13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 08:53

J’ai vu une piètre image de la Justice de mon pays, au procès de Marie-Neige Sardin

Mercredi 11 janvier s’est tenu le procès en appel de Marie-Neige Sardin devenue la libraire la plus célèbre de France suite à la médiatisation de son livre Celle qui dit non où elle témoigne des persécutions qu’elle subit non seulement de la part de la racaille bourgetine mais également – et c’est largement aussi inquiétant – de l’appareil judiciaire (cf les liens ci-dessous).

Marie-Neige est jugée pour « injure envers un particulier en fonction de sa race, de sa religion ou de son origine » ainsi que pour refus de se soumettre au relevé d’empreintes. Et ce mercredi nous sommes donc quelques-uns à être venus l’accompagner dont une personnalité de poids puisque Monseigneur Gaillot en personne s’est déplacé afin de montrer son soutien.

Après une attente de plusieurs heures Marie-Neige est appelée à la barre. Immédiatement le Président prend un ton agressif et méprisant en s’adressant à elle et durant toute la durée de l’audience il lui faudra à chaque fois regarder ses papiers pour se rappeler de son nom qu’à aucun moment il ne sera capable de prononcer de mémoire. A ce simple détail on sent tout de suite la rigueur avec laquelle il a étudié le dossier…

Monsieur le Président a le réveil grognon, lui qui a dormi durant une bonne partie des autres audiences de l’après-midi, à tel point que ses voisins devaient discrètement lui donner des petits coups de coude pour le réveiller.

Quand Marie-Neige lui explique qu’elle ne pouvait pas être touchée lors de la prise d’empreintes même au niveau des mains il ne comprend pas et prend cela pour de la mauvaise volonté. Elle insiste sur le fait qu’elle ne refusait pas l’opération mais réclamait seulement de la faire seule. Là il s’énerve, s’agite sur son siège jusqu’au moment où Marie-Neige lui dit que c’est à la suite de son viol, qu’il lui est très difficile d’être touchée sauf par sa fille et que seules quelques personnes peuvent l’approcher, et encore pas toujours, même sept années plus tard.

Engoncé dans ses certitudes il la houspille en arguant qu’un toucher de doigts même après un viol n’est certainement pas un problème. On se demande si Monsieur le Président a idée de ce que signifie le mot « viol ».

Marie-Neige évoque ses 26 agressions et là le Président s’exclame ébahi « vous avez subi 26 agressions ?! ». Nous nous regardons estomaqués : il n’a pas étudié le dossier, il n’a pas pris connaissance des agressions, il ne sait absolument rien de l’affaire qu’il instruit alors que tout cela avait été abordé dans le premier procès à Bobigny et figurait dans les pièces… Nous sommes accablés.

Pendant ce temps l’Avocat Général avachi sur sa chaise, les genoux au niveau du torse, s’ennuie ferme à tel point qu’il pousse par moments de grands soupirs, baille et même s’endort lui aussi, le visage caché du public par sa main dont il écarte les doigts pour que nous n’assistions pas au spectacle de sa sieste. Et pourtant il dort, d’un œil peut-être mais tout de même…

Le sort judiciaire des citoyens est entre leurs mains et ces messieurs s’en moquent…

Concernant l’accusation de racisme, lorsque Marie-Neige raconte au Président qu’il y a méprise sur les termes, qu’elle n’a pas traité sa voisine de « bamboula » mais qu’elle lui a demandé en pleine nuit d’arrêter de « faire la bamboula », une expression ordinaire que tout un chacun peut employer dans la vie courante, celui-ci comme l’avait déjà fait la Présidente du Tribunal de Bobigny fait mine de ne pas la connaître. Le Président a pourtant une soixantaine d’années, on peut dire qu’il a vécu, qu’il ne connaisse pas cette expression semble assez peu probable.

Il n’a de cesse d’agresser, de contredire, de hausser les épaules, d’essayer de se souvenir du nom de la personne qu’il accable de reproches. L’hostilité est palpable, pour ne pas dire pesante.

