17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 08:33

 

DSCN2884.JPG

 

Il est des périodes, où l'on sent monter en puissance les risques d'attaques, des périodes où la haine, la préméditation sillonnent nos rues; des moments où l'on voudrait s'enfuir au bout du monde pour prendre une bolée de sérénité et de calme afin de pouvoir revenir tel superman pour éradiquer cette violence .

 Vous savez qu'un drame nouveau se trame, tous les signaux d'alertes sont au carmin; vous avez de nouveau fait face à un regard menaçant, à des mains tripotant dans des poches les armes qui vont vous terroriser, vous lacérer, vous planter au bas de l'escalier, à la sortie de votre immeuble.

Vous ne criez pas, vous lui dites bonjour, faignant de ne rien voir, de ne pas lui montrer votre peur, puis propulsée par la volonté d'échapper, vous fuyez sur la route pour y trouver de l'aide; un papi, ancien boxer, est là tout prêt, il attend l'ouverture de la boutique, il met l'homme en fuite; celui ci fait mine de partir pour mieux revenir en vous sautant dessus alors que vous ouvrez la porte de l'arrière boutique; vous déclenchez  le Tazer, le loupez, il s'enfuit.

Vous passez la journée à alerter, la police municipale avec un SMS à tous les portables, un mail au premier magistrat de la ville, vous espérez  une réaction à défaut d'une action.

Rien ne se passe, toujours ce silence pesant, vous espérez pour le lendemain, mais là encore la journée s'écoule dans une surdité incompréhensible.

Enervée, vous envoyez un nouveau SMS montrant votre réprobation face à un tel comportement, espérant au moins les secouer un peu, tant vous voyez  le danger marauder sur la ville.

Entre bourgetins, la solidarité s'organise pour se protéger les uns les autres; les papis, les mamies ont vu votre mal être depuis ces deux jours, votre peur transpirant de votre regard, de vos mains tremblantes.

Et comme, lorsqu'ils ne parviennent pas à leur fin sur vous, ils déplacent simplement leur action sur un autre; c'est donc le cafetier, client de l'échoppe, mais aussi voisin qui a morflé; on l'a aspergé d'alcool à brûler, le menaçant d'y mettre le feu, moins 5000 euros pour lui et un bonus à vie, un traumatisme sans nom, celui de se voir brûler vif, en pleine rue, à 20heures, dans une ville Le Bourget, où les élus vous accusent de noircir la situation, de nuire à l'image de cette dernière . 

 

 

 

DSCN2885.JPG

 

 

  J'invite donc l'ensemble de la population et des commerçants à s'insurger contre un tel déni qui est en fait une condamnation à mort pour l'un d'entre-nous.

Info le Parisien

Le Bourget : ils menacent de brûler vif un commerçant

Stéphane Sellami | Publié le 17.01.2012, 00h31 | Mise à jour : 00h37

ILLUSTRATION. Les deux braqueurs ont menacé de brûler vif un commerçant, avant de s'emparer de la caisse.

ILLUSTRATION. Les deux braqueurs ont menacé de brûler vif un commerçant, avant de s'emparer de la caisse. 

Zoom
Scène d’une rare violence, lundi soir, dans une rue du Bourget (Seine-Saint-Denis). Vers 20 heures, deux hommes ont supris un commerçant qui s’apprêter à fermer son café, situé avenue de la Division-Leclerc. Les deux inconnus l’ont aspergé avec de l’alcool à brûler et ont menacé de le brûler vif. Ils ont ensuite exigé la caisse et se sont enfuis avec un butin évalué à 5 000 euros.
La victime a été hospitalisée pour des irritations.

Cette agression intervient peu après la tentative de meurtre commise sur une habitante de Saint-Denis. Cette dernière a été brûlée au 3ème degré sur 40%du corps après avoir été apergée d’essence, dans la nuit de samedi à dimanche, par deux inconnus qui s’étaient fait passer pour des policiers.

LeParisien.fr

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Rémi 19/01/2012 19:11

Plus que jamais de tout coeur avec vous.

Tenez bon, je n'ose croire que les autorités compétentes ne réagissent pas pour sécuriser ce quartier.

