8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 08:19

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ils sont partout, sur le papier, dans les rues, dans les vidéos et sur le marché, dans les escaliers et les coursives, en mairie, en préfecture, au tribunal ou au commissariat; pourtant, malgré cette présence de tous les instants, vos questions, mes attentes demeurent sans réponses depuis désormais six longues années.

 

En découvrant cet article dans le journal de la ville, j'ai mesuré à quel point,  ils étaient tous complices et solidaires dans ce politiquement correct que je dénonce à chaque fois que je le peux.

Tous présents en ma ville et pas un seul n'a au moins eu  la démarche franche, voire audacieuse, de me rencontrer par humanisme, par responsabilité, par devoir, par réaction, par compréhension.

Le dossier ne les interpelle pas, ils le gèrent en petit comité, en toute discrétion, dans le silence. Comme l'ont écrit certains, ils pratiquent, des "petits arrangements entre amis".

 

Je suis devenue  cette citoyenne clandestine que nul ne défend, que nul ne protège, mais que l'on met en garde à vue pour une expression "arrêtez de faire la bamboula" et une soit-disant dégradation de scooter.

Ce dernier, stationnant jour et nuit à tout vent, n'était d'ailleurs plus assuré depuis deux mois. Sa propriétaire avait sans doute trouvé là, une idée géniale, pour se faire rembourser les dégâts occasionnés par elle-même au moment d'une chute sur la chaussée et les autorités y ont vu une aubaine, celle de m'imposer leur dictature; car avouons le "ils n'en peuvent plus de moi "; comme je les comprends, tant d'insistance, de bonne fois, de vérité, de valeurs, de droitures, d'abnégation, de résistance, ne peuvent être que pure folie en ce monde où seule la déraison d'état prend place un peu plus chaque jour.

 

 

NON, la ville ne se mobilise pas pour ma tranquillité, la preuve en image :

 

 

 

 

 

 

 

 

NON, "la délinquance de proximité n'a pas reculé d' environ vingt pour cent" dans le vécu de chaque bourgetin, loin de là.

Sur le papier certainement, chiffres à l'appui, je sais qu' ils sont capables de nous le prouver.

Ils oublient de parler de toutes les plaintes que l'on refuse de prendre, au commissariat de La Courneuve ou à l'annexe du Bourget, pour des raisons futiles, faisant  que les victimes arrivent à la librairie en me disant " ils ont pas voulu prendre ma plainte, tu te rends compte .......Comment je fais, c'est une honte?"

Cette méthode simple, efficace pour les statistiques, pratiquée sans doute aussi en d'autres communes, masque la réalité, nous mettant encore plus en danger; là encore, ce perpétuel déni et une victime qui s'en retourne avec son vécu et des souffrances qui ne seront jamais reconnues par les institutions. Silence "tout va bien".

 

Alors bien sûr, quand j'entends et vois le Maire d'une autre commune, prendre des positions claires, ne pas pratiquer la langue de bois et m'entendre enfin, j'ai presque envie de lui sauter virtuellement au cou de bonheur, pour le remercier.

 

 

 

 

 

 http://www.enquete-debat.fr/archives/dossier-marie-neige-sardin-un-ete-2010-mouvemente

 

 

 

Enfin, un écho à mes maux.

 

 

Enfin une reconnaissance vraie et sincère.

 

 

Enfin une approche, vers ces questions de fond, que nous devons traiter au plus vite, avant qu'un jour, pardonner, ne soit plus possible.

 

 

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:54

 

Trois semaines de fermeture, histoire de retrouver mon village et ses anciens.

 

Trois semaines de bonheur, au coeur d'une province, celle où reposent mes grands-parents et mon père.

 

Trois semaines d'échanges vrais, assise au bord du fleuve de mon enfance, à tenter de comprendre" l'impossible".

 

Trois semaines de rires, d'émotions sincères, tant la nature m'a comblée de mille cadeaux.

 

Trois semaines d'émerveillements quotidiens, en osmose avec un maître de ballet aux allures aussi étranges que superbes.

 

 

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 Ils ne m'ont jamais quittée, confidents éphémères de mes souffrances, ils me conduisaient peu à peu  vers demain; se posant qui, sur ma main, mon épaule, mes cheveux, me faisant redécouvrir ce contact à l'autre comme une caresse à mon âme.

