Mercredi 25 janvier 2012
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Soudain, entre 12h15 et 12h30, j'ai entendu quelqu'un escalader le haut grillage à l'arrière de la boutique, alors que j'étais en caisse avec deux clients.
Je me suis précipitée vers la réserve, ouvert la porte, pour me trouver face à un individu de taille moyenne, les cheveux très bruns attachés en queue
de cheval, en équilibre sur le portant de la grille, prêt à sauter au sol et de l'autre côté un vélo rouge sur lequel il avait pris appui pour se hisser. Menaçant, il me fit comprendre ses
intentions, en passant son doigt sur sa gorge.
J'ai lui ai hurlé de toutes mes forces de " se casser" en brandissant la barre de fer que mon père m'avait donnée vingt ans plutôt, pour me défendre, quand il
n'était pas là.
Ce hurlement a de suite alerté ma fille qui a déboulé de l'escalier pour le savater, mais il fuyait déjà.
Un appel à la patrouille des municipaux leur a permis de réagir super super vite; sur ce coup là, je les en remercie.
Si je sais exprimer mon mécontentement, je sais aussi dire lorsque les choses se déroulent à la perfection. Et là ce fut le cas, bravo messieurs pour
votre promptitude.
L'individu fut interpellé.......mais voilà il fallait déposer plainte, toujours le même souci avec le commissariat de La Courneuve.
Je décidais donc avec un témoin de me rendre à la permanence de celui-ci sur la ville. Tentant de rester la plus objective possible, je poussais
donc la dite porte. Et là surprise, surprise, au moins trois éléments portant uniformes, m'étaient hostiles au premier regard, sans parler pour le moment de la femme policière, qui elle, avait
participé activement à ma garde à vue.
Re surprise quand je formulais ma demande de porter plainte pour tentative de braquage; bien que les faits ne remontaient à guère plus d' une heure,
silence radio, personne n' était au courant, sauf un nouveau sur le commissariat, qui lui, avait l'attitude courtoise que se doit un policier dans ce cas là.
Le responsable de patrouille me fit comprendre que je devais me rendre à La Courneuve, soudain éclairé par cette petite phrase: l'individu a été transféré par les
collègues.
Je lui rappelais donc que vu le contentieux entre le commissariat et moi, cette démarche m'était impossible. Il haussa le ton, m'indiquant que je ne prenais pas le
bon, moi, pour m'adresser à eux et c'est à cet instant précis, que la seule policière présente, revint roder, le sourire narquois; le même que celui qu'elle utilisait lors de ma garde à vue. Nos
regards aussi haineux l'un que l'autre tirèrent à vue; Elle voulut se fendre d'une provocation, mais un lapsus révélateur vint se glisser au beau milieu de tout ce petit monde.
- "Allez-y, dites le en face, si vous avez quelque chose à me reprocher, au lieu de faire des hallucinations......"
Je bondis aussitôt, "des hallucinations ?" ben voyons...
Son supérieur la corrigea, mais non, des allusions.....
Pas même un mot d'excuse de la part de la donzelle, mais une confirmation par cette phrase:
" de toute façon Sardin n' a que des hallucinations, alors c'est pareil".
Je repris ma carte d'identité, inutile d'aller porter plainte dans un tel contexte. L' individu sera sans doute relâché et moi toujours considérée comme une
affabulatrice, malgré une preuve vivante en garde à vue.