6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 07:37
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Marie-Neige Sardin  Libraire en Seine-Saint-Denis, Marie-Neige Sardin a été agressée vingt-six fois en sept ans. Elle résiste, tout en déplorant les renoncements de la justice.

Pas question pour Marie-Neige Sardin, 54 ans, de quitter sa petite librairie du Bourget. Malgré les vio­lences et les intimi­da­tions, malgré le départ des com­merçants qu’elle côtoyait auparavant, cette femme énergique ne veut rien cé­der à ses agresseurs. « Énormément de per­sonnes vivent en France ce que je vis dans ma banlieue », écrit-elle dans le livre qu’elle vient de publier. Elle y dénonce notamment les faiblesses d’une jus­tice trop accommodante avec les délinquants. Un témoignage choc.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ? Pour témoigner. De ce que j’ai subi et de ce qu’ont vécu et vivent encore d’autres victimes, qui n’ont pas les moyens de le faire savoir.

Qu’avez-vous subi ? Vingt-six agressions en sept ans, certaines d’une vio­lence extrême. J’ai été violée. Ne me demandez pas de le raconter.

Quand était-ce ? Le 22 juin 2004. J’avais porté plainte pour une première agression, en janvier de la même année. Deux hommes armés d’un pistolet et d’une bonbonne de gaz lacrymogène m’avaient dérobé la caisse et les jeux de grattage. J’avais alors reçu un coup de crosse, qui m’a ouvert le cuir chevelu. J’étais cou­verte de sang… Le viol a eu lieu quelques jours avant une confrontation prévue dans le cadre de cette affaire. Ils étaient quatre. Ils m’ont dit : « Retire ta plainte, sinon on fera la même chose à ta fille. »

Avez-vous reconnu certains de vos agresseurs ? Oui, le chef de cette bande, sur le fichier de la police. Je le désigne dans mon livre par une initiale, G. Il est connu des services de police pour agressions, vols, dégradations… J’ai aussi identifié l’un des violeurs. Mais cela n’a servi à rien.

Que s’est-il passé ? Dans l’affaire du braquage, la juge pour enfants a conclu à un non-lieu. Sa mère et sa sœur ont affirmé que G. dormait chez lui au mo­ment des faits. C’était parole contre parole. La sienne a pesé plus lourd que la mienne.

Il y avait pourtant des témoins… Oui, un père de famille, accompagné de ses deux enfants. Il a finalement renoncé à témoigner, les deux braqueurs l’avaient menacé de s’en prendre à ses enfants… Deux ans plus tard, la sœur de G. est venue chercher un colis à la boutique. Je lui ai demandé pourquoi elle avait affirmé que son frère dormait lors du braquage. « Je le couvre », m’a-t-elle dit. Il y avait à ce moment-là un prêtre dans la boutique. Il a témoigné de ce qu’il avait entendu, mais la procédure n’a pas été relancée.

Et dans l’affaire du viol ? Là encore, le suspect a dit qu’il était étranger à cette affaire : il aurait dormi chez son frère. Les empreintes relevées par la police juste après le viol n’ont pas permis de le confondre. La juge a donc rendu un non-lieu, motivé par le manque de preuves. Ce qui n’a pas empêché la bande en question de se vanter dans tout le quartier de m’avoir violée. Un gardien d’immeuble est même allé le raconter à la police, mais sa déposition est restée sans suite.

Vous avez quand même été indemnisée… Oui, par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi). C’est une reconnaissance du viol que j’ai subi, mais c’est l’État qui m’a indemnisée, à la place des coupables… La so­ciété a reconnu que j’avais été victime d’agressions, mais elle a renoncé à poursuivre les auteurs de ces agressions.