 

Depuis, l'échoppe a repris ses activités, " l'impossible" erre toujours au fond de mon être, tel du gros sel sur la béance de mes plaies; ma chatte, je n'ai point retrouvée, mon dernier panneau publicitaire a de nouveau été déterrioré, ma sonnette d'entrée de boutique a été volée puis jetée, mes voisins me pourrissent toujours autant la vie et pourtant, pourtant, au détour d'un rayonnage, j'ai soudain ressenti, une légère brise en mon coeur.

 

Plantée là, à choisir, qui sa bierre, son sandwich ou sa salade, la "police dite nationnale".

 

J'ai ressenti un puissant calme intérieur et tout en déposant virtuellement, entre eux et moi, l'image du papillon, j'ai tenté de croiser les regards de ceux, qui m'avaient refusé un verre d'eau, là, en face à face, droit dans les yeux, sans les supers pouvoirs, d'humain à humain(enfin si je puis encore me considérer comme appartenant à l'espèce).

 

Pas un seul n'a osé me regarder, leur gêne profonde était palpable, leur embarras suintait de leurs pores, sous mes yeux interrogatifs certes, curieux certainement, un tantinet moqueurs sans doute.

Eh oui, faire ses achats divers et se promener avec une bouteille de vin à la main ne fait pas trop sérieux quand on porte l'uniforme.

 

Il était sans doute plus facile de me dire durant ma garde à vue " que les racistes n'ont pas de besoin ici" pour vous faire bien voir des diverses composantes du commissariat de La Courneuve, que de me saluer comme vous le faisiez avant, lorsque vous désiriez lire gratuitement dans la boutique, les résultats de vos équipes préférées, où les derniers potins de "public' ou de"voici".

 

Fort de votre courage, vous avez tous déserté des rayons, tels, une envolée d'hirondelles à l'heure de la migration.

 

Depuis la clôture de la garde à vue, où l'on m'a intimé l'ordre de" faire profil bas" je sais que quoiqu'il m'arrive vous ne bougerez pas, m'abandonnant au sort que l'on réserve désormais aux patriotes, le lynchage et la camisole de force.

 

Ce que ces quelques minutes viennent de me faire comprendre surtout, c'est qu' en acceptant de devenir mes geôliers d'un jour, vous avez vous même, créé, une zone de non droit, au coeur du quatre-vingt-treize où la liberté d' expression, papillonnera sans cesse de clients en clients . 

 

 

 

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   "quand on a tout à craindre, on ne doit craindre rien"

                                                    Thomas Corneille.

 

 

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 07:45

Sans doute un scénario que je pressentais, mais que ma réserve, mon éducation, mes valeurs me faisaient  remiser en une case:

 

                                            "impossible".

 

Mais à ce dernier, nul n'est tenu!

 

Pour préserver leurs images, leurs inactions, leurs erreurs, leurs alliances, ils sont donc allés jusqu' au bout de leur délire collectif, transformer la victime que je suis et qui ose s'exprimer, en une vulgaire coupable raciste et nauséabonde, folle de surcroit. 

 

Sans doute, l'erreur qu'ils n'auraient jamais dû commettre, car si j'ai de nombreuses fois, alerté, écrit des mails, des courriers, aux diverses institutions, c'est justement pour tenter de trouver, un dialogue, un échange, un partage, une solution.....

 

 

Leur unique réponse, la voici:

 

 

 

 

Ce qu'en pense une jeune fille, représentant la France de demain, s'étant construite dans cet environnement  de haine, venant de terminer  sept ans d' études dans un grand établissement français, accomplissant son travail avec droiture, honneur, responsabilité, de cette image de la République:

 

 

 

 

Il est inadmissible, que notre nom soit jeté en pâture, que je sois mise en garde à vue 24h, que l'on fasse ainsi obstruction au bon fonctionnement de ma librairie en privant mes clients de leur droit, à l'accés, à toute forme de culture, alors que l'ormeta protège mes agresseurs et mes accusateurs.

