minaret.

Il n'est pas concevable de poursuivre ainsi.

Ce déséquilibre choisi et voulu par les élus du moment, les desservira un jour ou l'autre.

Aujourd'hui, ils demandent  aux personnes qui se plaignent de "s'adapter à ces nouvelles coutumes".

Ils oublient qu'en ne préservant pas les valeurs françaises, qu'en ne permettant pas aux citoyens de choisir librement leurs modes de vie et de consommation, ils seront sans doute les premiers, à se faire éjecter de leurs fauteuils d'élus par ceux-mêmes qu'ils auront privilégiés tout au long de leurs mandats.

Sans doute un discours que je vous aurais tenu si vous étiez passés, vous les candidats aux législatives, par la librairie......

Sur treize lièvres, seul le rassemblement bleu marine s'est présenté. Inutile d'en tirer des conclusions hâtives en tout genre, je suis et reste dans le factuel.

 

 

Un dernier mensonge pour la route, il concerne la nouvelle crèche et l'utilisation des médias pour véhiculer de fausses informations:

 

 

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 Cette crèche a été financée comme suit:

-la communauté d'agglomération pour 500 000 euros

-la caisse d'allocations familiales pour 85 pour cent

-le reste étant comblé par le conseil général.

Le gestionnaire étant effectivement "la maison bleue"

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:56

Nous nous connaissons depuis plus de trente ans, chaque jour ou presque elle vient chercher son journal; nous partageons nos vies, nos rires et aussi nos souffrances. Certaines nous sont d'ailleurs communes puisque cette mamie a également subi des agressions en pleine rue, pour lui dérober son sac, son porte monnaie.

 

 

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Nous avons un certain nombre de points communs:

-notre franc parler ne faisant pas bon ménage avec le politiquement correct ambiant.

-une volonté sans faille, à résister à tous ceux qui viennent marcher sur nos plates-bandes.

- un courage  à survivre, coûte que coûte, envers et contre tout.

Seulement voilà, depuis le mois de janvier 2012, je vois chaque jour ma mamie Jeannine de plus en plus mal, les yeux rougis, purulents, la gorge, le larynx en feu, ne dormant plus, au bord de la dépression, malheureuse de ne plus pouvoir prendre sa petite fille adorée chez elle, en raison d'un immense brouillard toxique.

 

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Elle demeure dans la rue Massena à Le Bourget et se prend de plein fouet les fumées qui émanent du camps de roms sis rue Hélène Boucher à La Courneuve.

Sept cents caravanes, plus de deux mille personnes s'entassent dans cette zone, faisant le trafic des métaux et faisant brûler jour et nuit les plastiques, caoutchoucs divers entourant les câbles et fils électriques.

Une fumée hyper toxique se dégage donc à longueur de temps, sans répis, envahissant toute la maison de Jeannine située directement dans un couloir venteux, lui rabattant ainsi un nuage chargé de monoxyde de carbone et de plein d'autres toxines.

Ce dernier s'étend désormais aux rues voisines, comme la rue Carnot, atteignant d'autres familles, d'autres jardins, d'autres habitants.

Depuis cinq longs mois, ma mamie remue seule, ciel et terre, faisant des mains courantes, pour alerter, prendre à témoin, le maire de Le Bourget, les policiers municipaux, le commissariat de la Courneuve, la mairie de La Courneuve, le préfet de Seine-Saint-Denis, son médecin traitant, l'ophtalmo et enfin le maire de Drancy, se présentant aux législatives sur notre commune.

 

 

 

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Des promesses, des "on va", des "je m'en occupe", elle en a entendues des centaines. Son problème dure depuis janvier et c'est seulement le mercredi 16 mai qu'elle a été reçue au cabinet du maire.

Comme d'habitude, lorsqu'une victime ose demander secours et compréhension, elle est vite devenue coupable: " vous êtes trop sensible", "partez ailleurs", "vous avez eu avant des problèmes de yeux" ....

Mais aussi et surtout, le fameux couplet concernant les roms :"il faut bien que nous les mettions quelque part!".

Certes, "IL FAUT BIEN" que ces gens vivent; loin de Jeannine et de moi-même d'être contre, mais pas en les laissant empoisonner leurs voisins, messieurs les élus et responsables!

Il est de votre devoir, puisque vous êtes les garants de l'hygiène et de la santé publique, de ne pas laisser s'empoisonner vos concitoyens.

 

 

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Il est criminel de laisser Jeannine dans un tel état, à respirer cet air contaminé depuis cinq longs mois.

 Qui peut dire, quelles vont être, les conséquences sur la longévité de sa vie et celle des autres riverains.

 

 

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Le trafic des câbles, ne doit pas passer par une mort lente à petit feu, d'une mamie bourgetine, pour que vivent mieux des gens n'appartenant pas à notre nation, pillant nos installations, nos biens, aux yeux et à la barbe de tous. Tuant ainsi ce que j'ai de plus précieux en mon coeur, Le Peuple de France.

C'est pourquoi j'ai décidé d'aider Jeannine à se faire entendre en alertant via cet article, les journalistes, les médias.

Ma solidarité envers les victimes est sans limite, chacune étant pour moi un combat, une raison de poursuivre.

 

 

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Jeannine et son quartier ont un DROIT celui de vivre et non de mourir au nom du "IL FAUT BIEN!".

 

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:18

Depuis huit ans, je dénonce ce qui se trame dans ma ville et ses quartiers.

A de nombreuses reprises, j'ai alerté les institutions, les élus, les avocats de mes agresseurs sur leurs responsabilités dans cette escalade de la violence mais aussi sur les viols et agressions sexuelles se pratiquant dans les ascenseurs, les couloirs, les caves du Gay Logis, de la Wilson et de l'Egalité.

J'en ai parlé dans la presse, les émissions de radio et les reportages télévisés: les fameuses confidences des jeunes victimes souvent musulmanes, arrivant à moi, parce que justement, qui pouvait les croire, à part une autre victime rejetée par toute une ville.