En revanche, vous avez été condamnée, en juin, à 500 euros d’amende pour “injure envers un particulier en fonction de sa race, de sa religion ou de son origine”. Que s’est-il passé ? J’ai fait appel de cette décision. L’affaire remonte à 2008, je la raconte en détail dans mon livre. Une jeune femme est venue s’installer dans l’appartement qui fait face au mien. Elle a pendu la crémaillère pendant trois jours, ou plutôt trois nuits. La troisième nuit, je suis allée lui demander d’arrêter de « faire la bamboula ». Nos relations se sont envenimées… Deux ans plus tard, elle est allée dire que j’avais osé la traiter de “bamboula”, ce que je conteste, évidemment. J’ai mon franc-parler, mais je n’ai jamais insulté quelqu’un en raison de sa couleur de peau ou de sa religion. Je suis née avec la diversité, j’ai grandi avec la diversité, je travaille avec la diversité. Je ne suis pas raciste. Je n’accepte pas d’être condamnée sur une calomnie, alors que la justice a toujours ignoré ma parole quand j’ai été agressée. C’est cette inversion des valeurs que je combats. Je veux qu’un criminel soit jugé comme un criminel, et qu’on ne lui cherche pas de fausses excuses. Moi, on m’a fait comprendre qu’il fallait leur laisser leur chance… Plus on leur trou­ve des excuses, plus ils som­brent dans la violence. Et cette violence se retourne souvent contre eux. Je l’ai déjà dit : ces jeunes, je les ai vus grandir, je ne suis pas sûre de les voir vieillir.

Pourquoi restez-vous ici ? Mon père était gendarme, ma mère a travaillé dans la police. Ils m’ont inculqué certains principes. Je ne ferai pas allégeance aux bandes qui veulent imposer leurs lois. Je ne me soumettrai pas. J’aurais l’impression de déserter si je partais. Je sais bien que certains n’attendent que ça. Les autres commerçants sont partis, ils ont été remplacés. Ma boutique est bien placée, on la voit du RER. Des hommes, que je ne connais pas, passent me voir presque tous les mois pour me la racheter. Curieusement, leurs visites surviennent souvent après une nouvelle agression… J’ai acheté cette petite librairie en 1978, avec mon père. Que deviendrait-elle si je la vendais ? Un fast-food ? Un taxiphone ? Et puis, je ne me bats pas seulement pour moi…

Pour qui d’autre ? Pour ces gamins qui viennent m’acheter des livres, à qui j’en prête parfois. L’un d’eux, à qui j’avais prêté l’Étranger, a mis deux mois à le lire. Maintenant, il lit Balzac ! Et puis il y a ces jeunes filles qui viennent me voir parce qu’elles savent ce que j’ai vécu… ......lire la suite sur:

http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/soci%C3%A9t%C3%A9/coup-de-gueule-de-marie-neige-sardin-apr%C3%A8s-26-agressions-%E2%80%9Cje-ne-me-soumettrai-pas

 

Le point, parution du jeudi 6 octobre2011:

 

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:51


Ces dernières années, une libraire du Bourget, en région parisienne, a été victime de nombreuses agressions dont un viol en réunion et un braquage à main armée. Mais elle refuse d'abdiquer et de quitter la ville où elle a grandi et où elle travaille depuis 33 ans.

Sur Europe 1avec Nicolas Poincaré:

 

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Les-recits-d-Europe-1-soir/Sons/La-libraire-qui-dit-Non-761289/

 

Vous pouvez désormais nous rejoindre sur le groupe Facebook afin de débattre sur les divers points de société que soulève le livre "celle qui dit non":

http://www.facebook.com/reqs.php?type=1#!/groups/cellequiditnon/

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 16:18

Je suis très très heureuse de vous annoncer mon passage dans l'émission 7 à 8  le dimanche 25 septembre 2011 vers 19h30 sur TF1.

Un exercice fort difficile, mais une oasis dans mon enfer .

Une  rencontre avec toute l'équipe à la fois bouleversante et chaleureuse.

Merci Monsieur Demaizière d'avoir pris le temps de m'entendre.

 



link

http://www.tf1.fr/sept-a-huit/sommaire/l-emission-du-25-septembre-2011-6727069.html

 

LA RESISTANTE
C'est une libraire de banlieue qui a décidé de résister. Ces dernières années, Marie-Neige Sardin a été victime de nombreuses agressions dont un viol en réunion et un braquage à main armée. Mais elle refuse d'abdiquer et de quitter Le Bourget, la ville où elle a grandi et où elle travaille depuis 33 ans. Pas de haine dans son discours, pas de résignation non plus. C'est le portrait de la semaine de
Thierry DEMAIZIERE.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:01

 

 

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En ce jour de début de fête de l'huma, je suis d'humeur joyeuse; eh oui cela m'arrive malgré tout, malgré rien, juste parce que j'aime mon métier, mes clients et que l'ambiance générale est festive.

C'est ainsi que j'aime ma commune, bruissant, active, dans le respect et le partage. Ces moments sont de plus en plus rares!

