26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:46

 

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Il est parfois des articles qui résument en une phrase toute votre pensée, tout votre combat; vous donnant ainsi le sentiment d'avoir été comprise, sans avoir strictement rien dit.

Cet édito d'Alexis Brézet dans le figaro magazine de la semaine m'a réconfortée; il a redonné à mon coeur, l'espoir dont il avait besoin pour poursuivre la lutte.

Ses larmes séchées et son nez essuyé, le petit grain de sable que je suis a repris son travail, soit enrayer les machines institutionnelles pour sauver nos enfants; afin que demain, comme j'aime l'écrire souvent en dédicace de mon livre, soit un jour lumineux, heureux et paisible.

Durant deux jours, une colère, que dis je une indignation, que dis je, une surexcitation, une acrimonie, une crise, une hargne, une agressivité, une violence, une explosion, un courroux, un emportement, une exaspération,  a rongé mon âme toute entière, devant mon impuissance à faire condamner un agresseur, ayant deux identités et utilisant une fausse carte de résident .

Il est le chapitre treize de "celle qui dit non": une étagère pour un journal.

Nous attendions la réponse de la CIVI pour savoir, si j'avais au moins le droit à un dédommagement compte tenu des préjudices moral et physique que j'ai subis.

Cette réponse la voici, je ne ferai pas appel; je  préfère la partager avec vous tous,  tant elle nous montre à quel point au tribunal de Bobigny, les valeurs françaises sont inversées.

 

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Celui qui n'a pas été poursuivi, fait usage de faux papiers, on ignore donc qui, il est vraiment; ce qu'il a déjà commis et je n'ose imaginer ce qu'il commettra à la vue de ce qu'il m' a fait subir pour un journal.

 

http://le-bourget.over-blog.com/article-deux-identites-une-etagere-et-un-classement-sans-suite-50662807.html

 

Gardé quelques heures en garde à vue, il est reparti libre, alors que moi, qui ait pignon sur rue, paye mes taxes comme toute bonne citoyenne, je  me vois infliger 24 heures de garde à vue pour UN mot "bamboula" sorti de son contexte et une amende de 500euros .

Pour parvenir à de telles conclusions, mais surtout à de telles décisions, le tribunal, tout comme le commissariat,  ne recule devant aucune manipulation:

-Absence d'infraction, malgré 10jours d'ITT.....

-Absence de témoignages de l'auteur, aucune audition de ce dernier....

-Certificat illisible; il suffisait de réclamer l'original aux UMJ....

- Appel rejeté pour avoir saisi la CIVI à plusieurs reprises; il en va ainsi après chaque agression d'après les textes de lois .........

Le procureur de la république, le même, me poursuivant pour bamboula et m'ayant imposé ma garde à vue, émet donc une conclusion défavorable à une quelconque reconnaissance de mes blessures.

Quel superbe déni, comme cet agresseur doit se sentir désormais TOUT PUISSANT.

Vous venez de lui donner le droit, d'appliquer sur NOTRE territoire, SA loi. La France Abusée.

Vous balayez d'un revers de manche, le droit des innocents devant aussi et d'abord être respecté.

Les "bons apôtres" de la deuxième chance pour les coupables vous saluent bien bas sans doute et vous honorent certainement, mais sachez que le Peuple de France vous regarde et qu'il désapprouve votre choix.

 

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Ce peuple a le droit de s'indigner et même de vous juger, car avec un peu de bon sens, un zeste d'audace, un relent de courage, vous pourriez appliquer LES LOIS qui sont à votre disposition pour que le bien vivre ensemble soit une réalité et non un cauchemar quotidien.

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:28

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 10:33

                 

  Agnès: pouvait-on l'éviter?

 

 

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Il m'a été très difficile de contrôler mes émotions liées à un tel sujet; j'eusse aimé être entendue lorsque j'avais écrit ce mail à ceux que je traitais déjà de complices de ces  criminels. Agnès serait encore parmi nous!

Envoyé le : Jeudi, 24 Novembre 2005, 21h08mn 54s
Objet :  entrevue, mais entrenous
Mail envoyé à l'avocate de mon violeur ainsi qu'à la juge d'instruction en charge de l'affaire.