Quand il s’étonne de ce que Marie-Neige n’ait pas insisté auprès du commissariat pour faire valoir que tous les voisins n’avaient pas été interrogés mais seulement les deux avec lesquels elle était en conflit alors que d’autres voisins lui étaient favorables, elle lui répond qu’effectivement la plainte n’avait été instruite qu’à charge par le commissariat. Ce qui fait proférer au Président ces paroles incroyables et qui n’engagent évidemment que lui « Bien sûr, le commissariat de la Courneuve ne s’occupe que des noirs ! ». Sceptiques, nous nous regardons sans bien saisir où est le rapport ni où il veut en venir mais nous pensons qu’il a peut-être besoin de se défouler. En tout cas la tirade est intéressante…

Quant à l’Avocat Général, durant les moments où il ne somnole pas il se cure le nez puis joue avec ce qu’il y trouve histoire de se distraire un peu, passe ensuite aux ongles qu’il nettoie un à un. Il s’amuse avec sa montre bracelet, se remet à bailler. A ce stade, même un employé de la Poste serait plus vif !

Quand le Président le réveille en lui demandant s’il a quelque chose à ajouter il se lève et répond invariablement qu’il laisse le jugement à son appréciation puis se rassoit. C’est qu’il ne faudrait pas trop se mouiller surtout si l’on n’a pas écouté un traître mot des débats. Concernant les 500 euros réclamés à Marie-Neige il décrète que c’est une petite somme de rien du tout et que ça ne devrait pas poser de problème. Pensez donc, 500 euros, pour ce monsieur c’est presque un pourboire.

Quand l’avocate de Marie-Neige au moment de sa plaidoirie remet au Président les copies des pages de son blog pour servir de pièces au dossier, il les écarte sans même prendre la peine d’y jeter un œil.

Voilà l’état de la Justice française, une grosse machine incapable d’appréhender le vécu des citoyens qui passent dans ses rouages. Une expérience vécue qui permet de mieux comprendre le sentiment d’impunité des délinquants.

500 euros, c’est vrai, ce n’est presque rien, juste le prix de l’humiliation, de la honte et de l’in-justice.

Nous quittons la salle en silence. Dans le couloir des caméramen nous attendent pour recueillir les premières réactions de Marie-Neige. Le délibéré aura lieu le 15 février. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts.

Caroline Alamachère

http://ripostelaique.com/marie-neige-sardin-je-repasse-au-tribunal-pour-avoir-dit-arretez-de-faire-la-bamboula.html

http://ripostelaique.com/marie-neige-sardin-declaree-coupable-en-8-actes.html

http://ripostelaique.com/mesdames-les-juges-de-marie-neige-sardin-la-bamboula-est-francaise-depuis-1688.html

http://ripostelaique.com/jetais-au-proces-de-marie-neige-sardin-le-terme-bamboula-

 

 

 

 

Moralité à la sauce Sardin, n'engageant que moi-même et en aucun cas l'auteur de cet article et encore moins le site le publiant:

Voilà l’état de la Justice française, une Justice de nantis trop bien nourris, absolument incapables d’appréhender le vécu de ceux qu’ils interrogent, des nantis incompétents, méprisants, des bouffons.

Une mascarade qu’on n’imagine pas si on ne l’a pas vue en vraie, une Justice fantoche qui inverse les rôles et les valeurs, qui permet que des délinquants multirécidivistes vivent libres et heureux pendant que des victimes sont accusées, molestées, inquiétées, bafouées et rackettées.

 

Dernière minute: le 15 janvier 2012 à 7h15, un individu me guettait à l'arrière de la boutique et a tenté de m' agresser au moment de l'ouverture de cette dernière par deux fois en quelques minutes. Seule l'intervention de l'un de mes clients et la vue de mon " stun gun" m'ont évité le pire.....

 

Comme quoi, ceux censés assurer ma protection n'en feront rien et ceux censés juger mes agresseurs n'en feront guère plus, ne se réveillant que lorsqu'il s'agit de discréditer "la femme sardin".

 

Les institutions, les élus,  pratiquent  une non assistance à personne en danger caractérisée qui, je vous rassure, leur permet de se regarder tous les matins dans la glace sans avoir le sentiment  d'abuser le peuple.

 

 

74716224_477b17ed25.jpg

 

 

Liberté, Egalité, Fraternité, depuis huit ans, trois mots qui me sont interdits.