Pour les agresseurs, issus des bandes locales, parfois rivales, parfois travaillant ensemble, quoi de plus normal que d'éclater "une salope de nana" puisqu'ils agissent en toute impunité depuis huit longues années.

Le mode opératoire se transmettant de frères en frères, d'amis en amis; c'est trop bon, trop fort, nous sommes des "intouchables", des "tout puissant", la mère-Noël est toujours là et le père-Noël aussi.

Le nombre des victimes est sans doute monumental, certaines parleront, mais combien se tairont ou s'enfuieront loin pour oublier, l'inoubliable.

Ce soir j'éprouve une colère froide, je vomis ceux qui savent et qui ne font rien par confort personnel, pour éviter les vagues ou par achat de la paix sociale.

Dans ce blog vous trouverez la lettre écrite à l'avocate de mon violeur principal, elle date; vous l'avez tous lue, qu'avez vous fait ?

Là revoici elle a été écrite le 24 novembre 2005:

"sardin marie-neige <vegaelnath@yahoo.fr> a écrit :

À :
Maître, bonsoir
Un contact qui ne devrait en aucun cas avoir lieu, mais voilà, j'éprouve le besoin d'avoir un dernier mot, et à la vue de ce que je vis et subis depuis le 22 juin 2004, je prends donc la liberté de vous écrire cet émail, pas à l'avocate, vous faîtes votre job au mieux, mais à la femme, à la mère de famille , peut-être, à l'humain;
Ce ne sont que des paroles de victime, mais puissent-elles faire encore une fois briller vos yeux!
Ce que j'ai vécu, grâce à votre client, puis à vous, puis aux deux juges d'instructions, peut s'enorgueuillir d'un "on achève bien la victime", deux heures et demie de cuisinage, de déni de ma parole, les choses les plus évidentes que l'on réfute car trop réelles, mais le détail sur lequel justement ma mémoire est floue, que l'on monte en épingle, pour qu il devienne le "vous voyez bien ce n est pas lui" ressemble fort à la dernière balle que l'on tire afin de s'assurer de la mort certaine de cette dernière.
Madame, je savais que votre client n'irait pas aux assises, car le commanditaire du crime qui m'avait ouvert le crâne et mis dans un bain de sang le 25 janvier 2004 et ami de votre client, s'est vu disculpé, parce qu il dormait à 12h45, par sa mère et sa soeur; depuis quand, les membres de la famille servent de couverture crédible.....et là c' est un frère hésitant qui intervient, pas de témoins du 21 juin et de la fête de la musique; je vous laisse donc comprendre doucement pourquoi, je ne voulais pas croiser de nouveau le regard de votre client, égoistement , juste pour moi, simplement pour m'éviter des souffrances inutiles, pour ne pas lire de nouveau cet instant de l'avant la jouissance où vous songez vos dernières secondes arrivées, et où lui débute son plaisir pervers de soumission et de salissure de ce qui vous sert de corps , en vous disant qu il fera la même chose à celle sur les photos, soit ma fille!
Ne pas revivre cela, une fois de plus, pour rien, juste pour me faire piétiner, et par vous mépriser........Vous avez osé lever la voix, sur moi, comme si vous étiez en plaidoierie, mais Madame, avez-vous un seul instant songé, que vous étiez en train de me culpabiliser, de m enfoncer la tête sous l eau, pour que respire mieux votre client, non je ne pense pas; pour croire en la justice, je vous déconseille vivement d'être victime, mais si j'éprouve ce besoin d'écrire une dernière fois et à vous qui plus est, c'est simplement pour vous mettre en garde, en innocentant ces jeunes des délits qu ils commettent, vous les confortez tous dans leur certitude"je suis un intouchable, tout m'est permis" et leur violence va aller crechendo<<<<<<<<<. Vous jouez un rôle dans cette escalade, celui du "no limite", si demain la bande menée par mes deux agresseurs, dont votre client, me tue, je vous en rends responsable vous et la justice, pour avoir refusé de voir les évidences et c'est à ma fille, qui a le même age qu'eux, que l 'on a oublié de qualifier de victime indirecte que vous présenterez, j'ose l'espérer vos excuses, mais il sera trop tard, Madame!
Rassurez-vous , je vais en avoir fini, de part mon métier et la boutique, des jeunes filles de la cité sont venues parler à deux, de ce qui leur était arrivé, l'une dans un ascenseur, l autre au huitième étage d'une tour , l'une pleure tout le temps, et l'autre est devenue anorexique, mais elles vont" bien", elles essayent d'oublier, et puis parler, elles ont peur, elles sont mineures, il a encore des copains ici, il peut nous retrouver et nous faire du mal , alors on va se taire , mais bon je peux venir te voir de temps en temps, tu sais on dirait pas mais il a une force................................le reste relève de la confidence et ne se trahit pas, juste deux prénoms, Magalie et Kadidja; voilà Madame , je partage désormais ce secret en partie avec vous, mais l'auteur est déjà votre client, donc pensez aux victimes à venir, où à celles qui se terrent, qui n'ont pas 48 ans, mais 16, 18, 20 ans, songez que derrière l'agneau, le charmeur, se cache un loup pervers.
Merci d' avoir lu ces quelques mots, mns"
 

Le destin, les cieux, en ont décidé autrement et je les en remercie de ne pas être sourds à mes prières, eux.

La messe n'est pas encore dite, je veillerai à ce que les auteurs soient ENFIN condamnés avec l'aide de toutes les associations alertées.

Mais j'ai aussi une supplique, vous, les bourgetins qui me lisez, parlez, dites ce que vous savez, ce que vous avez vu, entendu, au nom de toutes nos filles.

La vérité est libératrice, elle est la castration physique et définitive de nos violeurs; elle est votre NON.

 

  Pour toutes les victimes qui se terrent, mon message du 1er mai:

Le Bourget : Les deux frères terrorisaient les jeunes filles du quartier

Faits divers

 

Deux frères sont soupçonnés d'avoir "terrorisé", des années durant, de nombreuses jeunes femmes. Ils ont été arrêtés après qu'un jeune homme ait tenté de faire justice lui-même.