 

 

 

Nous refusons ensemble, cette image de La France et de ses institutions, telles qu'elles sont véhiculées, à ce jour en notre département . Des amis ont monté une pétition pour nous soutenir, en voici le lien, au grè de vos clics:

 

http://www.lapetition.be/en-ligne/aide-a-marie-neige-sardin--7975.html

 

D'autres ont fait des articles sur leurs blogs ou leurs sites, voici le dernier de RL:

 

http://www.ripostelaique.com/Suite-a-l-affaire-Sardin-reflexion.html

 

 

 

 

Nous avons des rêves, des espoirs,  mais en aucun cas, ils ne bafouent, ne piètinent, les valeurs, socle de notre république ;

 

 

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                                  "Liberté-Egalité-Fraternité"

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 17:59

                                                           
Avis à ceux..........
 

 

                                                                                                        -qui invoquent les dieux pour que j'abandonne mon métier, mes valeurs, ma culture, et mes fidèles clients!

 

 

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                                                                               JAMAIS

 

 

 Avis à ceux .............

 

 

 

                                                                 -qui me soutiennent et  osent regarder la vérité droit dans les yeux!

 

 

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 Un énorme MERCI, tant je sais qu'il est difficile, dans ce politiquement correct d'être à mes côtés.

 

 

 

 

PS: 

 

Info du jour, un nouveau commerce sur la ville:   http://le-bourget.over-blog.com/album-1679165.html

 

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:00

 

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Je ne me souviens plus lequel de nous deux est venu vers l'autre, sur FB, sans doute une première approche via, mon groupe de soutien "victime et non coupable":

 

http://www.facebook.com/?sk=2361831622#!/group.php?gid=99340025365

 

puis une seconde, plus constructive, plus éducatrice, puisque la cause à défendre me demandait une connaissance de l'islam que je ne possédais pas assez, pour mieux maîtriser le sujet et faire de ce groupe un vrai moyen d' action "stop à la lapidation des femmes dans le monde".

 

http://www.facebook.com/?sk=2361831622#!/group.php?gid=141309173848

 

 

Un groupe qui prit très vite son envol, se fit de nombreuses fois attaquer, tant il touchait un sujet sensible, mais qui était pour moi, un moyen de dépasser mes propres souffrances et donc un combat encore plus vital qu'il n'y paraissait .

 

Aldo fut là, pour me guider, pour calmer le jeu, lorsque les réactions devenaient trop houleuses entre les membres d'avis divergeant;

 

 

 Mais qui est Aldo, me direz-vous? :

 

Aldo Stérone est un Algérien vivant en Angleterre, mais que la situation française préoccupe. Il donne régulièrement son avis en vidéo, dans sa voiture, en terminant par un petit tour sur les routes d’Angleterre en musique. De quoi alimenter le débat donc !

La vie étant faite d'échanges, Enquête&Débat s'est tout naturellement tourné vers Aldo et vous permet donc de découvrir certaines de ses vidéos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 J'ai longuement hésité à vous faire part de cette partie de moi, ouverte au monde et aux souffrances des autres, tout simplement par pudeur et en étant certaine de l'incompréhension collective.

 

Aujourd'hui, je demeure toujours ce grain de sable qui refuse de rejoindre la dune de l'indifférence, mais certaines institutions mises en cause dans mon article " les singes" ont jugé bon de me faire vivre un nouvel enfer les premier et deux juillet 2010.

 

Un enfer me permettant  de comprendre, qu'ils étaient prêts à tout, pour discréditer mes propos et me briser moralement, comme je suis prête à tout, pour les défendre . 

 

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 11:35

 

 

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Midi glissait doucement vers deux heures. Comme on était déjà passé en heure d'été, cela ne se voyait pas: quelque part il était toujours midi.

 

Les talons de ses escarpins claquaient sourdement sur les pavés ou les bords de trottoirs de Sorrente. Elle donnait à la ville endormie son rythme; jouissance de sentir la chaleur s'étaler sur sa peau, caresser ses genoux comme deux paumes chaudes.

Le soleil lui rajoutait encore un peu d'or sur la tête, il l'avait faite son élue. Victorieusement, elle déambulait, inventant à ce verbe tous les sens possibles:

-Se promener, bien sûr!