 

Maître, bonsoir

Un contact qui ne devrait en aucun cas avoir lieu, mais voilà, j'éprouve le besoin d'avoir un dernier mot, et à la vue de ce que je vis et subis depuis le 22 juin 2004, je prends donc la liberté de vous écrire cet émail, pas à l'avocate, vous faites votre job au mieux, mais à la femme, à la mère de famille, peut-être, à l'humain!

Ce ne sont que des paroles de victime, mais puissent-elles faire encore une fois briller vos yeux!

Ce que j'ai vécu, grâce à votre client, puis à vous, puis aux deux juges d'instructions, peut s'enorgueillir d'un "on achève bien la victime", deux heures et demie de cuisinage, de déni de ma parole, les choses les plus évidentes que l'on réfute car trop réelles, mais le détail sur lequel justement ma mémoire est floue que l'on monte en épingle, pour qu'il devienne le "vous voyez bien ce n est pas lui" ressemble fort, à la dernière balle que l'on tire, afin de s'assurer de la mort certaine de cette dernière.

Madame, je savais que votre client n'irait pas aux assises, car le commanditaire du crime qui m'avait ouvert le crâne et mis dans un bain de sang le 25 janvier 2004 et ami de votre client, s'est vu disculpé, parce qu'il dormait à 12h45, par sa mère et sa soeur! Depuis quand, les membres de la famille servent de couverture crédible.....et là, c' est un frère hésitant qui intervient, pas de témoins du 21 juin et de la fête de la musique; je vous laisse donc comprendre doucement pourquoi, je ne voulais pas croiser de nouveau, le regard de votre client, égoïstement, juste pour moi, simplement pour m'éviter des souffrances inutiles, pour ne pas lire de nouveau cet instant de l'avant la jouissance, où vous songez vos dernières secondes arrivées, et où lui débute son plaisir pervers de soumission et de salissure de ce qui vous sert de corps, en vous disant qu'il fera la même chose à celle sur les photos, soit ma fille!

Ne pas revivre cela, une fois de plus, pour rien, juste pour me faire piétiner, et par vous, mépriser........Vous avez osé lever la voix sur moi, comme si vous étiez en plaidoirie, mais Madame, avez-vous un seul instant songé, que vous étiez en train de me culpabiliser, de m' enfoncer la tête sous l'eau, pour que respire mieux votre client; non je ne pense pas. Pour croire en la justice, je vous déconseille vivement d'être victime, mais si j'éprouve ce besoin d'écrire une dernière fois et à vous qui plus est, c'est simplement pour vous mettre en garde, en innocentant ces jeunes des délits qu'ils commettent, vous les confortez tous, dans leurs certitudes "je suis un intouchable, tout m'est permis" et leur violence va aller crescendo, vous jouez un rôle dans cette escalade, celui du "no limite", si demain la bande menée par mes deux agresseurs, dont votre client, me tue, je vous en rends responsable, vous et la justice, pour avoir refusé de voir les évidences et c'est à ma fille, qui a le même âge qu'eux, que l 'on a oubliée de qualifier de victime indirecte, que vous présenterez, j'ose l'espérer vos excuses, mais il sera trop tard, Madame!

Rassurez-vous, je vais en avoir fini, de part mon métier et la boutique, des jeunes filles de la cité sont venues parler à deux, de ce qui leur était arrivé, l'une dans un ascenseur, l autre au huitième étage d'une tour, l'une pleure tout le temps, et l'autre est devenue anorexique, mais elles vont" bien", elles essayent d'oublier, et puis parler, elles ont peur, elles sont mineurs, il a encore des copains ici, il peut nous retrouver et nous faire du mal , alors on va se taire, mais bon, je peux venir te voir de temps en temps, tu sais, on dirait pas, mais il a une force................................le reste relève de la confidence et ne se trahit pas, juste deux prénoms, Magalie et Kadidja; voilà Madame , je partage désormais ce secret en partie avec vous, mais l'auteur est déjà votre client, donc pensez aux victimes à venir, où à celles qui se terrent, qui n'ont pas 48 ans, mais 16, 18, 20 ans, songez que derrière l'agneau, le charmeur se cache un loup pervers. Prenez vos responsabilités, défendez si tel est votre choix, mais ne minimisez pas, car vous devenez ainsi leur complice, mettez les devant les faits, devant la réalité; vous protégerez ainsi des vies, des sourires, des rires et votre métier prendra alors tout son sens.