Espérons qu'enquête il y aura pour arrêter le(s) coupable(s).

Si tel n'était pas le cas, ce serait non assistance à populations en danger.

On dit que "le bruit fait peu de bien, et le bien peu de bruit"...mais ne serait-ce pas justement le moment de faire un peu de bruit auprès des autorités, au moment où un candidat à la Présidence
de la République annonce un grand meeting de campagne au...BOURGET !!! d'ici la fin du mois ?

Gabriel 19/01/2012 16:23

Marie Neige,
J'ai découvert votre existence et votre situation grâce à l'émission de Sophie Davant "C'est au programme". depuis, je prends de vos nouvelles en me rendant régulièrement sur votre blog...
Je suis horrifié par tout ce qui vous est arrivé et par tout ce qui vous arrive encore aujourd'hui, scandalisé par tant de mauvaise foi de la part de nos institutions - particulièrement de la
justice - et tellement admiratif face à l'extraordinaire courage qui vous habite.
Comment faire pour vous aider ?
Très modestement, en ce qui concerne l'expression "Faire la bamboula" couramment employée dans ma petite province natale (l'ouest de la France)et s'il n'est pas trop tard, je vous autorise à
utiliser ce témoignage :
" J'ai, chez moi deux dictionnaires. dans le premier qui s'intitule "PETIT LAROUSSE illustré" (daté de 1973), page 99, je lis : BAMBOULA n.f. Faire la bamboula (Fam.), faire la noce.
Dans le deuxième qui s'intitule "Le Petit Larousse illustré" (daté de 1992), page 121, je lis : BAMBOULA n.f. (d'un mot guinéen, tambour). Fam., vx. Faire la bamboula, la noce, la fête.
Cette expression faisait donc partie en 1973 de notre langage courant. 19 ans plus tard, aussi. D'autres ont peut-être des dictionnaires plus récents..."

J'ai 61 ans. Comme vous, Marie Neige, j'aime notre belle langue française. Merci de participer à sa sauvegarde en tenant bon. Courage ! Vous n'êtes pas seule.

Durand 17/01/2012 22:15

J'invite chaque lecteur à appelé la mairie du bourget pour leur signaler q'une de leur administrée est en danger permanent et qu'ils ne bougent pas.

Thierry Cumps 17/01/2012 19:13

Ma mère tenait un bar-tabac presse dans une petit ville landaise. La ville était calme et n'a rien à voir avec une ville de la taille du Bourget. Quoiqu'il en soit, les vols et les bagarres
d'ivrognes je connais. Il faut avoir une sacré dose de courage ou d'inconscience pour tenir un commerce. Idem pour le métier de policier.
Le manque de respect vis-à-vis d'autrui en est sans doute la principale cause. En tant qu'ancien sous/officier de l'armée de l'air, je déplore le non respect d'une grande partie de la population
vis-vis de l'autorité, de la chose publique ou des biens d'autrui. Je sais que le problème est plus complexe qu'il n'y parait et qu'une importante discussion envers les diverses parties pourrait
améliorer les choses.
Je n'ai aucun pouvoir, je ne suis qu'un simple salarié mais j'espère que la situation s'améliorera pour peu que chacun y mette du sien. Je crois que la majorité de la population souhaite vivre en
paix, quelle que puisse être la religion ou la race de chacun.

Présentation

  • : Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une libraire au coeur du 93.
  • Le blog de Marie Neige,les 36 ans d'une  libraire au coeur du 93.
  • : libraire sur la commune de le bourget depuis 36 ans, mon carnet de route au coeur d'un département en pleine mutation; mon vécu de victime et mes 34 agressions en 10 ans; mes humeurs, mes pourquoi, vos comment, mes pleurs,vos rires, la vie en somme . AVERTISSEMENT: Seuls les textes publiés sur ce blog sont écrits par moi-même.Il circule sur la toile des écrits signés de mon nom qui ne m'appartiennent pas.
  • Contact

Mon Livre

51MhggLcY8L._.jpg

Recherche

Le site de l'échoppe

02 original

Archives