Cette semaine, elle a vécu le meurtre d'un bourgetin .L 'acte s'est déroulé en pleine pizzeria à 20heures, quand je disais qu'il fallait mettre des limites à cette escalade pour le bien être de chacun et le plaisir de voir vieillir nos enfants, je ne croyais pas si bien dire.

J' eusse aimé me tromper, ne pas percevoir cette montée en puissance des risques; J' eusse aimé croiser ce jeune homme, en père de famille responsable, heureux, mordant la vie à pleine dent.

Il en va de la responsabilité de nos institutions qui choisissent de TOUT minimiser, voire même de pratiquer un déni total des actes d'agressions .

 

Sur quoi je m'appuie aujourd'hui, pour de nouveau affirmer cela, tout simplement sur un courrier reçu ce jour en provenance du parquet de Bobigny:

 

 

 

 

 

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Cette réponse ,on ne peut plus surprenante, fait suite à cette plainte de ma fille, ne portant pas, pourtant,  le même nom de famille que moi.

 

 

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Ramassons les bouts du puzzle:

 

_ Agression d'une jeune fille dans le hall de son immeuble par un homme et une voisine identifiée en train d' effectuer une violation de propriété......qualifiée de violences volontaires par le  commissariat de Drancy.

 

_ Certificat médical évoquant 8 jours d'ITT fourni.

 

_Un classement sans suite avec comme motivation ;

                                            LES FAITS DONT VOUS VOUS ETES PLAINT NE SONT PAS PUNIS PAR LA LOI

 

Déjà là, le courrier, à de quoi en estomaquer plus d'un!

 

Sans doute le pire est -il le changement d'identité de ma fille, reconnue par son père, portant son nom ( A.L.S.), transformée pour l'occasion en son grand-père: Monsieur Sardin.

 

D'où mes interrogations, pourquoi, comment et tout ce qui va avec.

 

Le parquet de Bobigny et le commissariat de La courneuve sont-ils eux aussi en plein délire!  

 

Là franchement je ne me trouve pas très objective, c'est vrai quoi, je pense toujours un truc négatif à leur encontre; il est vrai qu'au fil des mois ils apportent tant d'eau à mon moulin, que je devrai au contraire, les remercier pour tant et tant de nullité au grand jour.

Si je comprends bien le message subliminal de cette situation;

 

- Cela signifie que  ma famille désormais,  n'a plus  aucun droit sur le sol français à part celui de subir.

 

-Cela autorise tout à chacun à  taper sur son voisin, juste pour le fun.

 

-Cela permet de violer les propriétés privées au grand jour avec l'aval général.

Rassurez moi, la LOI dont ils parlent, c'est bien celle de La France, s'appliquant à TOUS les citoyens, parce qu'à les lire, à les vivre, à les entendre, j'avoue ma stupéfaction.

 

                                                                              

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 15:41

 

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Nous sommes à quelques semaines de la sortie de mon livre " celle qui dit Non".

Déjà, je sais que nombre d'entre vous, se posent des questions; si vous arrivez sur mon blog, c'est certainement pour tenter de mieux comprendre qui se cache derrière ce titre!

Des questions, vous en avez une multitude: sur ma crédibilité, sur mon vécu, sur mon but, sur tout ce que je n'imagine même pas, moi-même.

Des réponses, j'en possède certaines, les plus factuelles possibles, afin d'éviter toute récupération, tout amalgame, toute manipulation.

Des solutions, il en existe, je les pratique en l'échoppe; elles sont parfois, un peu brutes de décoffrage sur l'instant, ont le mérite de ne pas laisser de place à l'hypocrisie et aux menaces diverses, débouchent souvent sur de belles amitiés interplanétaires, surfent parfois sur une violence que je reçois gratuitement de plein fouet, mais qui, en aucun cas ne me feront haïr mon prochain.

Les autorités du département, les institutions, aiment à étaler, mon caractère instable, que dis je, mon caractère fou et imprévisible. Ils aiment se protéger de leur inaction ou de leur impossibilité d'action, derrière ce bouclier; il est de toute évidence plus simple de tuer son chien, lorsque celui-ci est atteint d'une pseudo rage. Peu importe, je ne leur en veux même pas, ils font de la politique politicienne, je ne fais de la politique, qu'  au sens étymologique du mot, celui d'Aristote et de la cité.

