10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 12:51

Par un si beau soleil, le début des vacances sur la région parisienne, j'ai soudain éprouvé le besoin de faire le tour de ma ville: Le Bourget.

 

Le nom évoque à lui seul l'aviation et son histoire; L'aéroport international a permis de faire connaître la ville dans le monde entier et

des vols prestigieux comme celui de Lindbergh, ont construit sa renommée. 

 

 Pourtant au détour des rues, si les souvenirs ressurgissent, le constat est rude:

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Je n'ai communiqué avec personne, problème de compréhension, aucun habitant déambulant dans les rues ne parlant notre langue nationale. J'ai dû manquer des épisodes, le français n' est-il  plus usité, sauf en l'échoppe?

 

Me retournant vers l'autre côté de la nationale2, je tombais en arrêt devant le cinéma de mon enfance, de mon adolescence, là où j'avais découvert Bambi, Fanfan la tulipe, des groupes de musiciens ou des numéros de cirque. Une renommée dans la ville et dans les communes limitrophes. La sortie du dimanche, le lieu où il était de bon goût de se retrouver ensuite, pour boire un verre au café des sports où à l'aviatic.

 

 

 

 

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Sur les affiches, le reflet de la majorité ambiante, mais aucune n' offrant un moment de distraction pour la minorité invisible. Une nouvelle forme de racisme s'exprime donc désormais ici, la culture française n'a plus le droit de se montrer, d'exister, de s'exposer sur les murs de la ville sans se voir vandalisée, recouverte, au nom d' un  communautarisme impérial, dominateur et pervers.

 

 

La preuve, mon pauvre panneau de presse, détruit trois fois en moins d'un mois, dérangeant visiblement et sur lequel certains prennent plaisir à venir prêcher la bonne parole.

 

 

 

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 Comme si la place manquait, comme si tout n'était pas permis, comme si l'on imposait le respect des lois sur la cité.

Franchement, les institutions sont merveilleuses d' écoute et d'ouverture d'esprit, une petite place pavée, à deux pas des commissariats, réservée aux piétons, qui chaque soir, est envahie de véhicules, obligeant ces derniers à marcher sur la chaussée avec enfants et poussettes.

Un appel aux municipaux, de plus en plus nombreux en effectif mais semblant avoir perdu l'usage de leurs jambes sur la ville, restant scotchés aux volants des véhicules, certainement plus efficaces ailleurs, mais se contrefoutant de ces envahisseurs, pissant, dilant sous les yeux des caméras.

 

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Poursuivant ma visite, la vitrine d'un bazar me laissa perplexe, au beau milieu des jouets , des cahiers, à hauteur d'enfants, je découvris des pistolets à billes:

 

 

 

 

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La législation doit être différente désormais sur le sol bourgetin, afin de ne choquer aucune communauté, c'est vrai quoi, rien de plus logique, que de fournir le matériel nécessaire aux agressions en tout genre.

 

Je comprends mieux désormais pourquoi, chaque bourgetin de la minorité invisible, passant par l'échoppe, me confie souvent les larmes aux yeux, cette petite phrase:

 

" Tu sais Marie-Neige, nous maintenant, on reste à la maison;

   on ne sort plus, pour voir cela,

   on a peur,

   on n'est plus chez- nous et nous n'avons pas les moyens de partir!"

 

 

Aussi ma colère est immense , je me sens impuissante, face à tant de détresse humaine;

mon combat, mes témoignages leur donneront-ils un jour, les moyens de rester, de vivre comme avant, je l'espère à chaque instant.

 

 

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Published by vegaelnath - dans histoires d'en ville
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Gérard Brazon 12/04/2011 19:01


Merci pour ce beau texte. Je suis allé chez toi avec Bonapartine mais nous avons trouvé la porte close. Un simple coup d'oeil nous fit comprendre ta détresse. Je t'embrasse Marie Neige. Bon courage
et à la grâce de Dieu.
Gérard Brazon


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  • : Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une libraire au coeur du 93.
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  • : libraire sur la commune de le bourget depuis 36 ans, mon carnet de route au coeur d'un département en pleine mutation; mon vécu de victime et mes 34 agressions en 10 ans; mes humeurs, mes pourquoi, vos comment, mes pleurs,vos rires, la vie en somme . AVERTISSEMENT: Seuls les textes publiés sur ce blog sont écrits par moi-même.Il circule sur la toile des écrits signés de mon nom qui ne m'appartiennent pas.
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