 

 

 

Repost 0
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 12:06

2171313087_82951c4fa2.jpg

 

Citation à comparaître à l'audience de la cour d'appel de Paris pour propos outrageant "Bamboula" et refus de se soumettre aux prises d'empreintes le 11 janvier 2012, à partir de 13h30, au 6 boulevard du palais, escalier K, 7ème chambre, pôle 2nd section.

Seule une relaxe serait une victoire de la vérité et une reconnaissance de mon statut de VRAIE VICTIME.

Tout autre condamnation sera vécue comme un assassinat en live.

Profondément blessée par la violence des institutions à mon encontre, par la volonté, en Seine Saint Denis et au tribunal de Bobigny, en particulier, d'achever les victimes, surtout si ces dernières osent s'exprimer ou  pire, osent vouloir la condamnation de leurs agresseurs,  je cesse toute alimentation pour ne la reprendre qu'au verdict si celui-ci est juste.

Cette action n'a pas la volonté d'apitoyer la justice, ni même de lui mettre une pression quelconque, loin de là, mais de lui prouver qu'une citoyenne est capable d'assumer ses choix pour une cause: une véritable écoute du peuple et des victimes qui s'épuisent dans la survivance.

Moi, Marie Neige Sardin, fille de Jean Sardin, petite fille d'Ambroise Sardin et d'Augustin Michaud, refuse par cette grève de la faim, que les valeurs institutionnelles de mon Pays soient inversées, au nom du politiquement correct.

 

 2812300880_5f20f054b4.jpg

Repost 0
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 12:50

Certainement le dernier article de l'année concernant: "celle qui dit non".

 

1091202218_ee17f2eb37.jpg

 

 Une énorme surprise pour moi et un merveilleux cadeau pour toutes les victimes, auxquelles je pense en ces jours de fêtes, si douloureux à passer.

Un hommage, pour celles et ceux qui se taisent, se terrent, s'oublient.

 

390017_1761574935770_1730993569_1039003_1751773451_n-1-.jpg

 

La vie existe, après, autrement; ce livre est avant tout pour vous; osez, encore, toujours, dire votre vérité, même si le politiquement correct général vous en dissuade, vous retrouverez la liberté d'exister.

 

  3069966094_41392f7613.jpg

Repost 0
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:30

Comme le veut la tradition, je lance l' invitation:

3134127040_7c4ba55716.jpg 

 

 

 

  Pour mettre de la chaleur en nos coeurs et en nos rues,

 

 

 

 DSCN2866.JPG

 

 

 

Trois sapins sont arrivés sur le devant de l'échoppe, pour le plaisir des petits et des grands............

 

 

DSCN2867.JPG

 

Ils attendaient leurs décorations pour ce soir et puis, ce que j'espérais pouvoir éviter, arriva  .......

Vol en plein jour de deux d'entre eux, le dernier portera donc nos couleurs, comme on hisse un drapeau.

Un courrier au premier magistrat de la ville:

                        Monsieur Le Sénateur-maire,

Bonsoir,

Permettez moi de vous exprimer ma plus grande colère, soit la goutte de trop.

J'avais pour le plaisir de tous, mis trois sapins devant ma boutique, symbole de joie et de partage, je m'apprêtais à les décorer, là aussi sans doute, un droit qui m'est refusé.

Un effort important financièrement pour ma boutique et notre situation.

Deux sapins viennent d'être dérobés, le plus haut (2m50) et un plus petit, en plein jour, les attaches sectionnées, entre13h et 16h10, correspondant à ma coupure. Si comme la police municipale me l'avait dit, une caméra est 24h sur 24h, orientée sur la boutique, le vol doit être visible, enfin j'ose l'espérer.

Vous m'accusez auprès des journalistes de noircir la situation de notre ville, la situation est encore pire que celle que je décris avec beaucoup de retenue; visiblement il n'y a aucun respect de ce que je suis, de ce que je représente et ce harcellement constant de la part d'un certain nombre d'individus, devra bien cesser un jour ou l'autre que vous le vouliez ou non!

Vous êtes le premier magistrat de la ville, vous vous targuez partout d'une baisse de 13 pour cent des agressions, des délits et vols ; alors expliquez moi pourquoi, j'en suis toujours au même point, avec par deux fois des agresseurs au couteau dans vos bandes vidéo certes, mais aucunement inquiétés et là un vol sans aucun sens à part celui de nuire encore et encore.