Les enquêteurs ont identifié une quinzaine de victimes, âgées de 14 à 18 ans
Les enquêteurs ont identifié une quinzaine de victimes, âgées de 14 à 18 ans Google Maps

Tout part d'une voiture brûlée. Celle-ci appartient à deux frères habitant en Seine-Saint-Denis. L'enquête de police mène à l'arrestation d'un suspect de cet incendie criminel. Ce suspect reconnaît les faits, mais va plus loin, et s'explique sur ce geste : Il raconte aux enquêteurs du service de l'accueil et de l'investigation de proximité (SAIP) de La Courneuve avoir agi « par vengeance à l'encontre des deux agresseurs » présumés qui « depuis plusieurs années terrorisaient et s'en prenaient à des jeunes filles d'un même quartier du Bourget », non loin de La Courneuve, dans le même département.

Cliquez ici !

Le nez cassé à coups de pied

Conséquence : le 17 avril dernier, le SAIP de La Courneuve a interpellé les deux frères de 21 et 24 ans dans la cadre d'une enquête pour « agressions sexuelles, corruption de mineures, menaces et violences volontaires aggravées ». L'un d'entre eux, l'aîné, a été écroué. Les enquêteurs ont identifié une quinzaine de victimes âgées de 14 à 18 ans dont l'une, 16 ans, a été victime des faits « entre août 2011 et mars 2012 ». Le plus jeune des suspects est soupçonné de lui avoir cassé un doigt et le nez « à coups de pied », toujours selon la Préfecture de police de Paris (PP). La mère de l'adolescente a également remis aux enquêteurs une vidéo de l'agression qui avait été diffusée sur Internet.

Faveurs sexuelles

Selon la PP, les suspects agissaient « selon un mode opératoire bien rôdé »: ils se procuraient le numéro de téléphone des jeunes filles, les contactaient via des messages « avenants et menaçants », les entraînaient dans des halls d'immeubles « sollicitant des actes sexuels ». Ils sont aussi soupçonnés d'avoir « confisqué » les téléphones portables de victimes ne les restituant « qu'en échange de faveurs sexuelles ». Les deux jeunes adultes ont « partiellement reconnu les faits ».

http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/la-courneuve-les-deux-freres-terrorisaient-les-jeunes-filles-du-quartier-215913.html

 

 

Seine-Saint-Denis : deux frères interpellés après une série d'agressions de mineures

le 25 avril 2012 à 13h05 , mis à jour le 25 avril 2012 à 13h22

Deux hommes de 21 et 24 ans ont été interpellés et l'un écroué, la semaine dernière en Seine-Saint-Denis, pour une série d'agressions sur de jeunes mineures, a annoncé mercredi la préfecture de police de Paris (PP). Les enquêteurs ont identifié près d'une quinzaine de victimes âgées de 14 à 18 ans.

police policiers faits divers accident meurtre violences © LCI

Deux frères, âgés respectivement de 21 et de 24 ans, ont été interpellés la semaine dernière en Seine-Saint-Denis, pour une série d'agressions de jeunes mineures qu'ils sont présumés avoir "terrorisées", a annoncé mercredi la préfecture de police de Paris (PP). L'un des deux hommes a été écroué.

Le 17 avril dernier, le service de l'accueil et de l'investigation de proximité (SAIP) de La Courneuve, dans ce département, a interpellé les deux suspects, dans la cadre d'une enquête, a dit la source, pour "agressions sexuelles, corruption de mineures, menaces et violences volontaires aggravées". Ces faits avaient été révélés aux enquêteurs à la suite de l'interpellation d'un suspect consécutive à l'incendie criminel d'un véhicule, celui des deux frères.

Il avait expliqué avoir agi "par vengeance à l'encontre des deux agresseurs" présumés qui "depuis plusieurs années terrorisaient et s'en prenaient à des jeunes filles d'un même quartier du Bourget", non loin de La Courneuve, dans le même département. Les enquêteurs ont identifié une quinzaine de victimes âgées de 14 à 18 ans. L'une d'elle, âgée de 16 ans, avaient subi leurs assauts entre août 2011 et mars 2012. Le plus jeune lui a cassé un doigt et le nez à coups de pied. La mère de l'adolescente a même remis aux enquêteurs une vidéo de l'agression diffusée sur internet.

Selon la Préfecture de Police, les suspects agissaient "selon un mode opératoire bien rôdé" : ils se procuraient le numéro de téléphone des jeunes filles, les contactaient via des messages "avenants et menaçants", les entraînaient dans des halls d'immeubles "sollicitant des actes sexuels". Ils sont aussi présumés avoir "confisqué" les téléphones portables de victimes ne les restituant "qu'en échange de faveurs sexuelles", selon la source. Après avoir "partiellement reconnu les faits", les deux frères ont été déférés devant la justice en fin de semaine dernière. L'aîné a été placé en détention provisoire et son frère sous contrôle judiciaire, selon la source.

le 25 avril 2012 à 13:05

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/seine-saint-denis-deux-freres-interpelles-apres-une-serie-d-agressions-7192254.html

 

 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 13:34

 Il y a quelques mois, débutait une campagne, celle des élections présidentielles.

 

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Sans doute parce que ma nature aime relever les défis, je me suis mise en tête de rencontrer un maximum de candidats sur les dix présents, au nom de toutes les victimes, avec pour seule carte de visite, mon livre: "celle qui dit non".

Il s'est écoulé huit longues années depuis le premier braquage à mains armées et le viol, des mois, des jours de souffrances accumulés, mis bout à bout, méritant bien une minute d'attention.

J'ai  tenté en premier lieu "Le Hollande", présent sur ma commune avec son grand rassemblement, jugé par les médias comme une réussite et par les citoyens présents comme une victoire.

J'avais pris mon chemin, mon livre en poche; j'avais traversé ma ville à pied, le nez au vent, confiante de rien mais espérante de tout.