Merci d' avoir lu ces quelques mots mns,

 

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Je me suis exprimée sur Sud-Radio, ce 21 novembre soit 6ans plus tard, et tout n'a fait qu'empirer; la liste des victimes est si longue désormais, impossible d'accorder notre confiance à quiconque.

Nous le peuple nous devons prendre les choses en main, nous lever pour protéger ce qui est l'avenir de notre pays, le bijou le plus cher à nos coeurs; nos enfants.

Pour écouter l'émission suivre ce lien:

 

 


 

 

http://www.sudradio.fr/10/Réécoutez/idcat-74/menard-en-liberte/index.php?id=10&idcat=74

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 08:46

A ceux qui se frottent les mains, pensant que je me suis faite récupérer, je dis simplement, ne vous réjouissez pas trop vite!

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Je m'exprimerai partout où il me sera donné de le faire, ma cause est juste, c'est celle du Peuple.

 

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Le livre et moi-même ne roulons que pour un seul parti: celui des victimes.

 

Marie Neige SardinLundi 21 novembre retrouvez moi sur Sud-Radio avec robert Ménard de 7h08à 7h26 !

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 13:54

Mardi 8 novembre, 8 heures du matin:

 

Un bisou rapide, deux mots échangés en l'échoppe, des regards complices, le sourire au lèvre et  l'humour plein la tête, campée dans ses chaussures" repetto ", cadeau de sa grand-mère maternelle, elle court vers ce qui est sa vie désormais.

 Jeune diplômée d'un grand établissement parisien, mettant ses compétences au service d' une maison de Haute Couture, elle vit enfin son rêve, se sent utile, s'enthousiasme pour les projets qu'elle met en place. Elle resplendit de force et de détermination; son travail l'appelle, elle attrape son bus, le 152, les écouteurs vissés sur les oreilles, elle est tout simplement heureuse.

Mardi 8 novembre, 8heures 15 minutes du matin:

 

Mon téléphone sonne, j'entends avant de porter l' appareil à mon oreille, ses hurlements de douleurs, sa souffrance en direct. Elle est au sol quelque part sur les pavés, elle ne peut plus bouger:"ils" l'ont éjectée de la plate-forme du bus à côté du conducteur,  directement sur la route; ce dernier ayant anticipé l'ouverture des portes avant l'arrêt complet du véhicule.

Une attaque de dos, une agression de lâches;ils seront nombreux à lui marcher dessus, seul un monsieur pakistanais tentera de la protéger pour s'enfuir lui aussi, bien vite.

 

 

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Mardi 8 novembre, 8heures 30 minutes du matin:

 

Sautée dans ma voiture au plus vite, je parviens sur les lieux; c'est jour de marché à La Courneuve, le marché de l'indifférence où une jeune fille peut mourir sans même que la police ne se déplace.

Adossée au mur, plus blanche qu'un linge, elle pleure en silence. Nos mains se rejoignent , nos yeux se mêlent, dans mes bras elle se réfugie, elle prend appui sur moi et nous regagnons la voiture.

Au loin des rires nous parviennent, ils observent la scène, inutile d'y prêter attention, cela fait des semaines que nous sommes menacées. Des semaines que j'en informe le maire et des semaines qu' il poursuit dans le silence, le déni.

Plus prompt à répondre aux journalistes venus le questionner sur les problèmes en sa commune " que nous noircissions la situation" .

Mardi 8 novembre, 17heures 30:

 

Bilan; des contusions multiples, des vertèbres déplacées, un arrêt de travail  de 5 jours et  une colère sans non face à ceux qui pratiquent la politique de l'autruche au profit des agresseurs.