Toucher aux sapins était la dernière choses à me faire; j'avais d'ailleurs par un texto prévenu les municipaux de leur mise en place, pour les protéger de loin. Il est des valeurs lorsqu'on les attaque, qui valent déclaration de guerre à mes yeux, pas contre vous, rassurez vous, mais contre ceux qui commettent l'impardonnable. Le dernier sapin sauvé est aux couleurs de la patrie, parce que je suis "celle qui dit NON".

J'ai le droit de vouloir faire plaisir à ma clientèle, le droit de fêter Noël sur ma devanture, le droit de vivre en une période dite de paix en toute sérénité. Il est de votre devoir à tous de faire que cette volonté soit réalisable et respectée.

citoyennement votre .

mn sardin

  DSCN2868.JPG

 

Contre rendu d'enquête: Qui a volé, a volé .............

 

   

Repost 0
Published by vegaelnath - dans histoires d'en ville
commenter cet article
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:16

La librairie étant un véritable lieu d'échanges et de dialogues, elle bruisse depuis quelques jours de rumeurs en tous sens; chacun s'empressant de venir me raconter le dernier acte d'une pièce, où le bourgetin va sans doute encore une fois, être le dindon de la farce.

 

 

3805724233_96511505ea.jpg

 

-D'un côté, un citoyen bourgetin, lassé par le climat régnant sur la ville, se sentant investi d' une mission: réveiller les consciences, en dénonçant haut et fort ce que chacun cherche à ne pas voir, tant l'affaire est grave et la situation désespérée.

Il met en route son blog, certes un tantinet agressif et provoquant, mais les propos ne cassant pas non plus trois pattes à un canard.

http://foy.typepad.fr/le-blog-de-sebastien-foy/2011/11/le-collectif-de-defense-des-bourgetins-devient-une-association.html

Il commet une erreur de débutant, en ne justifiant pas, chacune de ses attaques.

-De l'autre côté, Monsieur le maire, devenu depuis le 25 septembre, Monsieur le sénateur-maire et sa femme, la directrice générale des services.

Ils officient en coeur depuis de nombreuses années; je trouve d'ailleurs vraiment mignon qu'il se soit passé une si belle romance en ma ville, tout en regrettant que les festivités se soient déroulées en dehors de cette dernière; comme si le bourgetin ne devait être sollicité qu'en cas de coup dur, mais point pour le partage du bonheur.

Ils savent tous deux, fort bien nager en eau trouble ou limpide suivant les cas.

Ils ont une expérience, une notoriété à préserver, un rôle à jouer; d'ailleurs à ce titre ne touchent-ils pas des frais de représentation?

Le grand paris, c'est comme pour notre marché provençal, leur oeuvre, leur bébé et de ce fait, notre cité, aux yeux du monde, ne peut être que lumineuse.

Le décor étant planté, les acteurs ayant pris place, je déboule au conseil municipal; quatre points me tiennent à coeur: la propreté de nos rues, la vidéosurveillance, la protection fonctionnelle du maire et la protection fonctionnelle de la directrice générale des services.

Sur ces deux derniers points, mes neurones tricotent dur, c'est quoi cette histoire, jamais entendu parler de ce point de détail, et cette protection contre qui , pourquoi; je nage en plein marécage, je le pressens.

J'avais bien saisi que les deux portaient plainte contre l'un, histoire d'écraser du talon ce moustique qui osait les entacher. Pour ce faire, il suffisait de se taper l'édito du maire sur le site de la ville et bingo cela allait nous coûter gros:

 

 


 

  Ce qu'il m'a été donné d'entendre et de voir ce soir là, m'a, dans un premier temps sonnée, je croyais avoir cauchemardé.