Je me suis postée à la sortie, j'ai parlementé avec la garde rapprochée, j'ai vu les mines dubitatives, les regards en dessous, entendu les messes basses; résultat des courses, deux heures plus tard, refoulée avec le vif conseil de ne pas insister sous peine de......

Le suivant fut "Le Mélenchon", réunion à Le Blanc- Mesnil, salle comble; logique, puisque commune communiste et alors là, inutile d'insister, rien que mon nom faisait se refermer les portes de façon automatique.

Retour à pied, mon livre toujours en poche, cherchant des arguments pour me motiver à poursuivre.

Je tentais " Le Bayrou", "La Eva", "La Nathalie" mais là aussi, impossible d'atteindre les stars, ne fussent qu'une minute, ma face étant sans doute trop blanche pour ce faire.

Puis vint "Le Dupont-Aignant", que je connaissais un peu plus, pour l'avoir rencontré lorsqu'il lançait son parti. Il me fit répondre qu'il n'était pas là pour résoudre les cas personnels ..... J'en fus surprise sur la forme mais point étonnée sur le fond.

Enfin, "Le Sarko" se décida pour une venue sur la commune voisine, Drancy; un rendez-vous avec les religieux, sauf les catholiques et les associations. Je savais où se déroulait le repas, mais à la vue de la panoplie policière déployée, la Marie-Neige fit demi-tour, sentant que l'évocation de son nom et une insistance pour remettre un livre fusse t'il dédicacé, serait considéré comme un attentat contre le chef de l'état. La liberté a un prix, celui du silence, encore une fois.

Il ne m'en restait plus qu'une "La Marine"; localement impossible là encore d'obtenir une ouverture quelconque, tant ma cause n'est autre que celle d'une pauvre folle, mytho, facho, affabulatrice; au choix, rayez la mention inutile à vos yeux ou gardez tout, voire rajoutez en, pour le cas où il y aurait des manquants.

A neuf jours du premier tour, mon pari, fait grise mine et moi avec.

Unanimement la classe politique se braque, se dresse contre moi.  Elle fait barrage à quoi: à la vérité, à la victime, à la citoyenne, à la femme, à la mère, à la commerçante?  

Malgrè les interviews, les articles de presse, les reportages, le livre, qu'ils ont tous dévoré, pensant pouvoir l'attaquer, rien ne bouge.

Tous semblent figés dans ce déni total de la vérité. Une victime qui n'a pas la gueule de l'emploi, cela se fusille.. Si elle a subi tout cela, c'est bien qu'au final elle le mérite; elle l'a bien cherché....

Ces propos échangés au grès de leurs rencontres ou de leurs échanges, les rassurent, les confortent; ils sont comme mes agresseurs dans la toute puissance, le pouvoir, la domination, le coup de grâce.

Sauf que votre servitrice, elle n'en a que faire, en huit ans, elle a appris qu'il lui suffit juste de patienter, de trouver le maillon manquant afin de  poursuivre la chaîne de la vie et son combat contre le mur du silence.

Parce qu'il en va ainsi de la vie, ce maillon se présenta sous le plus beau des sourires, celui de Marie-Jo, coiffeuse de son état, passionnée d'orchidée à ses heures et proche de certains responsables du Front-National dans le Pas-De-Calais.

Je lui fis part de mon échec pour passer mon livre aux dix élus et aussitôt elle m'informa d'un rassemblement avec Marine à Hénin-Beaumont.

Deux heures plus tard, deux cent cinquante kilomètres plus loin, j'étais assise au premier rang d'une salle comble, scandant le prénom de son leader avec une ferveur à en faire pâlir plus d'un.

 

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Mon livre fut remis au directeur de campagne, je sentis monter en moi des émotions et c'est les jambes en coton, le coeur battant, rouge écarlate que je me retrouvis face à Marine.

 

 

 

 

Un moment intense, riche en échange, un regard franc, des phrases parlant d'héroïsme là où je ne vois que devoir. Elle m'enveloppa de ses bras immenses, comme elle l'aurait fait pour sa mère, pour me serrer contre elle. Moi qui ne supporte plus aucun contact, moi qui ne me considère plus comme appartenant à l'espèce humaine, j' ai retenu mes larmes, car elle m'a fait exister dans les yeux des témoins de la scène, révélant ainsi ma fragilité et non ma force.  

 

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Un moment fort dans ma vie de citoyenne, mais aussi la preuve vivante qu'il suffit d'une amie sincère, vraie, croyant en vous, pour vous tendre la main et rétablir une chaîne de l'espoir que vous pensiez brisée.                                      Merci Marie-Jo! 

Mercredi 18 avril 2012: 

Je tiens à remercier Maître Gilbert Collard qui a su avec beaucoup de délicatesse et d'attention, retranscrire tout le sens donné à cette minute accordée par Marine en mon coeur certes, mais aussi dans le coeur de toutes les victimes.

http://www.collard-legislatives2012.fr/presidentielles/marie-neige-sardin-la-femme-courage-celle-qui-dit-non-comme-marine/

Cette minute et cet article sont simplement La RECONNAISSANCE que nous n'attendions plus. Cette dernière nous donnant une place au milieu de vous tous. Beaucoup, beaucoup d'émotions en partage donc.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 08:24

Comment se reconstruire après une agression ?

Un parcours long et complexe pour les femmes et les hommes victimes de harcèlement, d'agression morale ou physique.

Certains attendent encore des années après les faits que la justice reconnaisse enfin qu'ils ont été victimes. Un premier pas pour retrouver une existence sereine et reprendre goût à la vie. - 

 

" Depuis bientôt 34ans, Marie-Neige tient une librairie dans la commune du Bourget où elle s'est fait agresser 26 fois. Ces agresseurs n'ont jamais été condamnés. Elle croise même certains d'entre eux régulièrement en ville. Marie-Neige est à bout. Elle a écrit un livre pour témoigner. Un véritable appel au secours. Elle ne veut pas quitter cette librairie qu'elle a créée avec son père aujourd'hui décédé. Soutenue par sa fille et quelques proches, Marie-Neige fait tout pour exorciser son calvaire."