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Depuis la sortie du livre et sa médiatisation, de nombreuses choses se sont passées : 

* Des sordides:

- les menaces en l'échoppe par les copains et la maman du jeune homme assassiné à la pizzeria  pour avoir prononcé dans le reportage de 7à8, une phrase interprétée à leur sauce, me reprochant ainsi,  d'avoir sali la mémoire d'un " saint-homme tué pour un portable".

 Devant l'ampleur de la polémique, les menaces et malgré mes tentatives de justification de mes propos, rien n'y fit. 

J'en avertis le maire qui prit clairement position en me répondant ceci :

"Je n'ai pas de retour plus clair. Du reste la ville peut difficilement régler ce conflit elle même.Il faut veiller dans l'expression à ne pas susciter d'incompréhension. vcc".

- le samedi 9octobre, agression au couteau par un individu qui voulait "me planter". Course poursuite dans la boutique, j'évitais l'acte en pénétrant dans ma vitrine. Bien que repéré par les caméras de la ville et ma plainte pour mise en danger, l'individu se porte sans doute à merveille et court toujours.

_Le dimanche 6 novembre au soir, une bande d'individus m'a longuement menacée, me pointant des lasers entre les deux yeux, m'insultant.... là encore silence radio, malgré mes mails en mairie.

Je vous passe les diverses menaces quotidiennes à l'arrière de la boutique, voire dans mon escalier, tout cela rien que pour leur plaisir.

-la nuit du 11 au 12 novembre: 

Dans la droite ligne de conduite, mon livreur de presse a été attaqué  à la sortie de la ville et début de la commune voisine,  par des individus, tabassé, son camion brûlé; il s'en suit une perte totale du chargement et de nombreux points de presse du 93 non livrés.

Les clés du magasin ont été volées ou détruites dans l'incendie, le chauffeur ne sait pas le dire.....rien qui ne mérite que les institutions se bougent en somme.

*Des magnifiques:

- les milliers de mails de soutien en provenance de toute La  France.

- les demandes envoyées à la présidence par le peuple pour la médaille de la légion d'honneur.

- les rencontres de victimes qui se reconnaissent dans mes propos .

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- les bouquets de fleurs envoyés, dont l' un par une jeune fille de 22 ans, qui refuse que nous vivions dans un tel enfer.

 

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Aujourdhui mon éditeur réagit, en envoyant un communiqué à L'AFP:

"Marie-Neige Sardin, dernière libraire du Bourget et victimes de nombreuses agressions (26 en six ans) est l’auteur d’un témoignage choc Celle qui dit nonparu aux Editions de l’Œuvre. Elle y raconte sa vie dans cette banlieue jadis paisible, et dénonce l’état de non-droit dans lequel vit la population. Publié le 6 octobre 2011 le livre a bénéficié d’une importante couverture médiatique (TF1, France 3, Europe 1, RTL, iTélé, Le Parisien, Le Point, etc.), mais a aussi provoqué une scandaleuse recrudescence des agressions verbales allant jusqu’aux menaces de mort à l’encontre de Mme Sardin. L’impunité dont jouissent ses agresseurs est, apparemment, totale. Le 8 novembre une nouvelle étape a été franchie, puisque la fille de Marie-Neige Sardin Auriane, menacée elle aussi, a été agressée dans le bus à la Courneuve, alors qu’elle se rendait paisiblement à son travail. Violemment frappée dans le dos, elle a été projetée hors du véhicule. Hospitalisée, elle est en arrêt maladie.

C’est donc avec une grande émotion que nous, les éditeurs de Marie-Neige Sardin, en informons les autorités et l’opinion publique. Notre inquiétude est à son comble. A tel point que nous commençons sérieusement à craindre pour la vie de notre auteur. "

LES EDITIONS DE L’ŒUVRE

 

Parce qu'il est de bon ton, de se placer du côté des agresseurs, parce que la minimisation, le déni et la non assistance à personne en danger sont habituels en mon département, je sais encore plus aujourd'hui, à quel point j'ai eu raison d'écrire "celle qui dit non", bousculant ainsi les consciences, informant le peuple.

 

 

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Pour cet acte, la seule chose que nous méritons, ma fille et moi-même, c'est le droit de vivre et non celui de mourir.