Seul le peuple m'intéresse, m'interpelle, me touche, me passionne. Parmi lui, une race particulière, me va droit au coeur, celle des victimes. Ces dernières sont les pestiférées de la vie, coupables jusque dans leurs tombes et peu importe leurs couleurs de peau, leurs origines, leurs religions, leurs sexes, elles forment un même corps, au sang rouge déversé et aux larmes asséchées.

Je me compare souvent à ce petit grain de sable, chahuté, ballotté par les vents, malmené par les tempêtes, qui au cours d'une bourrasque, se trouva propulsé hors de la forteresse; celle qui encercle chaque victime, la condamnant aux silences, aux souffrances et aux damnations.

D'abord pris de panique, le petit grain voulut retourner à l'intérieur de cette prison, tant ce monde lui paraissait désormais étranger et tant ce dernier, la montrait du doigt, allant même jusqu' à lui tirer, la dernière balle du "on achève bien la victime".

Impossible, s'imposa très vite, il ne lui restait plus qu'à aller de l'avant. Le petit grain se mit dans tous les rouages possibles afin de les enrayer, de les obliger à chercher pourquoi, mais pourquoi donc, le monde basculait, changeait, délaissant sur les bas côtés de la vie, des milliers de victimes, agonisant dans le plus grand silence.

Quand ils s'aperçurent de sa présence, tous les moyens furent bon, pour le réduire en miette, lui le grain de sable. Il survécut, roula sa bosse, rencontra ses alliées, les insectes, leur raconta son histoire et leur demanda de l'aider à se hisser tout en haut du roseau, là ou cela plie mais ne rompt pas.

Mission accomplie, grâce à eux tous, petit grain fait entendre sa voix, peut échanger et donner de l'espoir à ceux, restés enfermés, dans la forteresse.

Sa plus grande fierté sera pour lui, de trouver la clé les délivrant, sa plus grande richesse sera de ne jamais avoir appartenu  à la plus grande dune de l'indifférence.

 

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                                                  marie-neige Sardin

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 15:47

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Promenons-nous dans les rues

Pendant que le loup y est pas.

Si le loup y était

Il nous gronderait,

Mais comme il y est pas,

Il nous verra pas.

Loup, y es-tu ?

Que fais-tu ?

M'entends-tu ?

 Le loup :

"Je contourne un problème"

Refrain

Le loup :

"Je fais un montage photo "

Refrain

Le loup :

"Je rédige un texte "

Refrain

Le loup :

"Je m'entoure des meilleurs "

Refrain

Le loup :

"Je lance une campagne"

Refrain

Le loup :

"Je provoque une réaction citoyenne "

Refrain

Le loup :

"Je prends mon plus beau sourire ! J'arrive "

 

Sauvons nous ! Sauvons nous, vite!

 

Pourquoi un tel vent de panique sur la ville, pourquoi tant d'indignation, pourquoi tant de colère, pour une simple raison, le montage photo effectué, n' est pas représentatif de la diversité de la cité.

 

A la lecture du texte, tout va bien, l'on peut songer à une démarche citoyenne invitant au respect de l' environnement.....sauf que les photos envoient un message tout autre.

 

 

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Elles représentent uniquement, à une exception prêt, le citoyen européen, espèce en voie de disparition sur notre commune si j'en juge par le petit nombre croisé sur les trottoirs et sa représentation au niveau des commerces. Même le chien est blanc.....!

 

Alors que songer, qu'en déduire, quel est le message subliminal de notre chère mairie, à qui s'adresse t'elle?

Sans doute aux plus inciviques, aux plus irrespectueux, aux plus sales parmi les plus sales, à l'européen et nullement à l'ensemble de la population et encore moins à la diversité massivement présente pourtant en notre commune. Le texte et l'image se contredisent.

Les différents langages usités sur les trottoirs ou dans l'échoppe, me font comprendre que les textes parlent bien moins que les images à l'ensemble de la population.

 

 Une campagne pour rien, ils ne sont pas représentés, ils ne sont donc pas concernés!

   

J'eusse apprécié et mes concitoyens européens également, que TOUS les continents soient à l'honneur et donc concernés par cette démarche civique, tout à fait honorable et utile  d'ailleurs.

Je n'ose imaginer, si une telle affiche avait stigmatisé la diversité ,le tollé général que nous aurions eu.

 

Notre ville était agréable, propre, elle sentait le bon vivre, pourtant la modification massive de la population a fait naître des problèmes d'hygiène, de rats, de mendicité.