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 22:00

 

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34 Ans au service des bourgetins, sept jours sur sept, plus de dix heures par jour à véhiculer l'info, la connaissance, l'amour des mots, des livres, des civilisations, de l'art, de la vraie vie et du fantastique....ce n'est pas rien; ce sont tant et tant de sentiments, d'émotions  en partage.

 

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Mes chers clients:

-Pour m'avoir fait confiance au fil des ans, envers et contre tout, Merci.

-Pour m'avoir redonné le sourire quand des tornades de haine s'abattaient sur moi, Merci.

-Pour m'avoir fait mes courses afin de m' éviter des souffrances physiques, Merci.

 

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-Pour m'avoir protégée au risque de vos vies, Merci.

-Pour m'avoir fait exister dans vos yeux et dans vos coeurs, Merci.

- Pour m'avoir confié vos enfants, vos joies et vos peines, Merci.

 

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Et enfin, un grand merci à tous mes détracteurs, à tous ceux qui m'ont abandonnée sur le bord de la route, à tous ceux qui me haïssent depuis la nuit des temps pour ce que je suis, pour ce que je représente, pour ce que je véhicule.

Cette expérience difficile, loin d'être terminée, a renforcé chaque jour un peu plus, ma conviction de tenir, de lutter, afin de faire raisonner les voix de toutes les victimes au travers de la mienne.

Elle a également révélé en mon coeur, la puissance de mon appartenance à une nation, La France et à une famille, Le Peuple.

Je suis loin de mériter tant de haine; mais suis-je en droit de recevoir autant d'amour?

 

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Pour fêter cet anniversaire, deux évènements cette semaine:

_ le lundi 2 Avril ma présence sur Radio Notre-Dame à 8h et 17h05

http://radionotredame.net/emission/le-grand-temoin/02-04-2012/

_ le jeudi 5 Avril émission "A chacun son histoire" sur Direct 8 à 22h30

http://www.direct8.fr/program/a-chacun-son-histoire/episodes/leur-destin-a-bascule-leur-combat-pour-le-bonheur/

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 14:16

Il m'arrive de penser. Rarement, je vous rassure. Je me laisse porter. Je ne risque pas d'inventer le moulin à éplucher les légumes; généralement je garde cela pour moi. J'ai un peu honte, là je vais prendre le risque de me confier. Parce que c'est rigolo, j'ai abouti à quelque chose. Quelque chose de négatif. Mais bon, quelque chose.

 

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Le Bourget est confronté à une montée de la violence et des intolérances. je ne désigne personne, mais le sujet est grave.Il faut dire stop, mince je crois que je l'ai déjà fait par le passé.

Non, non, non! idem, je l'ai brandi tant de fois. Je ne veux pas entrer dans une polémique, ne mélangeons pas tout. Les bourgetins sont au bord d' un gouffre rempli de sacs poubelles.

 

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Le maire, ses adjoints, les hauts et bas responsables ne voient pas ce qui leur crève les lunettes. Ils font comme si les bourgetins étaient heureux de voir prospérer les pires dérives, les pires actes, les pires odeurs.

 

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Ce qui nous attend pauvre de nous, c'est le pire! et le pire, c'est le seul espoir qui nous reste; comme ces cinq foyers qui ont vu leurs appartements détruits par les flammes en quelques minutes,au 62 rue Albert Thomas, hier après midi, dont celui, de l'un des conseillers municipaux d'opposition.

 

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Là encore, pas une ligne dans la presse, incendie qui ne mérite sans doute aucune attention puisque les occupants sont tous d'honnêtes citoyens avec papier.

 

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 L'origine du feu, criminel, accidentel, sans doute un jour, la lueur se fera t'elle, mais quand?

 

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Ont-ils besoin d'aides, de vêtements, d'ustensiles?

 

 

 

 

Certainement, lorsque l'on perd toute sa vie ainsi; mais chut, la mairie reloge les occupants pour deux nuits, dans un hôtel deux étoiles. Pour les mois à venir, débrouillez-vous, avec vos assurances; il y a franchement de quoi être super heureux en notre bonne ville où le petit train de la solidarité ne se manifeste qu' à grand coup de silence.

 

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Dans ma tête, je me suis donnée une définition du présent: un instant coincé entre deux infinis, entre un avant et un après.

Où est-il, nulle part, il n'existe pas. Il y avait le passé, les souvenirs, il y aura l'avenir. Il n'y a rien entre ces deux là, sauf des victimes qui resteront perpétuellement dans ce présent  indéfini. Le passé tombe tout droit dans l'avenir! Le temps est un implacable mouvement pour qu'il existe un présent. Il faudrait qu'il s'arrête, il ne le fait que pour les victimes scotchées dans leurs souffrances à cet instant où leur vie bascule.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi, les politiques, les élus, les institutions n'en ont rien à foutre des victimes, tout simplement parce qu'ils ne savent pas conjuguer le temps présent, passant  invariablement du passé au futur sans l'ombre d'un remord, d'un doute, sanglés dans leurs certitudes.

Ici, la violence est permanente; les incivilités sont un devoir; les joints se fument en pleine rue; la mort survient à la pizzeria, sur les trottoirs, dans les baignoires; les viols se propagent  dans les ascenseurs, les caves, l'échoppe; les cambriolages s'exercent à tous les étages; les braquages fleurissent sur tous les pas de portes; les appartements brûlent mieux que les cierges.

 Heureusement, il nous reste encore cet espoir: les pigeons prennent encore plaisir à se baigner dans une flaque d'eau comme partout ailleurs.