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:52

Chronique du jeudi 27 octobre

Marie-Neige Sardin est l'invitée de Robert Ménard pour une interview sans concessions ni faux-fuyants

 

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http://www.itele.fr/emissions/chronique/menard-sans-interdit

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:32

Le 18 octobre 2011, France 3 me fait le plaisir de venir partager un moment de ma vie de libraire:

 

 

 

 

Une vidéo qui a été censurée, ainsi que le journal du jour également tronqué dès  la cinquième minute .  Je ne dis pourtant rien d'extraordinaire à part la vérité.

Sans doute FR3 n'a t'il pas eu le choix, face à ceux qui ont le pouvoir localement.

Une méthode très staliniène !

 

Pourtant des victimologues ont lu mon livre et voici ce qu'ils m'écrivent:

Muriel Salmona
bonsoir Marie Neige, je viens de terminer la lecture, et je tiens à vous féliciter pour ce témoignage important à la fois percutant, émouvant et retraçant la souffrance et l'abandon où se retrouvent l'immense majorité des victimes, bravo pour votre combat et pour cette dénonciation de toute cette maltraitance inconcevable des institutions policières et judiciaires! je comprends d'au...tant plus tous les dénis de justice, la non-reconnaissance des violences, l'absence de protection, les phrases assassines que vous avez subis que j'ai de nombreuses patientes victimes qui ont subi des situations similaires, qui ont été traitées en coupables, voire elles aussi condamnées par une justice aberrante et destructrice et qui se battent elles aussi en recevant sans cesse des coups comme vous et pour lesquelles je me bats jour après jour. J'ai dans deux articles dénoncé ces situations : "la nausée… " : http://stopauxviolences.blogsp ot.com/2011/07/la-nausee-artic le-de-la-dre-muriel.html
et "La victime c'est la coupable" : http://stopauxviolences.blogsp ot.com/2011/09/la-victime-cest -la-coupable-article-de.html
Je vais diffuser votre livre, c'est un témoignage essentiel qui permettra aux victimes de se sentir moins seules et renforcées dans leur combat contre la violence et l'injustice.
Avec toutes mes amitiés, merci encore de m'avoir envoyé votre livre
Dr Muriel Salmona

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 09:06

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-Europe1 avec Nicolas Poincaré, mon premier direct:

 

 


 

 

 

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Les-recits-d-Europe-1-soir/Sons/La-libraire-qui-dit-non-761289/

 

La libraire qui dit non

Elle est la dernière libraire du Bourget (Seine-Saint-Denis), elle a été agressée, braquée, et violée, mais elle reste.

Marie-Neige Sardin, auteur de Celle qui dit non, Editions de l’œuvre.

 

 - RTL avec un coup de coeur d'Ivan Rioufol le 12 octobre:

 

 

 

 


 

 

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- RMC dans les Grandes Gueules le 20 octobre:

 

 

 

 Merci à ces radios de m' avoir permis de m'exprimer. Le prochain Rendez-Vous est avec Robert Ménard sur itélé le 31 octobre .

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:16

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              -  "Les gens ont une vie aussi!";

 

Simple remarque, au milieu d'une conversation, mes émotions me déconnectent de l'échange , tant les blessures sont là juste derrière ma force tranquille.

 Mon interlocuteur ne s'apercevra de rien, je tenterai de lui exprimer mes ressentis malgré tout:

 

 

             -"là est le mur entre une victime et une non victime ; vous parlez tous au futur en permanence, la prochaine fois, demain, on sera, on fera, mais bordel, je n'ai pas de futur, Je ne sais pas de quoi va être fait la seconde d'aprés, je me refuse de regarder le passé, sous peine d'être dévastée intérieurement des jours durant, je n'ai que le présent en partage.

Comme vous  le dites si bien, les gens ont une vie, les autres ont une vie, je ne le sais que trop bien.

Quand tu n'as plus de vie et que tu vis juste à travers un écran ou des grilles ou une sonnette, la visite d'un moineau, d'une sauterelle, t emplit de joie, de présence.

Comment vous dire qu ils ne me laisseront pas le temps d'avoir une vie et de choisir.