-errer, surtout, ne pas savoir où le prochain pas se posera!

-se balader, ne plus voir et s'envoler.

 

Le prochain train? Eh bien vous avez le Rome-Paris dans quelques dix minutes. Un bonheur flou, ensoleillé, l'occupait tout entière, elle se sentait déliée à tel point qu' elle quitta ses escarpins rouges les balançant par la fenêtre de ce train lancé à grande vitesse.

 

Oui, super moment, pour nous les godasses, depuis ce jour, elle ne nous a plus quittées. Nous avons:

- parcouru, tant et tant de kilomètres de part le monde,

- cotoyé, tant et tant de godillots, de savates, de chaussures, de souliers, de tongs,

- avalé, tant et tant de terre rouge, ocre, grise, noire, sableuse, argileuse,

- pris, tant d'orages, de pluies, de grêle,

- pataugé, dans tant de boues, de mers, de lacs, de rivières et de rus,

que nous sommes riches d'expériences, de partages, d'échanges, sans pour autant en faire état au monde entier.

 

D'ailleurs, qui nous regarde, personne;  nul ne voudrait de deux godasses éculées, passées, élimées, sauf elle!

Elle nous chausse encore chaque jour, certaine, que nous allons la conduire vers demain.

Elle nous appelle "mes godasses chéries" , pensez donc, si nous sommes fières.

 

Parfois, nous avons été tâchées de son sang , de ses pleurs, de ses cris;

Parfois, nous avons regretté de ne point être dotées de supers pouvoirs pour la protéger.

Parfois, nous avons joué au ballon, ou tenté de grimper aux arbres, pour lui faire découvrir un autre horizon. 

Parfois, nous l'avons ressentie, apeurée, doutant, cherchant une issue à tant d'injustice.

Parfois,  nous aurions aimé juste la bercer pour la consoler, elle qui avait choisi l'ombre en pleine lumière.

 

 

 

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Puis vint ce jour maudit, où des godillots nous réduisirent au silence, à la soumission, à la honte, à la culpabilité, aux souffrances, au déni.

De longues heures s'écoulèrent, vingt quatre au total,  toutes plus odieuses les unes que les autres.

 

Nous fîmes la rencontre de deux godillots, abandonnés sous un bureau, nous intimant l'ordre "de faire profil bas"!

Franchement, ils étaient trop mignons, car vu notre état, impossible d'aller parader sur les Champs-Elysées, sans un petit rafraîchissement.

 

Dans ce labyrinthe de couloirs, dont le tout, forme un hôtel de police, nous avons dialogué avec  une nouvelle génération de godasses.

 

Elles sont montées sur coussins d'air, afin d' amortir les chocs et  assurer le bien être de celui ou de celle  qui les porte.....

 

L'idéal, pour elle; mais elle n'en veut pas, prétextant une rigidité, un enfermement dont elle n'a que faire, tant la liberté est sa devise.

 

 

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Depuis, elle nous a mis au vert, au repos, à la retraite en somme; gorgées de toutes ses souffrances, nous pesons trop lourd désormais pour elle seule.

 

 

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Elle nous a rangé au côté des guêtres en cuir de son père;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     histoire que nous trouvions, comment continuer  à nous faire:

 

 

                          "une certaine idée de La France"

   

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:20

Ceux qui vous enferment , ne savent pas à quel point , l'esprit reste en liberté:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ceux qui exigent ou menacent perdent tout droit à la courtoisie "

 

                                      Joseph Kessel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  ceux qui vivent en ce 93 d'aujourd'hui, ont oublié à quel point les enfants d'hier de Seine-Saint-Denis, en 1971, nous ont fait chanter ensemble dans nos rues et nos cités.

 

 

 

 

 

 

 

ceux qui pratiquent l'abus de pouvoir, à tous les niveaux ne seront jamais des hommes:

 

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent;
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

 

Rudyard Kipling

 

La traduction mise en vers du poème If... de Rudyard Kipling est de Paul Eluard.