 

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Published by vegaelnath - dans histoires d'en ville
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:29
 
 
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 Il est trop difficile pour moi de m'exprimer sur la responsabilité des institutions et le rôle des médias dans ces crimes qui sont des actes de guerre, tant ils me renvoient à mon impuissance et à ma propre souffrance; j'ai croisé cet article au hasard de la toile et le partage avec vous tous:

"On sait désormais qui a tué les militaires français abattus la semaine dernière. On sait qui a tué trois enfants juifs et un rabbin. On sait que c’est un islamiste.

On sait qu’il a fait plusieurs séjours au Pakistan et en Afghanistan pour se former au djihad et nouer des contacts avec des groupes terroristes. On sait qu’il y a fait de la prison pour avoir posé des bombes dans la région de Kandahar, et qu’il s’est évadé grâce aux talibans. On sait qu’il y avait une mouvance autour de lui : on parle dans la presse étrangère d’une quinzaine de personnes. On sait qu’il avait amassé des explosifs et des armes de guerre. On sait qu’il a été condamné par la justice une quinzaine de fois et avait, pour le défendre, le même avocat que Jean-Marc Rouillan. On sait qu’il y a en Europe des dizaines d’individus comme lui qui constituent des cellules dormantes ou des solitaires prêts à passer à l’acte. On sait que l’individu en question, Mohamed Merah, était sous « surveillance policière » et que les dossiers de son passé terroriste en Afghanistan avaient été transmis à la police française. On sait donc qu’un djihadiste sous « surveillance policière » en France, et doté d’un passé éloquent et de dossiers chargés, peut amasser des armes de guerre et des explosifs sans que la police s’en inquiète outre mesure et on sait que, bien que des djihadistes soient dans la société française, avec des idées djihadistes et des armes, on ne dispose pas même d’un seul policier pour veiller sur l’entrée d’une école juive. On sait même que des plaintes ont été déposées contre le djihadiste tueur de Toulouse par des voisins sans qu’il y soit donné suite, et qu’il a fallu six jours pour déchiffrer moins de six cents adresses IP à de fins limiers (les adresses de ceux qui ont regardé la petite annonce qui a été fatale au premier soldat tué), et que cette extrême lenteur a coûté la vie aux victimes du collège Ozar Hatorah.

On sait aussi que des hommes politiques peuvent se comporter dignement l’espace d’un instant, mais que d’autres ne peuvent pas même garder leur dignité le temps d’une soirée : les propos de François Bayrou lundi sur le climat de « stigmatisation », sur « le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine » ont été lamentables.

On sait que les hommes politiques qui se comportent dignement le temps d’une soirée peuvent se comporter moins dignement et ne pas du tout s’interroger sur leurs responsabilités, sur les relations de cause à effet qui peuvent conduire au déchaînement de la barbarie.

Et on sait que les bien pensants de tous bords font bien davantage que ne pas s’interroger sur leurs responsabilités et sur les relations de cause à effet : ils disséminent l’anesthésie, le mensonge et la falsification.

Dès la tuerie atroce de Toulouse connue, on a vu se mettre en marche la cohorte des chiens de garde. Des doutes ont été émis sur le caractère antisémite de la tuerie. La piste islamiste n’a été évoquée par personne, sinon par Gilles-William Goldnadel sur iTélévision. L’extrême droite a, par contre, été abondamment citée et placée d’emblée sur le banc des accusés, sans le moindre milligramme de preuve. Marine Le Pen a été accusée nommément ainsi que, par allusions, Nicolas Sarkozy. Des psychiatres ont été convoqués pour évoquer la possibilité qu’il s’agisse d’un malade mental.

Il a fallu que l’évidence soit là dans toute sa cruauté pour que la cohorte se taise un peu, mais on peut compter sur les membres de la cohorte pour reprendre leur discours en l’adaptant un peu. On vous dira qu’il faut veiller à préserver la « cohésion nationale », et au nom de cette préservation, on ne parlera très vite plus d’antisémitisme, mais de « racisme » en général, et puisque le tueur est musulman, on mettra en garde contre le « racisme islamophobe », en insistant sur une évidence flagrante : l’islam est toujours, partout et en tous lieux une religion de paix, d’amour, de tolérance et de fraternité.

Quiconque émettra des doutes sera cloué au pilori de manière immédiate. On ajoutera, bien sûr, qu’il ne faut pas importer les conflits du Proche-Orient sur le sol français. On précisera, cela ne saurait tarder, qu’il faut accélérer le « processus de paix » pour que les esprits s’apaisent. On dira même que Mohamed Merah était un brave garçon bien sympathique qui a pris un virage étrange et « tragique ».

On ne dira pas ce qui doit l’être, et que je dirai ici.

Il n’existe pas de « cohésion nationale » dans un pays lorsqu’y prolifèrent les zones de non droit, lorsque des Juifs peuvent se faire agresser simplement parce qu’ils portent une kippa sur la tête, lorsque des parents juifs doivent mettre leurs enfants dans une école juive pour qu’il ne se fassent pas harceler ou insulter, lorsque les écoles juives sont les seules écoles du pays à devoir prendre des mesures stricts de sécurité qui parfois, hélas, on vient de le voir, se révèlent insuffisantes, et lorsque le plus souvent, on se tait sur ces phénomènes inadmissibles.

Il existe du racisme en France, c’est incontestable, mais il existe surtout un antisémitisme qui ne cesse de regagner du terrain, et qui peut déboucher sur des crimes atroces : je pense aux victimes de Toulouse, bien sûr, mais je pense aussi à Ilan Halimi ou à Sébastien Selam. Près de quatre cents actes d’agression antisémites ont eu lieu en France en 2011, soit plus d’un par jour et, comme me le disait voici peu Sammy Ghozlan, nombre d’agressions antisémites ne sont pas déclarées à la police ou sont classés sans suite.

L’antisémitisme qui existe en France ne vient que très marginalement de l’extrême droite désormais, quoi que disent les professionnels du chloroforme et de l’antiracisme biaisé, SOS Racisme, Licra, ou Mrap, et il émane essentiellement des milieux musulmans : quasiment toutes les agressions antisémites en France aujourd’hui sont des agressions venues de l’antisémitisme islamique.