 

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Cette insalubrité est-elle vraiment de la responsabilité de ceux que l'on stigmatise sur cette affiche? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:49

Le 6 octobre 2011, parution de mon livre aux éditions de L'oeuvre.

 

 

Il est déjà en pré-commande chez Amazon.fr:

 

 

 

CELLE QUI DIT NON

Sardin M-Neige

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 11:57

Un héritage censé donner à chaque visiteur une saveur particulière.

 

Commençons par L'Epée brisée, hommages aux Bourgetins morts pour la France; le département décide en 1873 d’ériger un monument pour honorer la mémoire des combattants morts en 1870. L’architecte Marcel Deslignères gagne le concours public et réalise ce mausolée de granit. Le symbole de l’épée brisée qui rappelle la défaite contraste avec l’épitaphe qui appelle les futures générations à combattre pour la France.

 

 

 

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Jusque là tout va bien; c'est lorsque l'on est face au monument en plein centre ville, que moi, je me sens beaucoup, beaucoup moins bien: une certaine honte m'envahit devant un tel délabrement.

 

 

 

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Ce dernier sert de perchoir aux pigeons, il est recouvert de fientes, lézardé de partout, les dalles disjointes, la grille l'entourant rouillée, pas une fleur ni l'ombre d'un drapeau.

Comment un tel monument, abandonné par les citoyens et leurs élus, inspirerait-il les futures générations à combattre pour la France?

Comment donnerait-il l'envie aux nouveaux arrivants de se pencher sur l'histoire de la commune et d' en respecter ses valeurs?

 

Préoccupée, attristée par ce lamentable constat, je poursuis donc ma route en direction du caveau érigé en 1871 grâce à une souscription privée sur un terrain donné par le comte Cretté de Paluel en l'honneur des morts français aux combats de 1870.

On trouve à l'intérieur des bas reliefs sculptés par Francesci et à l'extérieur les noms gravés des soldats morts pour Le Bourget.

Dans ce caveau, reposent plus de 500 corps et les cendres d'Ernest Baroche.

Il fut inauguré le 30octobre 1872 en grande pompe. C'est donc confiante que je me dirigeais vers lui et pourtant :

 

 

 

 

 

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Là encore tout n'est que abandon et décrépitude, juste un drapeau flotte au vent, mais de l'herbe partout, la tondeuse même pas passée et toujours pas l'ombre d'une fleur ou de quelque chose conduisant le passant ou le bourgetin au recueillement et au respect.

A, l'intérieur  tout est poussiéreux ,sale, des détritus jonchent le sol et les carreaux sont cassés.

Pourquoi les morts pour la Patrie de 1870 n'ont-ils pas le droit au même traitement que ceux des deux autres guerres qui suivirent?

Sans doute n'y a t'il plus personne pour s'en offusquer et puis le temps a passé.

 

Il en va de même pour le foyer des anciens, indigne de trôner en place publique:

 

 

 

 

 

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C'est à peine si j'ose vous montrer l'état de ce qui a été l'un des fleurons de la ville, promis depuis des années et des années à devenir un futur lycée. Encore une promesse, voire une ébauche de projet pour attirer les futurs investisseurs et qui sera sans doute dans le plan de campagne pour les prochaines élections des maires.

 

 

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J'accuse la municipalité, les autorités responsables, de conduire la ville à la débâcle, à l'irrespect .

J'accuse les dignitaires de cette ville, d'égarer l'opinion et de détruire la notoriété mondiale de cette dernière.

 

 

 

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"Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice...

 

Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. Qu'on ose donc me traduire en cour d'assises et que l'enquête ait lieu au grand jour !
J'attends. "       

 

                                                                              Emile Zola

 

 

 

 

 

 

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 16:07

 

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Mon pays ce n'est plus un pays, c'est l'enfer

Mon jardin ce n'est plus un jardin, c'est la peine

Mon chemin ce n'est plus un chemin, c'est la haine

Mon pays ce n'est plus un pays, c'est la misère.

 

 

Dans la blanche cérémonie

Où la neige au vent se marie

Dans ce pays d' humanistes

Mon père a fait bâtir maison

Et je m'en vais être fidèle

À sa manière, à son modèle

La foule d'amis sera telle

Qu'on viendra des autres provinces

Pour se blottir à côté d'elle.

 

 

Mon pays ce n'est plus un pays, c'est l'horreur

Mon refrain ce n'est plus un refrain, c'est l'appel

Ma maison ce n'est plus ma maison, c'est blessure

Mon pays ce n'est plus un pays, c'est souillure.