 

 

 

 

 

 

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:52
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 16:54
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Avant eux, avant les simplets et leurs gazelles,
La chatte , l'oiseau et moi, nous étions en liberté.
Mais ils sont arrivés, et la chatte  est  perdue
Et l'oiseau est écrasé et moi en disloquée;
Car ils ont inventé  coups et blessures
sans  casiers judiciaires,  ni trous dans la serrure.
Et les enquêtes truquées de mes premières plaintes, béantes.
Et c'est depuis lors, qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier.
Les singes, les singes, les singes de mon quartier.

Avant eux il n'y avait pas d'problème
Quand poussaient les bananes même pendant le Carême
Mais ils sont arrivés barbus d'intolérances
Pour chasser en apôtres, aidés de nos institutions "collabo" .
Car ils ont inventé la chasse aux souchiens,  
La chasse aux infidèles et la chasse à nos valeurs.
La chasse aux singes sages qui n'aiment pas chasser
Et c'est depuis lors, qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux le patriote  était un prince
La résistante  une princesse, la France une Patrie
Mais ils sont arrivés, le prince est un mendiant
La Patrie se meurt, la résistante  est mise au fer.
Car ils ont inventé l'amour de la Nation  qui est un péché
L'amour de notre langue  qui est une offense, le marché aux haines et à l'irrespect
Le droit de tout brûler  et les maires vendus à leur cause.
Et c'est depuis lors, qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux il y avait paix sur ma ville
Quand pour dix bourgetins  il n'y avait qu'un gendarme
Mais ils sont arrivés et c'est à coups de bâtons
Que la Police  d'État a chassé la Raison
Car ils ont inventé le fer à briser
Et la camisole de force et la chaise de l'exclusion.
Et ma folie notoire !
Mais leur  bombe atomique , n'atteindra jamais son but, car depuis six ans,
mon esprit s'est échappé de mon corps tant  irradié. 
Et c'est depuis lors, qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier.

Les singes de mon quartier repartiront, chassés par cette  abnégation magnifique dont m'ont fait cadeau mes Pères au demeurant indestructible.

    

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  Pour information ce texte est une adaptation de la chanson de Jacques Brel :

 

 

 

 

Les singes

by Jacques Brel

Avant eux, avant les culs pelés
La fleur, l'oiseau et nous étions en liberté
Mais ils sont arrivés, et la fleur est en pot
Et l'oiseau est en cage et nous en numéro
Car ils ont inventé prisons et condamnés
Et casiers judiciaires et trous dans la serrure
Et les langues coupées des premières censures
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux il n'y avait pas d'problème
Quand poussaient les bananes même pendant le Carême
Mais ils sont arrivés bardés d'intolérances
Pour chasser en apôtres d'autres intolérances
Car ils ont inventé la chasse aux Albigeois
La chasse aux infidèles et la chasse à ceux-là
La chasse aux singes sages qui n'aiment pas chasser
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux l'homme était un prince
La femme une princesse, l'amour une province
Mais ils sont arrivés, le prince est un mendiant
La province se meurt, la princesse se vend
Car ils ont inventé l'amour qui est un péché
L'amour qui est une affaire, le marché aux pucelles
Le droit de courte-cuisse et les mères maquerelles
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux il y avait paix sur Terre
Quand pour dix éléphants il n'y avait qu'un militaire
Mais ils sont arrivés et c'est à coups de bâtons
Que la raison d'État a chassé la raison
Car ils ont inventé le fer à empaler
Et la chambre à gaz et la chaise électrique
Et la bombe au napalm et la bombe atomique
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes de mon quartier

 

 

 

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 18:01

 

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18 juin 2010, un superbe cadeau de la part des journalistes "Enquête&Débat", la possibilité de porter ma voix et mon vécu de libraire au coeur du peuple français.

Un tel voeux je ne l'ai jamais exprimé, tant le symbole est fort et tant je me sens petite, face à ce grand homme.....

Pourtant je le reconnais, d'une certaine façon, nous avons un grand "NON" commun, séparé de soixante-dix années.

 

 

http://www.enquete-debat.fr/archives/marie-neige-sardin-celle-qui-a-dit-non/

 

 

 

Parce que je me sens à la croisée des chemins,

parce que j'ai depuis six ans de lutte, un immense souci de clarté, de vérité, d'honnêteté envers ceux qui m'accordent leur confiance, le devoir de vous montrer, même si les textes de loi ne m'y autorisent guère, la dure réalité des "alibis extérieurs" dont parle Monsieur Le Maire.