L’antisémitisme islamique se trouve alimenté par la haine envers Israël, qui est elle-même très largement entretenue par les grands médias dans lesquels se pratiquent, consciemment ou inconsciemment, une véritable incitation à la haine distillée jour après jour comme un venin.

Cette haine est devenue tellement ordinaire que ceux qui la pratiquent finissent par ne plus se rendre compte de ce qu’ils font. Elle est devenue tellement ordinaire que, pour ceux qui la reçoivent et s’en imprègnent, elle semble naturelle, légitime.

Il en résulte l’antisionisme, si courant au sein de l’extrême gauche et, parfois, de la gauche tout court, et les « antisionistes » se font très vite compagnons de route ou idiots utiles de l’antisémitisme islamique.

J’ai expliqué les engrenages dans un livre publié il y a moins d’un an. Je l’ai appelé Comme si se préparait une seconde shoah. J’y notais les effets de l’antisionisme qui monte et de l’antisémitisme islamique qui l’accompagne. J’y soulignais que se dessinait ainsi un espace mental dans lequel des adeptes du vieil antisémitisme pouvaient venir se fondre. Les proximités qui peuvent se créer entre islamistes et nostalgiques du nazisme, et entre islamistes et gauchistes ont déjà été pointées du doigt. En vain. Les gauchistes « pro-palestiniens » et anti-israéliens font, bien sûr, comme s’ils n savaient pas qu’ils fréquentent des gens qui lisent le Coran le matin et Mein Kampf le soir.

Je crains fort que cela ne s’arrange pas.

Nicolas Sarkozy sera peut-être réélu, et il y aura à l’Elysée un partisan de la création rapide d’un Etat palestinien qui se gardera bien de parler de l’antisémitisme islamique et de l’islam radical. François Hollande sera peut-être élu, et il recevra à l’Elysée son ami Stéphane Hessel tout en donnant des positions de pouvoir à Martine Aubry, Jean Glavany, Arnaud Montebourg, qui devraient tous être nommés citoyens d’honneur de Ramallah et de Gaza City. Les grands médias resteront ce qu’ils sont et distilleront des incitations à la haine envers les Juifs israéliens dont ils ne comprendront décidément pas comment elles peuvent déboucher sur l’excitation de djihadistes et sur des tueries de Juifs, telles celle de Toulouse. Ils répéteront que l’islam est toujours une religion de paix, comme on le voit chaque soir à la télévision dans les reportages sur l’Egypte, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie. Ils n’importeront pas le conflit du Proche-Orient en incitant à la haine envers les Juifs israéliens, non… Ils dépeindront des garçons très sympathiques qui auront parfois fait des excursions dans les zones tribales afghanes, si pittoresques. Les Juifs seront inquiets. Les gens comme moi le seront aussi. Le reste de la société française sera indifférent.

Une grande majorité de Français, après tout, étaient indifférents au temps de la débâcle et de Pétain. Des journaux comme « Je suis partout » avaient d’innombrables lecteurs.

Une grande majorité de Français sont dès aujourd’hui indifférents à l’avenir qui se profile et, grâce aux grands médias, très largement aveugles aux désastres qui se préparent, dépourvus des moyens de comprendre et d’analyser.

Dans le moyen terme, le poids de l’islam en France s’accentuera, l’aveuglement s’accentuera aussi car les idées sont désormais très filtrées en ce pays, le déclin économique s’accentuera lui-même. La haine d’Israël s’accentuera très logiquement, la haine des Juifs grandira, indissociable de la haine d’Israël. La haine de tout ce qu’il y a eu de plus fécond dans la civilisation occidentale, haine elle-même indissociable de la haine d’Israël et de la haine des Juifs grandira. Cela s’appelle le crépuscule.

Les soldats tués par Mohamed Merah ont été tués par lui parce qu’il faisaient partie de l’armée française, et ils sont morts pour rien. Ils ont été tués parce que l’armée française est en Afghanistan où d’autres soldats français, anglais, américains sont eux aussi morts pour rien puisque le pays va passer à nouveau aux mains des amis de Mohamed Merah.

Le rabbin et les enfants juifs tués par Mohamed Merah ont été tués par lui parce qu’ils étaient juifs, parce que les gens tels que Mohamed Merah détestent les Juifs et détestent Israël, parce que dans la grande nébuleuse en laquelle circulait Mohamed Merah, on déteste les Juifs et Israël, parce que les grands médias disséminent la haine d’Israël, parce que les bien pensants ne voient absolument pas le lien entre antisionisme et antisémitisme, ne voient l’antisémitisme qu’à l’extrême droite et semblent ne voir qu’un seul racisme préoccupant aujourd’hui : ce qu’ils appellent le « racisme islamophobe » : celui qui imprègne les gens qui comme moi, pensent étrangement que les djihadistes sont dangereux.

Mohamed Merah voulait mettre la France à genoux. Sa démarche était vaine : la France est d’ores et déjà à genoux. Dans une Europe qui est elle aussi à genoux et qui, il faudra y revenir et j’y reviendrai, n’a pas du tout tiré les leçons de la shoah.

Les soldats tués ont été enterrés. Deux enfants, leur père, et une petite fille ont trouvé une sépulture dans la terre du peuple juif, en Israël. Je pense sans cesse à la petite fille que Mohamed Merah a tiré par les cheveux et assassiné d’une balle dans la tête. Aucun animal n’atteint ce degré d’ignominie. Qu’aurait risqué Mohamed Merah s’il s’était laissé prendre vivant ? Quelques années de prison, c’est tout. En France, aucun châtiment n’est à la hauteur de certains crimes, et la vie des victimes vaut dès lors bien peu. Quand les victimes sont juives, la vie vaut moins encore, souvent, trop souvent. Mohamed Merah est mort, parce qu’il l’a choisi. Lui-même.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :

© Guy Millière pour www.Dreuz.info

 

  
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 14:26

 

 

 

Le Parisien du lundi 19 mars2012, rubrique "vivre en Seine-Saint-Denis":

 

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          A livre ouvert

Le combat d'une libraire:

 

Les coups de coeur de Valérie Expert, Marie-Neige Sardin libraire au Bourget et Gérard Collard, de St Maur.