L'espoir fait naître chez moi un besoin, celui de l'autre et quelque part, cela crée une demande sans nom à laquelle personne ne peut donner réponse.

Comment vous dire que je ne vous en veux pas, mais que me donner de l'espoir alors que je suis dans une urgence perpétuelle, c'est pour mon coeur, devoir renoncer sans cesse, devoir dépasser sans cesse .

           Je voulais juste vivre et non survivre "

 

 

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Des propos exprimés avec mes tripes qui ne trouvèrent pas écho dans cet échange; ceci  me prouva simplement, que ce mur  ne permettait pas aux autres de m'entendre, ni moi, ni aucune autre victime:

 

"c'est ainsi, et je n'y peux rien; il faut laisser le temps aux choses de se faire, elles finissent par se faire."

 

Je disais, ne pas avoir un  luxe, celui d'attendre........le monde est-il véritablement sourd?

 

Je l'ai cru durant plus de sept ans et puis un jour, un livre lézarda la muraille .....

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 09:32

Marie-Neige Sardin, 54 ans, est la dernière libraire du Bourget (Seine-Saint-Denis). Elle a vécu l’enfer : viol, braquages, agressions… Mais ne capitulera pas, elle reste.

Victime de 26 agressions dans sa boutique, Marie-Neige Sardin refuse toujours de laisser sans livres les habitants du Bourget

Victime de 26 agressions dans sa boutique, Marie-Neige Sardin refuse toujours de laisser sans livres les habitants du Bourget France Soir/Marie Marvier

Non. Marie-Neige Sardin crie « non » à la violence, à l’injustice. Non à la peur. La dernière libraire de proximité du Bourget (Seine Saint-Denis), investie dans son combat pour faire entrer la culture dans les milieux qui en sont privés, entend bien rester à son poste malgré vingt-six agressions en sept ans, dont un viol, et bien que les coupables, alors que toutes les preuves s’accumulent, soient laissés en liberté par une justice débordée.
Le destin de Marie-Neige est constitué d’injustice et de combat. Un destin sous le signe de la violence, dans une ville de banlieue, Le Bourget, ni meilleure ni pire que tant d’autres quartiers délaissés du département. Libraire et marchande de journaux, cette femme de 54 ans tient commerce à une cinquantaine de mètres de la station de RER. Façade orange vif, visible de loin, sa boutique croule sous les magazines et les livres. Des livres récupérés au pilon, qu’elle revend entre 1 et 3 €, quand elle ne les prête pas à un gamin pour lui donner le goût de lire. « Certains, à qui j’ai offert un manga, dévorent aujourd’hui Balzac », se réjouit-elle. Diffuser des mots, des concepts, de la pensée, c’est devenu, son unique raison de vivre. « Moins il y aura de culture, plus il y aura de violence », assène cette résistante, qui refuse de capituler. « J’aurais l’impression de trahir et de déserter », écrit-elle dans son livre Celle qui dit non (L’Œuvre éditions). Marie-Neige n’est pas fille d’un gendarme vétéran de 39-40 pour rien. Son père défilait chaque 14 Juillet, et pour la petite fille qu’elle était alors, « les couleurs de la patrie étaient celles du bonheur ». Aujourd’hui, les institutions dans lesquelles elle croyait, la police et la justice, l’ont bafouée.

Une sauvagerie sans limites

Il faut remonter huit ans en arrière pour comprendre son histoire. Un braquage à main armée. Deux jeunes qui lui fracassent le crâne sous les yeux d’un père de famille et de ses deux enfants, avant de rafler la caisse et les jeux de grattage. Marie-Neige reconnaît l’un des deux, porte plainte, forte du témoignage de son client. Sauf que, menacé de sévices sur ses enfants, celui-ci se rétracte. C’est quelques jours avant une confrontation chez le juge d’instruction que sa vie bascule irréversiblement. Le 22 juin 2004. Quatre hommes surgissent dans le magasin à l’heure du déjeuner, la rouent de coups, la traînent dans son appartement juste au-dessus, et la violent à plusieurs reprises, avec une sauvagerie sans limites, sous la menace d’un cran d’arrêt. « Si tu ne retires pas ta plainte, on fera encore pire à ta fille », lui crachent-ils. Lorsque la police arrive, tout est terminé. Lors de la déposition de Marie-Neige, un fonctionnaire lui posera cette question : « Mais pourquoi avez-vous écarté les jambes ? »
Dans les mois qui suivent, l’instruction suit son cours jusqu’au non-lieu, « faute de preuves », alors que les agresseurs se répandent dans toute la ville, fiers de leur exploit.