 

A sa décharge:

 

-il croit dans  les paroles  de la justice et des enquêteurs; je comprends au combien, ces paroles là, sont plus crédibles en apparence que les miennes.

-Comment douter des institutions quand on est un élu et que votre quotidien est un perpétuel échange avec les uns ou les autres.

-Impossible pour lui, de faire autrement que de ménager "la chèvre et le chou".

-Mon caractère, pas toujours facile à comprendre, tant les souffrances endurées ont détruit toute confiance en l'autre.

Il est bien connu, que pris de panique, celui qui se sent sombrer, frappe en aveugle, se débat  en tous sens, juste pour rester encore un peu à la surface de l'eau et survivre.

 

 A sa charge:

 

-Ils ont, il a oublié l'indulgence, la tolérance, que l'on doit avoir face à une victime, qui ne désire qu'une chose se voir reconnue comme telle.

Si les relations avaient été moins tendues, pour ne pas dire glaciales, au point de ne plus communiquer avec moi; il est des pièces de police, dont sans doute il eusse eu connaissance et qui aurait évité ce petit discrédit sur mes propos dans son interview qu'il a accepté d'accorder aux journalistes.

Acte pour lequel je le remercie d'ailleurs me prouvant quelque part sa bonne foi .

 

Revenons donc aux fameux alibis ayant entraîné des "non lieu" qui ne sont qu' au nombre de deux, puisque pour les autres agressions, personne ne s'est forcé à commencer l'ombre d'une enquête ou alors, le sdpj 93 a manipulé les preuves malgré les témoignages tous concordants, de telles sortes que la justice a été conduite vers un classement sans suite( voir les pièces de police mise en ligne sur ce blog dans l'affaire dite "du Scotch" ou de "l'étagère")

 

Concernant le premier braquage à main armée de janvier 2004, l'individu a été couvert par sa soeur et sa mère indiquant qu'au moment des faits soit plus de 12h30 "il dormait ".....

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Pourtant, le destin va mettre en scène, en la boutique deux ans après, la dite soeur de mon agresseur et un homme d'église qui n'hésita pas un seul instant à aller porter son témoignage, pour que la vérité éclate;

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Édifiant, pourtant malgré les écrits de la justice, l' enquête ne fut jamais rouverte; le non lieu était -il toujours  justifié alors?

 

 

En ce qui concerne le viol, je préfère vous laisser lire le rapport de synthèse, effectué par un lieutenant et une policière, les deux seuls à avoir compris la vérité sur toute une division du sdpj.

Criant de vérité et pourtant, pourtant.....

 

 

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 Malgrè tant d'évidence, le prévenu eut un éclair de génie, la veille, mais bien sûr, il était à la fête de la musique, chez son frère, loin d'ici.

Ce dernier eût d'ailleurs un peu de mal à s'en souvenir, tout comme sa femme; je vous promets d'ailleurs de mettre en ligne leurs auditions qui sont pour l'heure chez mon avocate, dès que possible.

Aucune preuve matérielle ne vint étailler cette thèse, pas l'ombre d'un appel téléphonique ou des témoins; c'est vrai quoi à la fête de la musique, on y va en solitaire, masqué de préférence.

Alors un "non lieu au bénéfice du doute " basé sur quoi, sur des incertitudes dont la juge d'instruction a fait des preuves.....

 

Pour conclure, et justifier de ma crédibilité totale , voici mon expertise:

 

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 le doute, le discrédit, le déni, ne doivent plus trouver preneur, car ce sont eux qui bâtissent jour après jour les prisons des victimes.

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  • : Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une libraire au coeur du 93.
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  • : libraire sur la commune de le bourget depuis 36 ans, mon carnet de route au coeur d'un département en pleine mutation; mon vécu de victime et mes 34 agressions en 10 ans; mes humeurs, mes pourquoi, vos comment, mes pleurs,vos rires, la vie en somme . AVERTISSEMENT: Seuls les textes publiés sur ce blog sont écrits par moi-même.Il circule sur la toile des écrits signés de mon nom qui ne m'appartiennent pas.
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