  © L'oeuvre, Michel Lafon, Cherche Midi

Celle qui dit non de Marie-Neige Sardin aux éditions de L'oeuvre.

Marie-Neige Sardin a été victime de 27 agressions. Dans son livre, elle raconte son combat face à ceux qui veulent la faire partir du Bourget. "Je tiens à mon statut de libraire. Je suis la dernière libraire de la ville et si je pars la culture s'en va avec moi". La sortie de son livre n'a pas facilité sa vie quotidienne.

Résumé : J'ai longtemps hésité avant d'écrire ce livre. Il raconte ma vie. La vie d'une femme française ordinaire. Une femme qui travaille, qui élève seule sa fille. Je suis libraire. Peut-être l'une des dernières du 93. J'ai subi vingt-six agressions en six ans. Elles se sont produites sur mon lieu de travail, dans mon immeuble, dans les rues de ma ville. Aucun de mes agresseurs n'a jamais été puni. Le Bourget était jadis une ville paisible et accueillante. Elle a profondément changé. Les violences dont j'ai été la victime, je ne les ai ni cherchées, ni provoquées. Elles me sont tombées dessus comme la foudre. Enormément de personnes vivent aujourd'hui en France ce que je vis dans ma banlieue. Ce livre est un cri d'alarme, un appel au secours : il faut que cela s'arrête. Il faut que quelqu'un dise non.

Un mariage dans la cage aux lions de Rosa Bouglione chez Michel Lafon

Résumé : Depuis le XVe siècle, cette famille de tziganes a sillonné toutes les routes d’Europe. Ils ont commencé comme les parents de Rosa, avec une vieille carriole, montreurs de coqs prétendus de combat et de chiens déguisés en loups. Au seuil des années trente, les jours de représentation, c’étaient cent camions d’animaux et de matériel qu’il fallait décharger, et quarante tonnes de toile qu’il fallait déployer – sans treuil électrique – pour monter le cirque d’un soir ! Rosa en a connu, des voyages, avant que les Bouglione achètent le mythique Cirque d’Hiver, dont ils ont fait le temple de spectacles époustouflants. Et elle en a vécu, des aventures : un anaconda qui aimait trop les filles et resserrait la pression quand il s’enroulait autour d’elles, des dizaines d’éléphants égarés dans une ville, et les frasques de Jacky le gorille, qui ne buvait que du Perrier, gobait les œufs et se fabriquait un hamac avec les rideaux de douche des chambres d’hôtel… 

Bien sûr, il y a aussi eu des drames : les bêtes sauvages restent toujours dangereuses. Il y a eu des persécutions, au fil des siècles, et les horreurs de la période nazie. Quel courage il leur a fallu ! Quelle école de maîtrise et d’humilité que ce métier ! Dompteurs, dresseurs de chevaux, trapézistes, clowns blancs, auguste au costume de lumière : Rosa nous fait découvrir, au quotidien, la passion de ces virtuoses de l’impossible qui, aujourd’hui encore, mettent des étoiles dans les yeux des petits et des grands.

Madame B, ma seconde mère de Daniel Prévost aux éditions du Cherche midi

Résumé : Daniel Prévost se retourne vers son passé, sa petite enfance et son adolescence et nous dresse avec tendresse le portrait d'une femme qui, par sa présence bienveillante, lui fit don des rares moments de lumière de ses jeunes années.
Cette femme, c'est madame B., comme il l'écrit pudiquement. Elle était la directrice de son école primaire. Pleine de bonté et de générosité, elle le sortit avec douceur d'un contexte familial délétère. Elle fut pour lui un refuge permanent. Et Daniel Prévost n'hésite pas à écrire d'elle qu'elle était une "sainte laïque".
Sensibilité et émotion sont constamment présentes dans ce récit où l'auteur redonne vie à madame B.

Marie-Madeleine d'Enguerrand Guépy aux éditions de L'oeuvre

"Dans les rues de la vieille ville de Jérusalem, sous le soleil d’Éphèse, sur les routes rocailleuses de la Sainte- Baume, peu m’importe qu’on pense qu’elle était de lignée royale ou putain, qu’elle ait eu sept démons, trente-six maris, une passion tumultueuse pour un centurion romain, peu m’importe qu’elle soit enterrée dans cinquante endroits différents et que tout le monde se dispute son héritage, peu m’importe encore que l’on ait découvert trois cent cinquante manuscrits en langue ancienne qui fassent d’elle une grande prêtresse et la femme du Messie, peu m’importe encore les élucubrations de tous les écrivains en manque de sensationnel, peu m’importe surtout mes propres obsessions, car tout cela n’a aucune importance. En Judée-Samarie, au temps de la mandature du préfet Ponce Pilate, une femme sut adoucir le cœur de l’Éternel. Et l’Éternel réinstalla la femme en son mystère. Elle s’appelait Maria de Magdala et fut la première à voir Jésus ressuscité, Jésus, fils de l’Éternel, qui n’était venu que pour les pécheurs. Marie de Magdala, notre sainte, pour l’éternité."

  http://www.franceinfo.fr/livre/a-livre-ouvert/le-combat-d-une-libraire-559345-2012-03-17

 

LE SAMEDI 17 MARS 2012 À 10:45

 

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  • : Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une libraire au coeur du 93.
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  • : libraire sur la commune de le bourget depuis 36 ans, mon carnet de route au coeur d'un département en pleine mutation; mon vécu de victime et mes 34 agressions en 10 ans; mes humeurs, mes pourquoi, vos comment, mes pleurs,vos rires, la vie en somme . AVERTISSEMENT: Seuls les textes publiés sur ce blog sont écrits par moi-même.Il circule sur la toile des écrits signés de mon nom qui ne m'appartiennent pas.
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