 

 

De mon grand pays solidaire

Je crie avant que de me taire

À tous les patriotes de la terre

Ma maison c'est votre maison

Entre mes quatre murs de sang

Je mets mon temps et mon espace

À préparer le feu, la place

Pour mon peuple de coeur

Car ils sont mes frères d'armes.

 

 

Mon pays ce n'est plus un pays, c'est l'impasse

Mon jardin ce n'est plus un jardin, c'est le désastre

Mon chemin ce n'est plus un chemin, c'est la croix

Mon pays ce n'est plus un pays, c'est haute trahison.

 

 

Mon pays ce n'est plus un pays, c'est une crème renversée

D'un pays qui était une nation, les valeurs ils ont inversées

Mes mots ce ne sont plus mes maux, c'est ma vie

C'est pour toi que je veux posséder la vérité .

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:44

Mesdames les juges de Marie-Neige Sardin, la bamboula est française depuis 1688 !

Peut-on encore, sans risquer les foudres de la justice, utiliser l’expression « faire la bamboula », synonyme de « faire la fête » ? Le tribunal correctionnel de Bobigny, qui juge Marie-Neige Sardin, a mis cette question en délibéré jusqu’au 9 juin. Madame le juge assesseur se défend d’avoir jamais utilisé ni même entendu cette expression.

Il s’agit pourtant d’un mot parfaitement fréquentable, de vieille souche guinéenne, mais chez lui depuis plus de trois siècles au sein de la langue française, où il tient sa place avec honneur.

Sa première occurrence, sous la forme bambalon, se situerait, d’après le CNRS, vers 1688. Peut-être témoigne-t-elle, avant la fonction festive, d’une fonction de transmission des nouvelles (« Ils [les habitants de l'île Sorcière, située devant l'île de Bissao, Guinée] ont certain instrument fait de bois et fort grand, appellé bombalon qui, étant frappé avec un baton, s’entend à ce qu’on pretend de plus de quatre lieues ») ; depuis, le mot à un peu évolué, mais à la marge ; il n’est devenu méconnaissable ni dans sa forme (bambalon, baboua, bamboula) ni dans le fond (le tambour, la danse qu’il rythme, les danseurs qui la dansent).

Le mot resta ce que ses ancêtres l’avaient fait : un Guinéen arrivé involontairement aux Antilles, en particulier à Saint Domingue/Haïti, sur les navires négriers ; un tambour dont la fonction est de faire danser. Modeste, et fier, il s’intégra sans se renier ni se faire passer pour autre chose que ce qu’il était, ce qui ne l’empêcha pas de traverser les siècles dans une France certes coloniale au début, mais ni raciste ni triste. Bamboula mérite donc la place qu’il tient dans notre langue et dans notre culture, en particulier dans la chanson populaire, dont cet article donnera quelques exemples tant anciens et exotiques que modernes et parisiens.

C’est un métis authentique, dont on connait l’ancêtre premier guinéen, ainsi que toute la lignée des générations sur le sol français. On ne voit pas pourquoi il faudrait cacher son existence à l’heure où l’on nous prône les multicultarismes les plus artificiels, imposant à nos têtes blondes des cours sur des royaumes africains dont l’histoire ne repose sur pas grand chose de documenté.

On retrouve l’expression « faire la bamboula » jusqu’à nos jours, où elle a inspiré une chanson de Carlos sur laquelle nous avons tous dansé :

Elie Semoun lui aussi chante « La grosse bamboula » :

La vocation festive de l’expression « faire la bamboula » est donc bien attestée dans le monde contemporain. Avant cela, le sens du mot connait une évolution en trois étapes :

1 à l’origine, le bambalon, qui deviendra au 18 ème siècle baboula ou bamboula, est une « sorte de tambour en usage chez les Noirs d’Afrique ». Le CNRS estime que le mot est emprunté aux dialectes sarar et bola de Guinée, où ka-mombulon, kam-bumbulu signifie tambour ». Ce tambour est utilisé en Guinée, puis le mot voyage jusqu’aux îles d’Amérique ; il est relevé en 1757 dans une chanson haïtienne (« Mon quitté Bram-bram sonnette Mon pas batte Bamboula »), ainsi encore qu’en 1797 « (Et ma ceinture à sonnettes, Languit sur mon bamboula »). Ce sens de « tambour » est encore dominant en 1831, et déjà associé à la danse, quand un supplément au Dictionnaire de l’Académie françoise le définit ainsi : « Bambou creusé dont les nègres de Saint Domingue font un tambour : danser au son du bamboula« .