Le conseil municipal a voté tout simplement la couverture totale, des frais engagés(avocats, huissiers, etc) pour le maire et sa femme dans la plainte en diffamation à l'encontre d'un opposant blogueur; certes c'est inscrit dans le code pénal, mais de là, à s'en servir, quand on vient d'être élu sénateur et que l'on cumule les fonctions et les salaires.....que madame visiblement n'est pas au RSA;il fallait avoir une certaine audace; voire même un grand courage, pour se mettre ainsi à nu devant les citoyens bourgetins.Cela donne pour moi une future grande pièce de théâtre:

 

"Quand ceux qui ont tout, veulent en plus s'approprier le rien, histoire de peaufiner leur image "

 

 

Bizarrement d'ailleurs l'édito est  tronqué de la moitié de cette vérité. Une réalité qui montre, qu'en ma bonne ville, il ne fait pas bon s'exprimer; tous les moyens seront utilisés pour museler l'opposition fusse t'elle sans titre. Car pour ce qui est de l'opposition rose, ayant audience à la sainte table, elle ne daigna pas, prendre part au vote, ne s'opposa à rien, ne défendit personne, pas même le citoyen, histoire de ne point froisser le premier magistrat de la ville.

Profil bas sur toute la ligne, rien que du mou et du vent. Poursuivons notre sente vers demain .

 

  6525026309_8d376a569b.jpg

Bien faire et laisser dire, une devise que l'on ne verra jamais au fronton de l'hôtel de ville, car ils besognent mal et ne laissent point dire.

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by vegaelnath - dans histoires d'en ville
commenter cet article
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 07:38

Une rencontre entre deux portes, entre deux émissions, entre deux livres, entre deux femmes, entre deux mondes.

 

Un regard, une écoute, un espoir.....

 


 
 

 

Nous pouvons tous et toutes habiter à notre manière l'une ou l'autre des planètes décrites par "Le Petit Prince".

Une planète comparable à celle du petit prince a cependant de bonnes chances d'être la seule que nous souhaitions vraiment habiter au fond de nous-même.

  

3977152733_9415e844d4.jpg

 

Le texte du Petit Prince est à son tour, si habitable que nous pouvons nous y sentir "chez nous", près de tant d'autres humains.

De là sans doute son aura et ma volonté qu'il demeure encore et pour longtemps en terre bourgetine.

Repost 0
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:36

Pour la première fois, un direct m'a été offert...

 

c-est-au-programme.png

 

grâce à toute une équipe:

                                   celle de "c'est au programme" .

 Je la  remercie vivement pour la confiance accordée, la parole donnée et l'écoute accordée.

Au détour des couloirs, dans la salle de maquillage, puis dans la salle dite d'attente, une rencontre avec le rire.

Un homme possédant une grande humanité a su naturellement me prendre amicalement, le temps d'une pause, par les épaules.

 

2011-12-08-09.44.35.jpg

 

Un geste disparu de ma vie depuis sept longues années, lié à l'impossibilité de subir, sans de graves angoisses intérieures, le toucher; séquelle du viol en réunion; sans doute une excellente thérapie par le rire.

Une matinée,au nom de toutes les victimes contre le mur du silence.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:33

 

4279533423_163e546f45.jpg

 

Cette semaine a été riche en avancées: enregistrements de reportages, contacts journalistiques, échanges constructifs avec la population, tout pour transformer, cette dernière, en une douce trêve.

Mais c'était sans compter sur la connerie humaine, sans compter sur la haine de ce que je représente aux yeux du plus grand nombre, sans compter sur les donneurs de leçon qui n'apprécient pas que les médias osent me donner la parole.

Nous sommes en fin de matinée, un client entre, il prend un parisien, s'avance vers la caisse, quoi de plus normal; je me retourne légèrement, tout en me reculant de quelques centimètres pour prendre le supplément télévision allant avec le journal du jour.

Je sens brusquement imploser mille bulles multicolores dans mon crâne, une douleur fulgurante me coupe le souffle, mes dents raisonnent dans mon coeur, mon petit déjeuner refait le chemin inverse, je suis secouée, j'ai vu trente- six chandelles, dans un silence mortel.

 

DSCN2839.JPG

 

Confuse, sous le choc, je vérifie mon intégrité, je m'extirpe tant bien que mal de ce demi-coton, tente de retrouver le fil de la vie et réalise que l'on vient de me décocher un coup de poing en pleine figure, partiellement évité, grâce à mon retournement.

Qui était -il, comment était-il, qu'elle heure était -il, des questions qui resteront pour moi comme une silhouette, comme une bouffée de cigarette, comme une traînée de poudre dans un champ de blé.