La résistance

Depuis, non seulement Marie-Neige croise régulièrement ses violeurs qui la narguent ouvertement, mais elle a subi 24 agressions supplémentaires, la plupart commises par des membres de la même bande : traînée par un scooter, avec un câble enroulé autour de son cou ; emmaillotée de la tête aux genoux avec du scotch avant d’être dévalisée, au point qu’elle manquera y laisser la vie en étouffant ; brûlée à la main par de l’acide ; sans parler des multiples braquages sans conséquences physiques. Tous ses agresseurs courent encore. Mais la petite libraire de Seine-Saint-Denis dit non. Elle continue de déposer plainte, écrit au chef de l’Etat, à tous les partis politiques, interpelle le maire et la justice, tente désespérément de se faire entendre. En vain. Chaque fois, sa parole est mise en doute. Elle sera pourtant indemnisée deux fois par la Civi (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions), signe qu’elle est reconnue victime.
Jusqu’à cette aventure, alors qu’une voisine bruyante, nouvelle venue dans l’immeuble, l’empêche de dormir chaque nuit, Marie-Neige finit par lui demander, excédée à 3 heures du matin, d’ « arrêter de faire la bamboula ». Plainte de la voisine. Garde à vue de la libraire. Et une condamnation, surréaliste, à 500 € d’amende pour injures racistes. Son appel sera jugé en janvier prochain. « On assiste à un véritable renversement des valeurs », soupire Marie-Neige, désabusée.

Un livre comme un étendard

Autour d’elle, Le Bourget s’est vidé de ses commerces. « Depuis trente-trois ans que je suis là, j’ai vu cette ville se transformer. J’ai grandi ici. C’était une petite cité de banlieue calme et agréable. Aujourd’hui, le temps est à la peur et au stress permanent. » L’opticienne, la boulangère, la coiffeuse, toutes braquées ou violentées. Elles partent. Mais Marie-Neige s’accroche : « Mes agresseurs s’en prennent à moi parce que je suis la seule limite qu’ils aient jamais rencontrée dans leur vie, ni la justice ni leur éducation ne leur ont jamais résisté. »
Le combat est noble. Le danger certain. Une caméra est désormais braquée en permanence sur la librairie dans laquelle il faut sonner pour pénétrer. Mais la victime a des antennes : « Quand mes agresseurs sont dans les parages, mon corps se manifeste avant que mes

 yeux ne les voient. Je sens une crispation musculaire dans tous mes membres. Je les cherche alors du regard. Et je les trouve toujours.

»
Son livre est affiché en vitrine, comme un étendard. En une semaine, plus de 70 citoyens du Bourget l’ont déjà acheté, stupéfaits de découvrir en détail ce qu’ils connaissaient par la rumeur. Ils manifestent leur solidarité et demandent des dédicaces. Pourtant, deux personnes ne liront jamais les mots crus et violents de Marie-Neige : sa mère et sa fille, auxquelles elle n’a cessé de penser à chaque agression, « ce qui m’a tenue en vie. » Elles, elles ne souhaitent pas en savoir plus. Le livre leur est dédié.

Par Marie Marvier

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  • : Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une libraire au coeur du 93.
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  • : libraire sur la commune de le bourget depuis 36 ans, mon carnet de route au coeur d'un département en pleine mutation; mon vécu de victime et mes 34 agressions en 10 ans; mes humeurs, mes pourquoi, vos comment, mes pleurs,vos rires, la vie en somme . AVERTISSEMENT: Seuls les textes publiés sur ce blog sont écrits par moi-même.Il circule sur la toile des écrits signés de mon nom qui ne m'appartiennent pas.
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