2 ensuite, le sens du mot s’étend pour désigner la danse qui s’effectue au son du tambour ; sous la forme baboua, le terme se rencontre dès 1714 pour désigner une « danse de nègres au son du bamboula » ; le Dictionnaire des instruments de musique de Rowland Wright définit le bamboula comme un gros tambour couvert par une peau de mouton, et signale l’erreur de Besch, qui y voyait une sorte de flûte ; il signale encore quelques occurrences, dont celle-ci, de 1834, passe du tambour à la danse : « Le bamboula : ce nom désigne à la fois une danse et un instrument de musique chez les tribus de noirs et de mulâtres, dans l’archipel américain … leur instrument de prédilection est le bambquia. C’est un baril couvert d’une peau et qu’un nègre frappe sans cesse des mains. »

3 le sens s’étend à nouveau pour désigner des personnes, en particulier durant la première guerre mondiale, où l’argot des tranchées appelle ainsi les tirailleurs sénégalais.

En 1848, en Louisiane, Louis Moreau Gottschalk, né à la Nouvelle-Orléans mais originaire de Saint-Domingue par sa mère, composa le tout premier swing, intitulé Bamboula. La carrière internationale de Gottschalk fit beaucoup pour populariser la bamboula hors de son cadre d’origine. Un article sur ce morceau parait dans La France musicale en 1849. L’affiche ici présentée est en français, langue parlée à l’époque en Louisiane :

Une interprétation du Bamboula de Gottschalk est disponible sur YouTube :

Ceux qui préfèrent la guitare manouche au swing de Louisiane s’interesseront au compositeur Eddy « Bamboula » Ferret, et à son immortelle Valse à Bamboula, maintes fois reprise :

L’association du mot bamboula à la fête ne cesse d’être attestée jusqu’à nos jours. Un site internet qui propose des articles de fête (cotillons, déguisement) s’appelle bamboula.com. Le terme n’est pas perçu négativement dans les DOM/TOM, puisqu’un festival martiniquais s’appelle Bamboula Bwabwa et Marionnettes. A Bordeaux, un restaurant-discothèque antillais s’appelle La Bamboula, et célèbre ses racines.

Dans la chanson, le terme apparait à de nombreuses reprises. Ainsi, dans cette chanson de Fernandel appelée Nono et Nana :

« Ils prirent l’apéro Place de l’Opéra
Et mangèrent au Lido du jambon Olida
Puis elle décampa, car s’il était d’campo
Elle avait trop d’boulot pour faire la bamboula »

Puis, le terme bamboula devint suspect. En témoigne la soudaine disparition, il y a une vingtaine d’années, des biscuits au cacao Bamboula, dont la publicité montrait un enfant noir fort déluré. Une chanson publicitaire en contait les exploits. Aucun racisme dans ces représentations qui lui donnaient le beau rôle, mais biscuits, garçonnet et chanson ont disparu soudainement et mystérieusement, probablement victimes d’une action meurtrière secrète de la police de la pensée.

Aujourd’hui encore, plus de vingt ans après, Bamboula garde ses fans, et certains se souviennent de la chanson publicitaire, charmante et nullement raciste, qui a bercé leur enfance :

Il était une fois un petit garçon
Aux pouvoirs magiques, aux multiples dons.
Il portait, en guise de pantalon,
Un habit de peau et un drôle de nom.

Il était une fois, dans un pays chaud,
Un petit garçon au coeur de héros.
Il aimait la vie et les animaux,
Le p’tits gâteaux et… le cacao.

Bamboula
Bien plus adroit que Robin des Bois
Bamboula
De Bambouland, tu es le roi.

Les guerriers dagons sont pire que méchants
Ils détestent tout, même les p’tits enfants.
Bamboula arriv’ra-t-il à temps
Avec sa massue, son bérêt, son anneau, ses gâteaux au cacao ?

Bamboula
Bien plus adroit que Robin des Bois
De Bambouland, tu es le roi
Bien plus grand que l’Himalaya.

La la la la lère, la la la lère.
Cacao, mangeons des gâteaux.
La la la lère, la la la lère,
Dans les bois avec Bamboula.

Catherine Ségurane

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