Au fur et à mesure que le brouillard s'estompe de mes yeux, grandit en mon sein un profond dégoût pour cette société qui ne fait rien, ou si peu, pour me protéger.

Elle m'accuse de tous les maux, jouant  la carte de la bien pensance et l' atout du politiquement correct; me reprochant de me victimiser sans cesse alors que je désire tout simplement, exercer mon métier, sur la terre de mes ancêtres.

Elle me condamne, me poussant à prendre les armes, là où je n'offre que des mots, des idées à partager.

Je n' ai déclenché aucun alarme, passé aucun coup de fil aux autorités policières, juste pris mon chemin pour me rendre chez mon médecin; histoire de retrouver ma route, en quête sans doute de réconfort.

Parvenue en son cabinet, je n'ai pas su, là non plus, lui exprimer mon désarroi, ma peine.

Mes émotions étaient si loin, si loin de moi, comment les rapatrier en quelques minutes; elles me manquent terriblement; abandonnées sur le bord du chemin, elles sont orphelines de moi, comme je le suis d'elles.

L'intérieur de ma bouche a viré au noir, sur le dessus de mes lèvres la marque de sa bague; il est conseillé de ne pas utiliser de vinaigrette pendant un certain temps, le tout a gonflé dans la nuit pour finir par se résorber peu à peu.

Ce coup porté gratuitement laissera en moi plus de pourquoi que de réponses. 

Toutefois j'ai remarqué qu'au fil des jours, depuis la sortie du livre, tout a été fait pour éloigner de moi, les rares amis locaux, encore fidèles; certains ont résisté, d'autres, ecclésiastiques, ont préféré suivre la foule, craignant pour leur propre vie et leur aura locale, me reniant par trois fois, crachant ainsi sur vingt ans d'amitié et de loyaux services.

Une autre raison me hante également, l'heure du "grand Paris" où l'on vante de partout, la magnificence de ma commune: Le Bourget.

 

 

 

A l'heure où l'on s'acharne à démontrer son rôle essentiel dans le Paris de demain, moi je m'obstine à prouver la réalité du quotidien des bourgetins.

Je veux que la vérité éclate, là où nos élus veulent qu'elle se dissimule.

Je tente d' imposer un présent, là où l'on ne désire que du futur.

Je mesure,

à quel point, il est délicat de vouloir préserver nos repères, nos valeurs pour notre descendance;

à quel point les hommes sont capables de s' acoquiner pour protéger leurs intérêts qui ne sont pourtant pas les intérêts du peuple.

à quel point, mon département est gangréné de partout;

à quel point, mon devoir est de résister, de lutter pour que ne meure jamais, ma ville, de notoriété internationnale, devenue aujourd'hui la commune la plus islamisée du département,  comme le déplore, le professeur Jean Paul Gourévitch dans son livre "la croisade islamiste":

"Une politique électorale naturelle dans des banlieues très majoritairement musulmanes, comme à Créteil ou au Bourget "

 Découvrir, ce record, m'a touchée; je ne pensais pas, à un tel déséquilibre et comprend pourquoi le bien vivre ensemble n'a plus sa place, pour eux.

Perdue dans mes pensées, abattue par ce double choc, j'ai vu arriver à la boutique un gros colis, une chaleur émotionnelle m'envahissait au fur à mesure que je découvrais le cadeau :

Un bouquet de friandises, comme un bouquet d'amour, comme un bouquet de demain, comme un bouquet de toujours:

 

DSCN2840.JPG

 

 

 L' expéditeur, une jeune fille, qui m'écrit :

" Je ferai en sorte que mon sourire vous soit gravé au fond des yeux; que pour les mauvais jours, de loin, vous ayez l'impression que je sois à vos côtés, toujours."

Repost 0
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:46

 

310151_2185081946815_1240005163_3637131_948269211_n-1-.jpg

Il est parfois des articles qui résument en une phrase toute votre pensée, tout votre combat; vous donnant ainsi le sentiment d'avoir été comprise, sans avoir strictement rien dit.

Cet édito d'Alexis Brézet dans le figaro magazine de la semaine m'a réconfortée; il a redonné à mon coeur, l'espoir dont il avait besoin pour poursuivre la lutte.

