19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 17:05

De longues semaines d'absence, d'errances intérieures, de plongées en apnée dans un silence quasi religieux.

Pour seuls signes de vie, le babillage des hirondelles, le sifflement des merles et le croassement des grenouilles amoureuses.

 

 


 

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Allongée sur la mousse, les pieds trempant dans une petite source alimentant l'étang, je suis Bien, je Vis.

Ici nul danger humain, nul risque de voir surgir la haine au détour d'un roseau ou d'une fougère, nulle peur ne venant mettre mon corps en émoi. Juste l'apaisement, le vrai; celui vous reliant directement aux cieux, tant l'instant est magique, cristalin, puissant, énergétique, étincelant de lumière et du bonheur de le vivre, malgrè tout.

Les branches du saule pleureur, agitées par un léger souffle, viennent me chatouiller le visage. Ces caresses furtives me font sourire aux anges, les rayons du soleil réchauffant mon corps givré font le reste. Moments de plénitude, comme vous allez éclairer mon combat!

C'est en ces lieux, oubliés des hommes mais non de Dieu, que j'ai songé à Ma France.

En pratiquant vingt-sept jours de grève de la faim, j'ai pu mesurer à quel point, les intérêts propres des uns et des autres primaient sur l' utilité collective.

Mon erreur, si je puis dire, a été de ne point en avoir mesuré la profondeur; malgrè des appels téléphoniques au cabinet du maire, des mails, des fax en provenance de toute La France, de l' Europe et des Etats Unis, de personnes s'émouvant de la situation, nul ne daigna détourner le regard et encore moins formuler une réponse, fût-elle de politesse. Monsieur le maire, sénateur de surcroît, Monsieur le député, également interpellé par le peuple et toute la municipalité se sont donc largement gaussés de cette grève; n'y attachant aucune importance voire pire, souhaitant en petit comité "trouver rapidement un tas d'os derrière la caisse!".

Humour noir, me direz-vous....qui se poursuit lorsque je croise des anciens bourgetins, à qui j'ai pourtant bien des fois, tendu la main et qui me lancent en pleine rue, tout sourire:

"Alors vous n'êtes pas encore morte, depuis le temps que l'on veut vous assassiner?".....

Idem, que songer, lorsque le personnel de mairie, répondant aux appels me concernant se permet d'ironiser, de montrer son exaspération tout en vomissant son mépris et sa haine à mon encontre. Sans doute ne sait-il pas que le pouvoir est chose fragile et que la toute puissance ne promène pas son cul sur les commodes.

Certes l'on ne peut pas plaire à tout le monde.

Le doute, concernant cette grève de la faim, se logea  même, là où je ne l'attendais guère, chez des patriotes, des amis où se targant de l'être.

La palme revenant à une ancienne poule de luxe, résistante de la première heure, dégueulant à longueur de posts sur tous les sites relayant notre affaire, ne m'ayant jamais rencontrée et ayant la science infuse; mais au moins a t'elle le mérite de le faire à visage découvert et aux yeux de tous, assumant ses paroles et ses écrits.

Elle fut suivie dans sa débauche, par des relations aux agissements beaucoup plus pervers, malsains et scabreux, appartenant à la blogosphère, reportant sur l'autre, leurs propres carrences, leurs insuffisances et recherchant le conflit de façon à provoquer une catastrophe, à partir de rien, une mise sur le dos, voire une mise à mort de façon gratuite! Là, tout se fait sous le manteau, sous des pseudos et en messages privés. Quel courage, quelle audace, avec ceux là, ma France, elle peut aller se rhabiller!

Depuis fort longtemps, je pressentais ce climat, un monde de messes basses et de mensonges; un monde faisant de ma cause et de moi le bouc émissaire des lâches, m'écrasant en tous sens.

Je préfère en sourire, car en agissant ainsi, ils m'ont libérée de mes chaînes.

Perchée sur mon fil d'acier, en équilibre perpétuel pour cause de bourrasques intempestives, là haut, au-dessus de la mélée, je vous observe, monde d'en bas, dans votre course au pouvoir et à la reconnaissance.

Les mois à venir sont ceux de la campagne municipale, vous m'avez octroyé des droits qui sont en fait les vôtres, ceux du grand déballage, de l'irrespect, de la raillerie.

Certains vont sortir de la liste du maire pour se présenter contre lui, d'autres qui étaient dans l'opposition vont la rejoindre. Un troisième fait la pute partout où il peut pour ratisser large, se targuant d'appartenir un coup à l'ump, un coup au fn suivant son interlocuteur et présentant sa candidature sur une radio arabe.

Croyez moi, il y a matière à écrire sur ces raclures politiques qui n'ont que faire du citoyen, de leur commune, de la culture et du bien vivre ensemble qu'ils prônent à longueur de discours et de tracts.

Voici un bel exemple de partage culturel,authentique, sincère qui rend simplement le peuple heureux:

 

 

 


 

 

" Le monde est plein de gens qui se disent des raffinés et puis qui ne sont    pas, je l'affirme, raffinés pour un sous"

                                                             Louis-Ferdinand Céline


 



 

 

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Published by vegaelnath - dans histoires d'en ville
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