Ses larmes séchées et son nez essuyé, le petit grain de sable que je suis a repris son travail, soit enrayer les machines institutionnelles pour sauver nos enfants; afin que demain, comme j'aime l'écrire souvent en dédicace de mon livre, soit un jour lumineux, heureux et paisible.

Durant deux jours, une colère, que dis je une indignation, que dis je, une surexcitation, une acrimonie, une crise, une hargne, une agressivité, une violence, une explosion, un courroux, un emportement, une exaspération,  a rongé mon âme toute entière, devant mon impuissance à faire condamner un agresseur, ayant deux identités et utilisant une fausse carte de résident .

Il est le chapitre treize de "celle qui dit non": une étagère pour un journal.

Nous attendions la réponse de la CIVI pour savoir, si j'avais au moins le droit à un dédommagement compte tenu des préjudices moral et physique que j'ai subis.

Cette réponse la voici, je ne ferai pas appel; je  préfère la partager avec vous tous,  tant elle nous montre à quel point au tribunal de Bobigny, les valeurs françaises sont inversées.

 

DSCN2827.JPG

DSCN2826.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 DSCN2829.JPG

DSCN2828.JPG 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui qui n'a pas été poursuivi, fait usage de faux papiers, on ignore donc qui, il est vraiment; ce qu'il a déjà commis et je n'ose imaginer ce qu'il commettra à la vue de ce qu'il m' a fait subir pour un journal.

 

http://le-bourget.over-blog.com/article-deux-identites-une-etagere-et-un-classement-sans-suite-50662807.html

 

Gardé quelques heures en garde à vue, il est reparti libre, alors que moi, qui ait pignon sur rue, paye mes taxes comme toute bonne citoyenne, je  me vois infliger 24 heures de garde à vue pour UN mot "bamboula" sorti de son contexte et une amende de 500euros .

Pour parvenir à de telles conclusions, mais surtout à de telles décisions, le tribunal, tout comme le commissariat,  ne recule devant aucune manipulation:

-Absence d'infraction, malgré 10jours d'ITT.....

-Absence de témoignages de l'auteur, aucune audition de ce dernier....

-Certificat illisible; il suffisait de réclamer l'original aux UMJ....

- Appel rejeté pour avoir saisi la CIVI à plusieurs reprises; il en va ainsi après chaque agression d'après les textes de lois .........

Le procureur de la république, le même, me poursuivant pour bamboula et m'ayant imposé ma garde à vue, émet donc une conclusion défavorable à une quelconque reconnaissance de mes blessures.

Quel superbe déni, comme cet agresseur doit se sentir désormais TOUT PUISSANT.

Vous venez de lui donner le droit, d'appliquer sur NOTRE territoire, SA loi. La France Abusée.

Vous balayez d'un revers de manche, le droit des innocents devant aussi et d'abord être respecté.

Les "bons apôtres" de la deuxième chance pour les coupables vous saluent bien bas sans doute et vous honorent certainement, mais sachez que le Peuple de France vous regarde et qu'il désapprouve votre choix.

 

299920_1998679446869_1240005163_3530260_1675935788_n-1-.jpg

 

 

Ce peuple a le droit de s'indigner et même de vous juger, car avec un peu de bon sens, un zeste d'audace, un relent de courage, vous pourriez appliquer LES LOIS qui sont à votre disposition pour que le bien vivre ensemble soit une réalité et non un cauchemar quotidien.

 

Repost 0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:28

Page-74-Rencontre--1-.jpg

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une libraire au coeur du 93.
  • Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une  libraire au coeur du 93.
  • : libraire sur la commune de le bourget depuis 36 ans, mon carnet de route au coeur d'un département en pleine mutation; mon vécu de victime et mes 34 agressions en 10 ans; mes humeurs, mes pourquoi, vos comment, mes pleurs,vos rires, la vie en somme . AVERTISSEMENT: Seuls les textes publiés sur ce blog sont écrits par moi-même.Il circule sur la toile des écrits signés de mon nom qui ne m'appartiennent pas.
  • Contact

Mon Livre

51MhggLcY8L._.jpg

Recherche

Le site de l'échoppe

02 original

Archives